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L'attrait de la neige
Lavin Mathias
YELLOW NOW
9,50 €
Épuisé
EAN :9782873403591
Pourquoi au cinéma la neige possède-t-elle ce curieux pouvoir de rester en mémoire jusqu'à se substituer parfois au souvenir du film lui-même ? C'est en partant de cette question que l'ouvrage tente d'explorer quelques modalités de la neige filmée, élément privilégié d'une météorologie du septième art qui n'est pas exactement superposable à celle du monde empirique. A partir d'une vingtaine d'exemples pris dans des époques variées, de Murnau à Hou Hsiao-hsien, de Borzage à Fellini, de Renoir à Resnais, il s'agit de déployer les aspects majeurs du motif retenu qui constitue une modalité du paysage filmique autant qu'un facteur de perturbation interne au plan. En raison de sa blancheur comme de son pouvoir réfléchissant, la neige permet un traitement singulier de la lumière et de la couleur. Qu'elle couvre ou traverse la surface de l'image, elle participe en outre à un effetécran. Utilisée pour la mobilité de ses flocons, sur des rythmes changeants, la neige exalte aussi une mobilité qui renvoie directement au principe du cinéma, en tendant parfois vers l'informe et la dissolution de la figure. De la sorte, on constate qu'elle constitue une dimension majeure de la matière même de l'image cinématographique, conduisant à évoquer le lien entre neige et fiction. Un tel parcours montre que la neige est, à la fois, au coeur de la dynamique propre aux images mobiles et qu'elle souligne, de manière sensible, leur aspect insaisissable qui renvoie à leur dimension temporelle.
Commencée à une époque où de façon majoritaire le cinéma était encore muet, l'oeuvre de Manoel de Oliveira représente près de quatre-vingt ans d'activité. Dès ses premiers films, Douro faina fluvial et Aniki-Bobo, le talent du cinéaste est reconnu mais la dictature salazariste entrave la réalisation de la plupart de ses projets jusqu'aux années 1970. Alors, de façon presque miraculeuse, à l'âge où la plupart des créateurs terminent leur oeuvre, celle d'Oliveira s'emballe et, depuis Les Cannibales en 1988, s'est enrichie tous les ans d'au moins un titre nouveau qui s'impose, à chaque fois, comme une contribution essentielle à l'art de notre temps. Si le nom d'Oliveira est connu et honoré bien au-delà des frontières du Portugal, notamment grâce aux acteurs célèbres qu'il a dirigés, son oeuvre reste peu commentée et n'est pas encore appréciée à sa juste valeur. Il fallait donc permettre la connaissance de cette production d'une grande variété placée sous le signe du paradoxe. Une attention minutieuse est ainsi portée à tous les films signés par le réalisateur de Val Abraham en insistant sur le rôle crucial joué par la parole et le lieu qui orientent l'essentiel de son travail, sans en oublier d'autres aspects déterminants (la conception de l'histoire, le statut du comédien, la représentation du corps ou le rapport à la littérature). Cet ouvrage est le premier en français à proposer une analyse d'ensemble d'une création où la plus haute exigence artistique voisine avec l'ironie et le refus des certitudes. Biographie de l'auteur Mathias Lavin est docteur en esthétique du cinéma et enseignant (Paris 3). Collaborateur régulier des revues de cinéma Trafic, Vertigo ou Décadrages, il anime également la revue de littérature Action Restreinte.
Auguste Pointelin appartient à la génération d'artistes de la seconde moitié du XIXe siècle qui affirme la toute-puissance de la nature et la fascination du paysage. Peintre farouchement attaché à son indépendance, il fut, de façon assez paradoxale pour nous, accepté de 1866 à sa mort en 1933, au si contesté Salon parisien : "Tous mes tableaux sont empruntés au Jura, [...] et n'étant pas encore parvenu à réaliser en cela mon idéal, je continue et continuerai jusqu'au bout de m'y efforcer, quitte à laisser croire chez moi à une sorte d'impuissance de faire autre chose". Il trouva son épanouissement dans la représentation de la ligne ciselée des plateaux, combes ou vallons de sa terre natale. Pointelin est proche des impressionnistes, artistes de la nature pure, qu'enchantent les campagnes presque urbaines et la fraîcheur des vibrations joyeusement ensoleillées ; lui, en revanche, préfère les aubes et d'ineffables crépuscules. Comme tous, inlassablement, il parcourt la campagne, mais peint ensuite de mémoire dans son atelier parisien ou jurassien. L'amateur contemporain - cet esprit moderne dont rêvait Baudelaire - lucide, sensible, ironique, dans un siècle qui en a tant vu, sera sans doute touché par cet artiste discret entre tous. L'authenticité de son obstination pour l'essentiel réussit d'étranges paysages au-delà de toute représentation, et approche la "peinture pure". Landes désertes, arbres solitaires et décharnés, lumières d'ailleurs. Comme chez Friedrich, Rothko ou Benrath, par le silence abstrait et sensuel de la nature transfigurée, se lève, absent de tout bouquet, le parfum sublime et insaisissable de l'éternité. Par la diversité des contributions et par son iconographie très riche, ce livre fait état de la recherche menée sur Auguste Pointelin depuis plus de vingt-cinq ans et sert également de catalogue aux expositions qui lui sont consacrées ainsi qu'à ses proches par les musées du territoire jurassien.
Présenter l'artiste comme une rock star " résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format " magazine ", à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. " ? Enchanté de faire votre connaissance... " Steve Gianakos (né en 1938, vit à NY) est le quatrième artiste invité de la revue Pleased to meet you. à l'instar de ses confrères ? John Wesley, Robert Crumb, Peter Saul ? tout aussi joueurs que lui, Gianakos pratique le mauvais goût et les " interdits " comme rempart contre une récupération de l'establishment. Depuis la fin des années 1960, ses dessins, collages et peintures combinent l'innocence et la luxure, la vulgarité et la sophistication, comme pour mieux révéler l'absurde mixtion de sexualité et d'anxiété au c?ur de la condition humaine. Ses ?uvres ont l'apparence de BD vintage qui auraient dérapé : portraits de pin-ups se fardant avec une lame de rasoir, petites filles aux genoux cagneux et jupes relevées. Grâce à un humour exempt de cynisme ou de cruauté, Gianakos désarme son spectateur en lui soumettant sa vision délicieusement sombre et subversive de la psyché humaine. Ce numéro spécial reproduira des ?uvres des années 1960 jamais montrées en France et surtout des portraits inédits de l'artiste, récents et vintage.
e volume réunit quatre études tirées de publications destinées à l'origine à accompagner les enseignants qui emmènent leurs élèves au cinéma. Les films analysés sont: Mon voisin Totoro, Porco Rosso, Le voyage de Chihiro et Ponyo sur la falaise. Pour chacun, un résumé, une bibliographie, une image-ricochet, un déroulant retraçant le film, l'analyse d'une séquence et des promenades pédagogiques.
Dans un paysage proche et lointain chacun est seul à vouloir construire sans relâche une existence qui soit sienne. Les pierres sont à l'image de notre résolution. Les bêtes ont dans les yeux le reflet de l'homme exploité. Du minéral, du végétal, de l'animal monte, en ces temps de désarroi, un appel à la solidarité avec tout ce qui nous fait vivre et vit en nous.
Les cartons de Jean-Michel Vlaeminckx sont remplis de souvenirs de famille. Les proches qui l'ont entouré et accompagné sa vie durant : Michèle, Tom et ceux que Jean-Michel a accompagnés et suivis : Mary, Chantal, Marion, Jaco, Joachim, Luc et Jean- Pierre, Bouli... La grande famille du cinéma belge était aussi la sienne, sa famille de coeur qu'il admirait. Il a mis tout son savoir-faire au service des créateurs d'images, ceux qui se trouvent derrière la caméra, sur les côtés, hors champ, et devant la caméra. Il leur a donné ce qu'il recevait : reconnaissance, estime et connivence. Sans ces ingrédients, les photos de JMV seraient de simples clichés, témoins d'un réel révolu. Mais ses prises de vue vont au-delà, elles reflètent l'âme du septième art. "Le regard des regards", comme il aimait dire.
Après des poèmes remarqués et des scénarios pour Andzej Wajda et Roman Polanski (Les Innocents charmeurs, Le Couteau dans l'eau),Jerzy Skolimoski a été le représentant le plus talentueux du jeune cinéma polonais des années 60 avec Signes particuliers : néant, Walkover et Le Départ, salués alors avec admiration par Jean-Luc Godard. En 1967, Haut les mains ! lui vaut de graves problèmes de censure qui le forcent à s'exiler ; il entame une nouvelle carrière plus chaotique, marquée par d'autres grands films (Deep End, Le Cri du sorcier, Travail au noir, Le Bateau-phare, Ferdydurke). Il tourne en Italie, aux Etats-Unis et surtout en Angleterre, en s'adaptant admirablement à des contraintes économiques inconfortables. En 1991, il se retire pour s'adonner totalement à la peinture, qu'il a toujours pratiquée parallèlement au cinéma. Puis en 2008, c'est un très attendu retour avec Quatre Nuits avec Anna, suivi d'Essential Killing, deux films qui le placent à nouveau parmi les cinéastes contemporains les plus importants. Ce livre réunit des admirateurs de longue date de Skolimowski ; il a pour ambition de cerner les modulations d'une oeuvre protéiforme en mêlant entretiens avec le cinéaste, témoignages d'amis et de collaborateurs, mises en perspective historiques et essais critiques. Divisé en quatre parties correspondant aux quatre étapes du parcours de Skolimowski : les premiers films en Pologne (1959-1967) ; l'exil (1967-1991) ; la peinture (1992-2008) ; le retour au cinéma et en Pologne (2008-2012), l'ouvrage forme un ensemble critique très riche où se répondent des points de vues variés.