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Place Monge
Laurichesse Jean-Yves
TEMPS IL FAIT
16,00 €
Épuisé
EAN :9782868535016
Un officier de la Grande Guerre retrouve, le temps d'une brève permission, son appartement parisien et les traces d'un bonheur révolu. Une jeune femme et son fils attendent son retour au fond d'une province. Mais la mort est en embuscade et va bientôt frapper, à plusieurs reprises. De cette histoire tragique demeurent des lettres, des photographies, des documents officiels, longtemps enfouis dans un placard humide. Leur découverte reconduira le petit-fils de l'officier à un immeuble de la Place Monge qu'il pensait n'appartenir qu'à l'histoire littéraire, et qui se révèlera comme le lieu même des coïncidences. Biographie: Jean-Yves Laurichesse est né en 1956 à Guéret. Professeur de littérature française contemporaine à l'Université de Toulouse-Le-Mirail, il a publié des essais critiques et dirigé des ouvrages collectifs sur Jean Giono, Claude Simon, Richard Millet, l'imaginaire et l'intersexualité.
Écrivain majeur dans la littérature française contemporaine, Richard Millet, né en 1953 à Viam (Corrèze), est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages (romans, nouvelles, récits autobiographiques, essais), publiés principalement chez P O L puis Gallimard. De son enfance, il a gardé l'attachement à deux territoires qui ont nourri son imaginaire: le Haut Limousin de sa famille maternelle et le Liban où il a vécu de sept à treize ans. Mais bien d'autres thèmes traversent son oeuvre: la langue, la musique, le corps, le mal... Si la critique, universitaire ou journalistique, ne lui donne pas la place qu'il mérite, entre distance prudente et ostracisme à peine voilé, c'est essentiellement en raison de ses prises de position "antimodernes" sur le devenir de la littérature, de la langue, de la nation. L'un des enjeux de ce numéro est de replacer son oeuvre dans le champ de l'étude littéraire, où les idées et les valeurs ont certes leur place, mais aussi et d'abord un certain usage, une certaine orchestration de la langue, par quoi il y a ou non littérature.
Résumé : "Il se retrouva dans la rue. Le soir d'automne descendait sur la ville. Il avait plu pendant qu'il visitait le musée. Les magasins abaissaient bruyamment leurs rideaux de fer. La lumière des réverbères éclaboussait le pavement mouillé des rues. Il était arrivé là sans but, simplement parce que c'était avant la frontière la dernière ville d'une certaine importance. Il avait voulu partir le plus loin possible sans pourtant quitter le pays, par lassitude plus que par attachement. Il lui semblait aussi qu'aller vers le sud était préférable, à cause de cette illusion de descendre que donnent les cartes de géographie. Monter lui eût été plus difficile. Le sentiment d'un échec général et définitif pesait trop lourdement sur lui." Un homme arrive en train dans une ville inconnue proche de la mer. Entré au musée par désoeuvrement, il est fasciné par une scène figurant sur un retable du XVe siècle. Il se trouve pris alors dans un réseau serré de rencontres, d'images, de rêves, et mêlé malgré lui à un fait divers crapuleux. De signe en signe, entre ombre et lumière, une histoire se construit, qui va changer sa vie.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.
De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.