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Pleased to meet you N° 4, juillet 2017 : Steve Gianakos. Edition bilingue français-anglais
Lavin Amélie ; Gianakos Steve ; Vaillant Alexis
SEMIOSE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782377390038
Présenter l'artiste comme une rock star " résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format " magazine ", à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. " ? Enchanté de faire votre connaissance... " Steve Gianakos (né en 1938, vit à NY) est le quatrième artiste invité de la revue Pleased to meet you. à l'instar de ses confrères ? John Wesley, Robert Crumb, Peter Saul ? tout aussi joueurs que lui, Gianakos pratique le mauvais goût et les " interdits " comme rempart contre une récupération de l'establishment. Depuis la fin des années 1960, ses dessins, collages et peintures combinent l'innocence et la luxure, la vulgarité et la sophistication, comme pour mieux révéler l'absurde mixtion de sexualité et d'anxiété au c?ur de la condition humaine. Ses ?uvres ont l'apparence de BD vintage qui auraient dérapé : portraits de pin-ups se fardant avec une lame de rasoir, petites filles aux genoux cagneux et jupes relevées. Grâce à un humour exempt de cynisme ou de cruauté, Gianakos désarme son spectateur en lui soumettant sa vision délicieusement sombre et subversive de la psyché humaine. Ce numéro spécial reproduira des ?uvres des années 1960 jamais montrées en France et surtout des portraits inédits de l'artiste, récents et vintage.
Pourquoi au cinéma la neige possède-t-elle ce curieux pouvoir de rester en mémoire jusqu'à se substituer parfois au souvenir du film lui-même ? C'est en partant de cette question que l'ouvrage tente d'explorer quelques modalités de la neige filmée, élément privilégié d'une météorologie du septième art qui n'est pas exactement superposable à celle du monde empirique. A partir d'une vingtaine d'exemples pris dans des époques variées, de Murnau à Hou Hsiao-hsien, de Borzage à Fellini, de Renoir à Resnais, il s'agit de déployer les aspects majeurs du motif retenu qui constitue une modalité du paysage filmique autant qu'un facteur de perturbation interne au plan. En raison de sa blancheur comme de son pouvoir réfléchissant, la neige permet un traitement singulier de la lumière et de la couleur. Qu'elle couvre ou traverse la surface de l'image, elle participe en outre à un effetécran. Utilisée pour la mobilité de ses flocons, sur des rythmes changeants, la neige exalte aussi une mobilité qui renvoie directement au principe du cinéma, en tendant parfois vers l'informe et la dissolution de la figure. De la sorte, on constate qu'elle constitue une dimension majeure de la matière même de l'image cinématographique, conduisant à évoquer le lien entre neige et fiction. Un tel parcours montre que la neige est, à la fois, au coeur de la dynamique propre aux images mobiles et qu'elle souligne, de manière sensible, leur aspect insaisissable qui renvoie à leur dimension temporelle.
Quelles sont les puissances de la parole filmée ? La parole au cinéma reste trop souvent inaudible, et il faut donc préciser certaines de ses facultés en s'appuyant sur un corpus appartenant à des époques variées, tout en se mettant à l'écoute des films. L'attention portée aux oeuvres permet alors de constituer la parole et la voix comme des éléments déterminants de la figuration filmique pensée dans sa dimension audio-visuelle. La parole concerne également un aspect fondamental et problématique de l'humanité que le cinéma donne, et n'a cessé de donner à entendre. En effet, avec le cinéma, l'homme est non seulement devenu visible, comme l'affirmait Béla Balázs dans les années 1920, il est aussi devenu audible. Dès lors, la perspective esthétique, qui oriente les analyses singulières, est nécessairement enrichie par un questionnement anthropologique et politique qui ne cesse d'interroger l'énigme du corps parlant.
Auguste Pointelin appartient à la génération d'artistes de la seconde moitié du XIXe siècle qui affirme la toute-puissance de la nature et la fascination du paysage. Peintre farouchement attaché à son indépendance, il fut, de façon assez paradoxale pour nous, accepté de 1866 à sa mort en 1933, au si contesté Salon parisien : "Tous mes tableaux sont empruntés au Jura, [...] et n'étant pas encore parvenu à réaliser en cela mon idéal, je continue et continuerai jusqu'au bout de m'y efforcer, quitte à laisser croire chez moi à une sorte d'impuissance de faire autre chose". Il trouva son épanouissement dans la représentation de la ligne ciselée des plateaux, combes ou vallons de sa terre natale. Pointelin est proche des impressionnistes, artistes de la nature pure, qu'enchantent les campagnes presque urbaines et la fraîcheur des vibrations joyeusement ensoleillées ; lui, en revanche, préfère les aubes et d'ineffables crépuscules. Comme tous, inlassablement, il parcourt la campagne, mais peint ensuite de mémoire dans son atelier parisien ou jurassien. L'amateur contemporain - cet esprit moderne dont rêvait Baudelaire - lucide, sensible, ironique, dans un siècle qui en a tant vu, sera sans doute touché par cet artiste discret entre tous. L'authenticité de son obstination pour l'essentiel réussit d'étranges paysages au-delà de toute représentation, et approche la "peinture pure". Landes désertes, arbres solitaires et décharnés, lumières d'ailleurs. Comme chez Friedrich, Rothko ou Benrath, par le silence abstrait et sensuel de la nature transfigurée, se lève, absent de tout bouquet, le parfum sublime et insaisissable de l'éternité. Par la diversité des contributions et par son iconographie très riche, ce livre fait état de la recherche menée sur Auguste Pointelin depuis plus de vingt-cinq ans et sert également de catalogue aux expositions qui lui sont consacrées ainsi qu'à ses proches par les musées du territoire jurassien.
Voyage au Pays des Licornes est la description en 16 planche des us et coutumes des licornes. Ce monde est une projection des utopies que Yona Friedman a imaginées tout au long de sa vie : un pays où l'on vit en paix, où l'on construit son propre abri, où la mort et la propriété n'existent pas, où l'on danse, célèbre, et se suffit de peu. Ces dessins ont été réalisés il y a plusieurs années par Yona Friedman pour sa petite-fille. En matière de bandes dessinées, l'artiste s'y connaît : lorsqu'il a construit en Inde, ne pouvant pas donner de dessins techniques aux ouvriers, il leur a expliqué son idée au moyen d'une BD. De même, afin que les non-professionnels puissent comprendre et appliquer sa méthode, il a traduit en BD son livre-manifeste Pour l'architecture scientifique. Ce livre est à colorier... ou pas et l'enfant peut suivre l'histoire en français ou en anglais. à ce titre, ce petit album peut même faire figure de cours de langue ! Yona Friedman, né 1923 à Budapest, a étudié l'architecture en Hongrie et en Israël, avant de s'installer à Paris en 1957. Sa vision de l'architecture, de l'urbanisme, de l'art et de la société est totalement visionnaire et anticipe la plupart des mutations que le monde traverse actuellement. Entre utopie créative et réalité concrète, il prône en priorité l'autonomie, l'épanouissement de l'individu et la qualité des relations sociales.
Présenter l'artiste comme une rock star " résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format " magazine ", à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. Richard Jackson (né en 1939 à Sacremento, vit et travaille à Los Angeles) est le cinquième artiste invité de la revue Pleased to meet you. Ce numéro spécial reproduira des oeuvres récentes, peu ou pas du tout documentées, en particulier son installation La Palette, soit la reconstitution à échelle 1 dans sa galerie parisienne de la brasserie attenante "La Palette", avec tireuse à peinture et pinceaux géants pour la mise à feu de l'installation. Pour compléter ce clin d'oeil à la peinture française, l'entretien a été mené avec la conservatrice du musée de l'Orangerie, Cécile Girardeau, dans la salle des Nymphéas de Monet, l'une des oeuvres les plus inspirantes pour Richard Jackson. Le portfolio comportera également quelques dessins – l'artiste réalise de sublimes dessins techniques, témoignant de sa formation d'ingénieur. L'essai sera signé par un auteur américain. Attention, quelques images légères en vue !
Cet ouvrage reproduit 150 planches d'images-vignettes agencées en collages par Roman Cieslewicz au début des années 1990 et réunies sous le titre de Petites Images. Ces images de sources très diverses ? extraits de journaux, petites annonces, enveloppes, logos, mais également travaux antérieurs de l'artiste ? saturent la planche ; souvent, la répétition obsessionnelle d'un même motif semble faire bégayer la planche ou revient comme un leitmotiv sur les suivantes. " Les photomontages : ce travail d'hygiène est vital pour moi. Généralement hors commande, ils rebondissent tôt ou tard dans mes réalisations imprimées. " confiait l'artiste, qui a agencé tout au long de sa vie des images, et dont cet ensemble, réuni durant les dernières années de sa vie, est resté inédit.
Inspiré par l'engouement récent pour les cahiers de coloriages mais aussi déçu par la qualité quelque fois médiocre des dessins proposés au public, Semiose éditions a eu l'envie de faire appel à des artistes confirmés pour dessiner spécialement des motifs à colorier pour les enfants – et les grands enfants, évidemment ! Ces albums color me s'inscrivent dans la plus pure tradition du cahier de coloriage : petit format (A5), pelliculage brillant de la couverture sur papier cartonné, dessin en ligne claire. La série a débuté en octobre 2016 avec 6 premiers albums. Chaque dessin est une création originale et véhicule une histoire, un trait d'esprit, dans un goût partagé pour l'humour, l'absurde et l'imaginaire. Un court texte en quatrième de couverture situe l'oeuvre de l'artiste et le rend familier au jeune public. Surtout, la valeur pédagogique de l'exercice n'est plus à démontrer : en exprimant leur libre talent pour la couleur, les enfants observent et se familiarisent avec la manière dont un dessin est construit.