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De l'acte. La dialectique de l'éternel présent
Lavelle Louis
AUBIER
30,20 €
Épuisé
EAN :9782700734836
Publié en 1937, De l'acte constitue le second moment de La Dialectique de l'éternel présent, vaste entreprise métaphysique qui forme le coeur de l'oeuvre de Louis Lavelle (1888 - 1951). Etayé par une pensée de l'intuition intellectuelle. De l'acte tente de donner raison de ce jugement : "Je ne puis poser l'Etre que par l'acte même par lequel je me pose moi-même." Elan vers l'infini et consentement de l'homme au monde : Louis Lavelle invite à une sagesse dont on trouverait peu d'équivalents de nos jours. "La sagesse lavellienne a cette profondeur d'être un conservatoire de la langue de la philosophie. Aucun concept, aussi radical soit-il, ne peut se substituer à cette profondeur. Dans Lavelle on entend la langue de la métaphysique livrée à sa jouissance, et ce rythme du penser écrit demeurera longtemps plus précieux que bien des activations théoriques qui méconnaissent les vraies sources de l'initiative intellectuelle ainsi que les moyens réels de sa durée. Dans Lavelle une génération de philosophes pourrait bien apprendre à écrire la philosophie..."
Narcisse ne veut connaître que lui-même ; il ne rencontre qu'une apparence. Il voudrait se voir comme un autre le voit, mais la fontaine ne lui présente qu'une image sans vie à laquelle il s'aliène. Il préférera cette image à lui-même ; l'amour qu'il lui porte l'en rendra captif, dans l'instant de sa contemplation. La véritable introspection demande d'être, au contraire, attentif à son activité même, à la mise en oeuvre des projets et à la réalisation de soi. Cette démarche s'effectue dans un univers qui est commun à tous ; dans cet univers nous rencontrerons donc d'autres personnes. Narcisse nous apprend, a contrario, qu'il ne suffit pas d'avoir un coeur pur ; la vie de l'esprit exige une action et d'abord sur soi-même. La destinée de chacun est bien à réaliser à travers des événements réels où l'imprévu a un rôle à jouer. Il ne suffit pas de se sentir exister ; il faut encore, même à travers ses propres tourments, s'engager dans l'action où là seulement on trouvera ce que l'on est. Le corps n'est pas à contempler, mais à nourrir de significations pour en faire l'instrument des conduites qui seules nous révéleront à nous-mêmes. Ainsi le monde de l'esprit n'est pas le secret de chacun, mais le lieu d'un frémissement à partir duquel sont interrogés les chemins de la vie et les regards des personnes. La pureté de la conscience ne consiste pas à s'isoler de tout, mais à exprimer dans le monde l'unité de sa vie personnelle. Celle-ci est alors devenue la lumière qui éclaire toutes choses en ce monde.
RESUME : Dans sa leçon inaugurale au Collège de France, prononcée le 2 décembre 1941, Louis Lavelle explore les fondements philosophiques qui sous-tendent la recherche de la vérité et la quête de la connaissance. Ce texte, à la fois érudit et accessible, invite le lecteur à réfléchir sur la nature de l'existence et le rôle de la pensée dans la compréhension du monde. Lavelle, en tant que représentant éminent de la philosophie française du XXe siècle, aborde des thèmes tels que l'intuition, la perception et la réalité, tout en se penchant sur les interactions entre l'individu et l'univers. L'auteur s'interroge sur la capacité de l'esprit humain à transcender les apparences pour atteindre une vérité plus profonde, une vérité qui ne se limite pas aux faits tangibles mais qui englobe également les dimensions spirituelles et métaphysiques de l'être. A travers un style rigoureux et poétique, Lavelle propose une vision du savoir qui dépasse les limites traditionnelles de la science et de la logique, insistant sur l'importance de l'expérience personnelle et de la réflexion intérieure. Ce texte, bien que prononcé dans un contexte historique précis, résonne encore aujourd'hui par sa pertinence et sa profondeur, offrant une perspective intemporelle sur les questions essentielles de l'humanité. __________________________________________ BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR : Louis Lavelle, philosophe français né le 15 juillet 1883 à Saint-Martin-de-Villeréal, est une figure majeure de la pensée philosophique du XXe siècle. Après des études à l'Ecole Normale Supérieure, il obtient l'agrégation de philosophie en 1909. Lavelle enseigne dans plusieurs lycées avant de devenir inspecteur général de l'instruction publique. En 1941, il est nommé professeur au Collège de France, où il prononce sa célèbre leçon inaugurale. Sa philosophie, souvent associée à l'existentialisme chrétien, se concentre sur la notion de l'être et l'expérience intérieure. Lavelle développe une pensée originale autour de la métaphysique de la participation, où l'individu est en quête d'une harmonie entre le monde sensible et le monde spirituel. Parmi ses oeuvres les plus notables figurent "La Dialectique de l'éternel présent" et "De l'Acte".
Métaphysicien français. Professeur à Strasbourg, puis à la Sorbonne (1932-1934), enfin au Collège de France. Louis Lavelle commence par la psychologie philosophique : La Perception visuelle de la profondeur et La Dialectique du monde sensible (Strasbourg, 1921). Son oeuvre comprend en outre : La Dialectique de l'éternel présent : de l'Etre (1928) ; La Conscience de soi (1933) ; La Présence totale (1934) ; Le Moi et son destin (1936) ; De l'acte (1937) ; Le Mal et la souffrance (1941) ; Du temps et de l'éternité (1945) ; Quatre Saints (1951) ; De l'âme humaine (1951) ; Traité des valeurs (2 vol. , 1951-1955). Dans son discours de réception et leçon inaugurale faite au collège de France, il revient sur les principaux domaines de prédilection dont la métaphysique de l'Etre. L'attitude préférée de Lavelle est celle de l'émerveillement. Son message, à l'égard de l'Etre auquel nous participons, est celui d'un "optimisme de confiance" ; à laquelle cette leçon inaugurale fait écho.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.