Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Comprendre le texte poétique. Domaine hispanique
Le Bigot Claude
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753502819
Ce livre s'adresse aux étudiants qui entreprennent un cursus de littérature espagnole (spécialistes et comparatistes) et qui sont amenés à réfléchir sur la nature du discours poétique. Il est assorti d'exercices avec leurs corrigés. Cet ouvrage se veut pratique et en même temps il se présente comme une réflexion sur la poésie contemporaine de langue espagnole. L'accent a été mis sur des notions qui ne sont pas toujours très bien perçues comme celles de la voix, du personnage poétique ou encore la façon dont le rythme habite la poésie contemporaine après l'éclatement de la versification classique, d'où l'intérêt pour le poème en prose, signe patent de la perte de visibilité des anciens genres qui définissaient la poésie lyrique. Le concept de voix est utilisé dans un sens logico-sémantique pour montrer la non adéquation entre l'auteur et celui qui parle, les personnes grammaticales opérant comme des masques pour un sujet qui refuse d'être identique à lui-même. La typologie des textes proposés permet de parcourir les différentes questions liées au lyrisme contemporain en cherchant à ne pas perdre de vue, soit sous la forme du commentaire composé, soit dans l'explication linéaire, les axes de lecture qui donneront une cohérence à l'interprétation.
La radicalité de la poésie gamonédienne tient dabord à lirruption dune voix inédite et solitaire dans le panorama de la poésie espagnole des années 1980. Lun des aspects notoires de cette nouveauté relève de la conception que se fait lauteur de la poésie comme manifestation du discontinu: éclatement du moi lyrique, brouillage entre la parole et le sens, écriture fragmentaire. Le fragment devient alors la forme privilégiée pour exprimer une réalité intérieure à jamais fuyante et le désarroi face à une totalité (celle du monde) qui nous échappe. Si le Livre du froid (2000) contribue à illustrer une écriture des limites portée par la réflexion métaphysique et une esthétique de la mort, il est aussi, dans la poésie du XXe siècle finissant, par son jeu du proche et du lointain, le signe patent des métamorphoses que connaît le lyrisme contemporain.
Le présent livre offre un panorama à la fois dense et clair de l'évolution des relations Eglise-Etat en Espagne. Quel est le rapport de force entre l'Eglise et le pouvoir franquiste ? Indépendance ou alliance avec le régime ? Quels furent les rapports entre les responsables de l'Eglise catholique et les nouveaux partis démocratiques pendant la transition ? L'arrivée au pouvoir des socialistes en 1982 remit-elle en cause le caractère pacifique des relations Église-État ? L'auteur répond à toutes ces questions sur la base d'une abondante documentation française et espagnole. Sa démarche débute avec le Concile Vatican II et la déclaration solennelle des pères conciliaires selon laquelle l'Eglise devait retrouver son indépendance en supprimant les liens qu'elle avait eu avec l'Etat. L'Eglise espagnole devint en peu de temps une force critique remettant en cause les règles juridiques qui présidaient au fonctionnement du catholicisme d'Etat. La mort de Franco donna véritablement le signal d'un changement d'époque dans les relations Eglise-Etat. L'identification séculaire de l'Eglise au conservatisme social et politique cessa définitivement de marquer le destin politique de l'Espagne. À partir de l'analyse d'événements importants telle l'adoption de la Constitution de 1978, des accords Église-État de 1979 et des grandes lois sur le divorce, l'avortement ou l'enseignement, l'auteur rend compte d'un aspect fondamental de la mutation de la société espagnole.
Résumé : Cet ouvrage propose un cadre de réflexion pour aborder l'étude du discours poétique dans le domaine hispanique. A côté des critères traditionnels de la poéticité (sonorités, rythme, mesure, strophe), une place a été faite à tout ce qui apparaît comme un signe de modernité ; le poème en prose, la déstructuration de la versification classique, la plasticité de la forme. La question des figures (comparaison, métaphore, métonymie, etc.) est resituée dans une perspective diachronique, qui en explique le renouvellement. Une insistance particulière est apportée à l'articulation entre le thème et la forme. Enfin, cette lecture critique propose une définition de la voix poématique dans le cadre de la théorie de l'énonciation. Si les textes étudiés sont empruntés de préférence à la poésie moderne, la période classique est très largement représentée dans la mesure où elle demeure une référence incontournable pour comprendre les liens subtils entre l'ancien et le nouveau.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.