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La catégorisation ethnique en Bolivie. Labellisation officielle et sentiment d'appartenance
Lavaud Jean-Pierre ; Daillant Isabelle
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296034266
A l'heure où le président récemment élu de la Bolivie, Evo Morales, est largement, souvent ingénument, présenté comme un président indien - le premier de l'Histoire ! -, et où les conflits sociaux et régionaux qui s'exacerbent autour de lui tendent à s'ethniciser, ce livre s'interroge précisément sur le sens, le façonnage et l'usage des catégories de type ethnique dans ce pays. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, savoir qui est indien, blanc ou métis, pour ne citer que les catégories les plus générales, est en effet loin d'être simple. Ce qu'il faut en fait se demander est Qui désigne qui de quelle façon, dans quel contexte et pourquoi ? . Associant une étude détaillée des processus officiels de classement à l'oeuvre dans les recensements et l'analyse de pratiques locales fort diverses minutieusement observées sur le terrain, l'ouvrage permet, aussi, de mesurer l'écart entre labellisations officielles et catégorisations intimes, et de le comprendre dans son rapport avec l'histoire sociale et politique du pays. Or cet écart, avec ses effets de déphasage, est un phénomène général. L'analyse menée en Bolivie permet dès lors d'éclairer la démarche de reconnaissance et de distinction au fondement des combats identitaires qui fleurissent actuellement partout dans le monde
Cet ouvrage traite de la phase récente de décentralisation des ports d'intérêt national initiée en France par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Il vise à décrypter cette réforme institutionnelle en appréhendant ses logiques, ses modalités d'application et ses conséquences sur l'organisation des ports français. Le passage du principe de blocs de compétences à celui d'appels à projet concurrentiels entre collectivités a constitué une rupture dans les politiques françaises de décentralisation, engendrant des configurations variées (régionale, départementale ou mixte) pour la reprise des ports. L'objectif de cet ouvrage, fruit d'une recherche collective menée par des géographes et des économistes, est de clarifier ces nouveaux systèmes d'acteurs et les problématiques de territoires associées. En partant d'une comparaison introductive entre les politiques de décentralisation portuaire au Canada et en France, sont ensuite appréhendées les compétences et les pratiques des différents acteurs impliqués, ainsi que les recompositions territoriales qui, du national à la relation ville-port, émergent de ces nouveaux arbitrages.
Avant l'arrivée des secours (15), les premières minutes sont capitales pour la mise en oeuvre des soins et des gestes devant une urgence médicale ou accidentelle du bébé ou du nourrisson. Ce coffret vous permet grâce à ses fiches, une affiche et un DVD de savoir faire face.
Résumé : "Etre gouverné, disait Proudhon, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu." Dans cette oeuvre stimulante, iconoclaste, écrite juste avant son suicide en novembre 1977, Louis Mercier-Vega défend l'idée que, sous le nom de révolution, s'est mis en place durablement, en Amérique latine, une nouvelle forme de domination, la domination d'une classe techno-bureaucratique qui, mobilisant et manipulant les ouvriers et les paysans, s'est emparée du pouvoir d'Etat et a fait main basse sur les affaires économiques. Désormais, l'Etat n'est plus "un Etat arbitre, mais un Etat moteur. Un Etat propriétaire et entrepreneur" - un Etat possiblement despotique sous couvert de révolution.
De quoi parlons-nous quand nous parlons de groupes ethniques ou de relations ethniques ? Quelle est cette dimension " bizarre " pour les sociologues eux-mêmes ? Elle est à l'œuvre dans bien des constructions identitaires et des mobilisations collectives, aussi bien que dans les discours et les décisions politiques, nationales ou non. Mais elle est aussi à l'origine de stigmatisations et de discriminations particulières. A partir de comparaisons internationales, ce livre veut démonter les mécanismes de son action et préciser les concepts de son interprétation. L'approche est interactionniste : nous ne nous disons nous-mêmes, un peuple, qu'en nous distinguant et pour nous distinguer des autres. Nos identités varient avec nos relations. L'ethnicité est marquée du sceau de l'ambiguïté - entre les registres de la nation, de la classe et de la prétendue " race ". Mais c'est en raison même de ces ambivalences que le mot " fonctionne " si bien dans nos vies quotidiennes. En définitive, il s'agit d'une appartenance symbolique forte, qui se réfère à une communauté d'origine supposée, et que les acteurs marquent de mille façons. Par l'interprétation qu'ils (se) donnent de leur histoire, de leurs mythes, de leurs langues, de leur religion... Prendre en compte l'ethnicité dans les mouvements sociaux et politiques, religieux et culturels, n'est pas seulement une affaire académique. C'est aussi un enjeu de citoyenneté. Nos identités sont plurielles, elles changent, nous en changeons. Etre citoyen, c'est pouvoir négocier nos identités. C'est la tâche du politique de construire pour elles des institutions qui les reconnaissent, les limitent et les rendent compatibles. Telles sont les thèses que ce livre voudrait défendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.