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Ethnicité et mobilisations sociales
Gosselin Gabriel ; Lavaud Jean-Pierre
L'HARMATTAN
40,00 €
Épuisé
EAN :9782747508308
De quoi parlons-nous quand nous parlons de groupes ethniques ou de relations ethniques ? Quelle est cette dimension " bizarre " pour les sociologues eux-mêmes ? Elle est à l'œuvre dans bien des constructions identitaires et des mobilisations collectives, aussi bien que dans les discours et les décisions politiques, nationales ou non. Mais elle est aussi à l'origine de stigmatisations et de discriminations particulières. A partir de comparaisons internationales, ce livre veut démonter les mécanismes de son action et préciser les concepts de son interprétation. L'approche est interactionniste : nous ne nous disons nous-mêmes, un peuple, qu'en nous distinguant et pour nous distinguer des autres. Nos identités varient avec nos relations. L'ethnicité est marquée du sceau de l'ambiguïté - entre les registres de la nation, de la classe et de la prétendue " race ". Mais c'est en raison même de ces ambivalences que le mot " fonctionne " si bien dans nos vies quotidiennes. En définitive, il s'agit d'une appartenance symbolique forte, qui se réfère à une communauté d'origine supposée, et que les acteurs marquent de mille façons. Par l'interprétation qu'ils (se) donnent de leur histoire, de leurs mythes, de leurs langues, de leur religion... Prendre en compte l'ethnicité dans les mouvements sociaux et politiques, religieux et culturels, n'est pas seulement une affaire académique. C'est aussi un enjeu de citoyenneté. Nos identités sont plurielles, elles changent, nous en changeons. Etre citoyen, c'est pouvoir négocier nos identités. C'est la tâche du politique de construire pour elles des institutions qui les reconnaissent, les limitent et les rendent compatibles. Telles sont les thèses que ce livre voudrait défendre.
Analyser les sociétés et les stratégies de transition en Afrique, c'est scruter le désenchantement de ses mondes ruraux. Le développement impose à la tradition des mutations marquées au sceau de la nostalgie. Le passage d'une société à une autre s'effectue à travers des contradictions historiques qui développent une rationalisation croissante. Telle est l'hypothèse directrice de cette étude comparative, qui porte sur huit sociétés au sud du Sahara. Les conclusions des analyses se développent sur le triple plan des faits historiques comparés, du détour théorique nécessaire à leur interprétation et des indications stratégiques qui en découlent. Des faits on passe aux problèmes, pour revenir aux difficultés. Comment donc caractériser les sociétés qui se forment, en Afrique tropicale, du fait de la colonisation et après elle ? Le développement des forces productives induit des changements qualitatifs dans les rapports de travail, où s'actualisent de plus en plus les conflits fondamentaux. La faiblesse relative de ce processus empêche cependant les efforts africains d'aboutir à un modèle propre de socialisme. Une visée nationale et globale représente en fait le maximum de conscience possible dans ces conditions. Ce qui explique que le socialisme africain ne puisse être le plus souvent qu'un capitalisme d'Etat. Peut-on, et comment, "sauter" ce capitalisme ? Le passage au socialisme ne suppose-t-il pas une crise de croissance capitaliste ? C'est poser là le problème du contenu social de l'état de "démocratie nationale".
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.