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D UNE METAPHYSIQUE A L AUTRE FIGURES DE L ALTERITE DANS LA PHILOSOPHIE DE PLOTIN
LAVAUD
VRIN
36,00 €
Épuisé
EAN :9782711619689
La philosophie de Plotin se situe à la croisée de deux métaphysiques. La première culmine avec l'affirmation de l'identité entre l'être et la pensée : en introduisant les Formes intelligibles dans l'intellect divin, elle conjugue platonisme et aristotélisme. La seconde inaugure un courant qui marquera durablement l'histoire de la philosophie occidentale, à travers notamment la tradition de la théologie négative. L'ontologie grecque est ainsi menée à son achèvement en même temps qu'elle est débordée par la position d'un au-delà de l'être, l'Un et ébranlée par l'impensable extinction de l'être que représente la matière. La pensée se trouve aux prises de deux figures du non-être, qu'il s'agisse de ce non-être par défaut qu'est la matière, ou du non-être par suréminence propre au Premier principe. Ce livre a donc pour objet de montrer qu'il ne s'agit chez Plotin ni d'une forme supérieure d'onto-théologie, ni de la sortie de la métaphysique à laquelle aspire tout un courant de la réflexion contemporaine, mais bien d'une nouvelle et autre métaphysique, qui réussit à entrelacer infini et totalité. C'est ce nœud et cette tension entre deux métaphysiques, dont chacune engage une figure différente de l'altérité, que font apparaître des analyses patientes et éclairantes des textes de Ennéades. Cet ouvrage présente donc à la fois une réinterprétation de l'œuvre de Plotin et une réflexion profonde sur des problèmes qui, de Hegel à Heidegger, et de Schelling à Levinas et Derrida, continuent encore et toujours à inquiéter la pensée.
A l'heure où le président récemment élu de la Bolivie, Evo Morales, est largement, souvent ingénument, présenté comme un président indien - le premier de l'Histoire ! -, et où les conflits sociaux et régionaux qui s'exacerbent autour de lui tendent à s'ethniciser, ce livre s'interroge précisément sur le sens, le façonnage et l'usage des catégories de type ethnique dans ce pays. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, savoir qui est indien, blanc ou métis, pour ne citer que les catégories les plus générales, est en effet loin d'être simple. Ce qu'il faut en fait se demander est Qui désigne qui de quelle façon, dans quel contexte et pourquoi ? . Associant une étude détaillée des processus officiels de classement à l'oeuvre dans les recensements et l'analyse de pratiques locales fort diverses minutieusement observées sur le terrain, l'ouvrage permet, aussi, de mesurer l'écart entre labellisations officielles et catégorisations intimes, et de le comprendre dans son rapport avec l'histoire sociale et politique du pays. Or cet écart, avec ses effets de déphasage, est un phénomène général. L'analyse menée en Bolivie permet dès lors d'éclairer la démarche de reconnaissance et de distinction au fondement des combats identitaires qui fleurissent actuellement partout dans le monde
Entre discours savants, rappels philosophiques et propositions consensuelles, Laurent Lavaud tente de faire le point sur son statut, d'Aristote à Debray. Manuel clair, convoquant l'essentiel des doctrines, il se présente un peu sous la forme d'un fichier pratique qui proposerait de multiples entrées, balayant le large spectre des interrogations que pose l'image. On peut ainsi le lire soit en suivant le fil de la double argumentation de son auteur, enracinant sa thématique dans l'histoire ; soit en le consultant au gré de ses interrogations, en s'appuyant sur une indexation croisée remarquable, soit encore en compulsant le vade-mecum, qui articule l'ensemble en de courts résumés pertinents. Un livre intelligent, en somme.Le corpus des textes retenus est établi avec assez de précaution pour répondre à la visée pédagogique de l'ouvrage. Il s'agit au fond de tout ce que l'on devrait savoir, juste avant d'entrer dans le débat contemporain. Avec le sentiment toutefois qu'il s'agit de tout ce que l'on sait, en France... C'est justement le reproche que l'on peut adresser à l'auteur : d'ignorer les penseurs et les courants de pensée "étrangers"? W.J.T. Mitchell, Martin Jay, Homi Bhabha nous resteront inconnus. Tout comme le mouvement du pictorial turn, si décisif pourtant. Corpus hexagonal, hélas, intéressant mais trop étriqué pour faire date.--Joël Jégouzo--
Résumé : 45 illustrations originales façon Pop Art réalisées par Nathalie Lavaud, pour retrouver toute la magie de l'univers Disney. A la croisée des chemins entre les styles moderne et rétro, ces coloriages vous invitent à plonger au coeur d'un monde délicieusement pétillant où vous retrouverez tous les personnages les plus emblématiques. Découvrez Blanche-Neige, les Aristochats, la petite Sirène (et bien d'autres encore) avec un regard totalement nouveau !
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.