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Giono. La mémoire à l'oeuvre
Laurichesse Jean-Yves ; Vignes Sylvie
PU MIDI
24,99 €
Épuisé
EAN :9782810700837
La mémoire n'est pas la piste la plus fréquentée par la critique pour approcher l'oeuvre de Giono. L'espace, le présent et l'élan prospectif du conteur paraissent caractériser davantage l'auteur du Chant du monde ou des Grands Chemins. Mais comme l'écrit Bachelard, "dans ses mille alvéoles, l'espace tient du temps comprimé". Tout le "Sud imaginaire" de Giono est plein d'un "passé d'anecdotes et de souvenirs" qui lui donne les dimensions d'un véritable territoire littéraire. Cet ouvrage collectif, réunissant une vingtaine de chercheurs français et étrangers, vient donc combler une lacune. Qu'elles explorent les oeuvres de jeunesse ou de maturité, les récits à dimension autobiographique avérée ou les romans, les nouvelles, les chroniques, les poèmes, leurs contributions convergent en effet vers la même conclusion: la mémoire - mémoire du vécu, mais aussi mémoire historique ou mythique - y joue une partition majeure, dont le lecteur pourra mieux entendre la complexité, l'originalité et la charge émotionnelle.
Le général d'artillerie Jean-Pierre Lacombe Saint-Michel (1753-1812) fut une figure de la Révolution et de l'Empire : député du Tarn à la Convention, membre du Comité de salut public, commissaire aux armées, ambassadeur à Naples, gouverneur de Barcelone... Colosse impétueux, il fut aussi un homme des Lumières, lecteur de Rousseau, auteur de réflexions, de souvenirs, de poèmes, et l'époux inconsolable d'une jeune protestante hollandaise morte à 33 ans. Son descendant en ligne directe, Claude Simon (1913-2005), prix Nobel de littérature en 1985, avait été fasciné enfant par le buste de marbre du général trônant dans le salon familial. Il a fait de lui, sous les initiales L.S.M., un personnage central de son roman Les Géorgiques (Les Editions de Minuit, 1981). Réunissant deux grands thèmes de l'oeuvre, la Terre et la Guerre, il prend pour matériau d'écriture la correspondance retrouvée de son ancêtre, qui concerne ses fonctions militaires et politiques, mais aussi la conduite à distance de son domaine du Tarn, d'où le titre emprunté au célèbre poème de Virgile. Interrogeant à travers ce personnage, comme en un miroir, son propre rapport à l'histoire, à la nature, à l'écriture, Claude Simon nous fait aussi réfléchir au devenir du roman en un moment - le début des années 1980 - où il se tourne à nouveau vers l'histoire, vers la mémoire individuelle et collective, vers les archives et les traces du passé. tout en prenant acte du "soupçon" qu'a porté le Nouveau Roman sur l'idée même de "restitution". Claude Simon apparaît ainsi comme un précurseur, et pour beaucoup comme un modèle.
Jean-Yves Laurichesse, né à Guéret en 1956, dessine avec beaucoup de délicatesse le portrait de ce père modeste et appliqué qui ne connut jamais l'insouciance et trouva dans les livres la famille qu'il avait si tôt perdue. Il eut Alain pour professeur, envoya des lettres d'admiration à Gide, Valéry, Montherlant, aima follement la poésie, en écrivit, soignant ses alexandrins avec ferveur et ingénuité...Le fils a hérité de cette passion et de cette exigence. Il y a ajouté la tendresse. (Jérôme Garcin - Le Nouvel Observateur du 10 décembre 2009 )
Deux problématiques se croisent dans cet ouvrage collectif : celle du voyage comme déplacement dans l'espace et rencontre de l'autre, celle de l'intertextualité comme transport des textes, d'une époque à l'autre, d'un pays à l'autre, d'un genre à l'autre. Quant au choix des ?uvres convoquées, il privilégie la relation, directe ou indirecte, au monde méditerranéen qui, par l'ancienneté et le prestige de ses civilisations, mais aussi par la cristallisation imaginaire dont il est l'objet, constitue le foyer idéal de ces transferts textuels qui font de la littérature un voyage sans fin.
Un officier de la Grande Guerre retrouve, le temps d'une brève permission, son appartement parisien et les traces d'un bonheur révolu. Une jeune femme et son fils attendent son retour au fond d'une province. Mais la mort est en embuscade et va bientôt frapper, à plusieurs reprises. De cette histoire tragique demeurent des lettres, des photographies, des documents officiels, longtemps enfouis dans un placard humide. Leur découverte reconduira le petit-fils de l'officier à un immeuble de la Place Monge qu'il pensait n'appartenir qu'à l'histoire littéraire, et qui se révèlera comme le lieu même des coïncidences. Biographie: Jean-Yves Laurichesse est né en 1956 à Guéret. Professeur de littérature française contemporaine à l'Université de Toulouse-Le-Mirail, il a publié des essais critiques et dirigé des ouvrages collectifs sur Jean Giono, Claude Simon, Richard Millet, l'imaginaire et l'intersexualité.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.