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Robert Nanteuil graveur du roi. La collection Rossier-Koechlin
Laz Lauren
CINQ CONTINENTS
30,00 €
Épuisé
EAN :9788874396481
Trois choses font un habile homme : la disposition naturelle ; les préceptes de l'art ; la pratique ou l'expérience. En deux mots, l'esprit et le courage, car l'esprit sans le courage conçoit et n'exécute point, et le courage sans l'esprit exécute et ne conçoit point". Nanteuil, Maximes et réflexions, [1660]. "Le principal talent de cet artiste était de faire des portraits, et ce qu'il a gravé dans un autre genre se réduit à quelques pièces, alors que ses portraits sont en grand nombre, presque tous d'hommes illustres par leur naissance, leur dignité ou leur science. Il en a peint lui-même la plus grande partie en pastel ou dessiné à la pierre de mine sur le naturel, avant de les graver; il les faisait très ressemblants, et les Italiens ont été obligés d'avouer que c'était le premier graveur qui avait su représenter dans sa gravure les couleurs de la chair". Mariette, Notes manuscrites, [1730-1750].
Résumé : Dans le paysage de la gravure contemporaine, les estampes d'Erik Desmaziéres se distinguent par leur ambiguïté, entre virtuosité technique, observation scrupuleuse d'objets réels et étrangeté des inventions, capables de fasciner celui qui en suit les méandres. Les quatre-vingt ?uvres sélectionnées pour cette monographie reviennent sur une quarantaine d'années de création et s'attachent à présenter les lieux nés de son imaginaire. Villes étranges, explorations exotiques, cabinets de curiosités regorgeant d'artificialia et de naturalia et autres bibliothèques labyrinthiques proposent autant de détours parmi les références essentielles de l'univers d'Erik Desmazières : Piranèse, Callot ou John Martin. Cet ouvrage s'appuie sur les essais d'Alberto Manguel, Maxime Préaud et Lauren Laz.
Résumé : Dès l?enfance, en Lituanie, puis à Paris, Jérusalem ou Barcelone, Cécile Reims (1927) dessine le monde qui l?entoure. Juive, clandestine pendant la guerre, puis sauvée d?une grave tuberculose, Cécile Reims se sent le devoir de donner un sens à cette vie de rescapée et " entre en art" comme on entre en religion. Sa rencontre avec le graveur Joseph Hecht, en 1945, lui fait découvrir le burin, instrument exigeant qui devient son moyen d?expression privilégié. Dans les premières années, naissent les mystérieuses séries Visages d?Espagne, Métamorphoses et Bestiaire de la mort. Mais afin de soutenir la vocation d?artiste et le travail de Fred Deux (1924), qu?elle épouse en 1952, l?engagement de Cécile Reims dans la cause artistique prend une autre forme : elle se détache de son propre travail créateur pour devenir graveur d?interprétation, reportant en gravure le dessin d?un autre artiste. Cécile Reims remplit ce rôle d?exécutant, avec un certain bonheur et un immense talent, et collabore secrètement à l?oeuvre gravé de nombreux artistes de la veine surréaliste, dont Hans Bellmer de 1966 à 1975, Salvador Dali de 1969 à 1988, Fred Deux de 1970 à 2008, ou Leonor Fini de 1972 à 1995. En 2004, la Bibliothèque nationale de France consacrait une importante rétrospective à Cécile Reims, offrant une rare notoriété à une figure longuement tenue dans la clandestinité. L?établissement du catalogue raisonné de son oeuvre gravé s?imposait alors. Très richement illustré, cet ouvrage à caractère scientifique vise à rassembler les plus de 1 400 estampes que Cécile Reims a gravées, à confronter les univers d?artistes majeurs du XXe siècle et à mettre en lumière ce moment passionnant de l?histoire de l?estampe.
Cinq ans après la mort de Kant, un jeune logicien pragois montre dans un court essai que les principes du criticisme sont contradictoires. Paru en 1810, l'Appendice des Contributions à une exposition des mathématiques sur de meilleurs fondements doit être considéré comme un classique de l'antikantisme. Bernard Bolzano (1781-1848) est à Kant ce que Leibniz est à Descartes. Logiciste, il rejette fermement l'intuitionnisme, oppose à la déduction transcendantale une méta déduction des principes et substitue à l'analytique kantienne une analytique du sens que la modernité n'a cessé de côtoyer : par sa théorie platonicienne des significations, Bolzano devance Husserl et Frege ; par sa théorie des ensembles, il ouvre la voie à Cantor et Dedekind ; par sa théorie des propositions empiriques, il annonce Carnap. Ce livre est plus que la réhabilitation philosophique du plus imposant adversaire de l'Idéalisme allemand. Il montre comment le penseur de Prague, auteur interdit puis occulté, tenu par Husserl pour "l'un des plus grands logiciens de tous les temps", réactualise le platonisme tout en donnant à la science moderne et à la philosophie du langage, ignorées du kantisme, leur ontologie.
Résumé : Comment débloquer et booster le pouvoir de nos rêves pour vous conduire sur le voyage ultime de la découverte de soi et de la croissance personnelle ? Nous passons plus d'un tiers de notre vie à dormir. Certes, le sommeil est vital pour le repos et le rajeunissement, mais et si ce temps pouvait être utilisé pour quelque chose en plus ? Et si nos rêves nous disaient vraiment quelque chose ? La psychologue et experte en rêves Athena Laz a consacré sa carrière à découvrir la sagesse de nos rêves et à révolutionner ce que signifie être en contact avec nous-mêmes et l'univers. Cet ouvrage est bâti avec de nombreux exercices et étapes. Il nous enseigne comment franchir la porte de nos rêves et les interpréter pour découvrir la multitude des possibilités de nos vies.
Résumé : Émile Savitry, peintre puis photographe, a côtoyé tout ce que le Paris des années trente abritait d?artistes, d?écrivains, d?intellectuels du monde entier. Le succès fulgurant que reçut sa première exposition de peinture surréaliste, introduite par Aragon en 1929, fait fuir cet homme modeste à Tahiti avec Georges Malkine. À son retour, il découvre Django Reinhard sur le port Toulon qu?il révèle et ramène à Paris pour lui faire connaître le monde du jazz. Le café du Dôme, La Coupole, ce carrefour Vavin qu?il ne quittera plus, lui réservent ses plus belles rencontres, les frères Prévert, Paul Grimault, Alberto Giacometti, Anton Prinner, Victor Brauner, Oscar Dominguez. Avec Brassaï, puis Robert Doisneau il développe sa carrière de photographe à l?agence Rapho. Il sera reporter, immortalisant les réfugiés républicains de la guerre d?Espagne comme le petit peuple du quartier de Pigalle, photographe de plateau pour Marcel Carné sur Les Portes de la Nuit et La Fleur de l?Âge, de mode pour Vogue et Harper?s Bazaar avant de retourner à la peinture. Ses portraits d?artistes d?une intimité complice et ses photographies de nu qui lui valent un véritable succès au Japon témoignent de sa profonde sensibilité. Surpris par la maladie, Émile Savitry meurt prématurément en 1967. Ce catalogue monographique est le premier consacré à ce photographe humaniste. Son oeuvre méconnue et foisonnante mérite aujourd?hui d?être mise en lumière.
Passagers dévoile le parcours d'un photographe qui pendant trente ans a porté son regard sur l'homme dans ses déambulations urbaines, capturant "cet instant d'oubli", comme le définit Laurent Mauvignier "le temps pour un homme de disparaître derrière le nuage de fumée d'une cigarette; ce moment où son regard se perd, se retourne comme un gant vers un monologue intérieur où il se dissout". Les photographies de Jean Pierre Favreau, rythmées par un texte de Laurent Mauvignier composé à la lecture des photographies, résonnent de silence au coeur du tumulte urbain, de solitude aux frontières du clair et de l'obscur. Passagers est une rencontre entre un photographe et un écrivain qui mettent en partage leur vision de l'homme.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.