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L'autre individualisme. Une anthologie
Laurent Alain
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251399089
Un cliché amplement répandu veut désormais que l'individualisme ne puisse qu'être égoïsme, repli sur soi, narcissisme irresponsable ou produit du matérialisme consumériste. Et qu'en conséquence il soit la cause de presque tous les maux qui accablent notre société. Contre ce coup de force lexical idéologiquement orienté, cet ouvrage entend rappeler et établir l'existence d'un autre individualisme tel que par exemple l'ont pensé et défendu K. Popper et J.-F. Revel. Autant choix existentiel personnel que philosophie morale et sociale, il a valeur de déclaration d'indépendance individuelle, promeut la singularité d'individus souverains sur eux-mêmes tout disposés à coopérer volontairement sur la base de cette reconnaissance réciproque. Et prend sens en s'opposant au conformisme, au paternalisme et à toutes les formes possibles de collectivisme. C'est cet individualisme bien compris et polyphonique qu'on découvrira ici en cheminant en compagnie bien sûr de Stirner, Nietzsche, G. Palante et Ayn Rand. Mais aussi et entre autres de B. Constant, Emerson, O. Wilde, Alain, Ortega y Gasset, Hayek ou Zinovev. Et même de Kierkegaard, Tocqueville et Jaurès ? sans oublier des auteurs moins connus, des non-alignés et les surprenants anarcho-individualistes américains puis français des siècles derniers. Et si, dans l'actuel contexte de rhétorique anti-individualiste massive, ce "grand récit" redonnait goût à une liberté individuelle plus altière, responsable et partagée ?
Résumé : Fréquemment mis en cause dans les médias lorsque se produisent de graves récidives ou d'abusives remises anticipées de détenus en liberté, et aisément repérable par les anathèmes proférés contre le "tout-sécuritaire", le "tout-répressif", le "tout-carcéral" et le "populisme pénal", l'angélisme pénal est cette posture idéologique désormais dominante qui allie candeur et irréalisme dans sa représentation du délinquant, les causes de ses agissements et leur traitement. Dans sa perspective, le délinquant est en effet un "malheureux", une victime (de la société ou de son parcours personnel) appelant plus de compassion que de répression. Il ne devrait pas être puni ni même longuement incarcéré dans les cas les plus graves, mais au contraire bénéficier d'une indulgente bienveillance et automatiquement de circonstances atténuantes qui l'excusent, et, par suite, d'une assistance sociale devant nécessairement aboutir à sa réinsertion dans la communauté quoi qu'il ait pu commettre d'horrible. A partir d'une généalogie intellectuelle de son développement, de l'analyse critique du discours tenu par ses partisans mais aussi d'affaires tirées de l'actualité et de la portée des nouvelles mesures de politique pénale prônées par le gouvernement, l'auteur procède à la mise en examen de cet angélisme pénal et de la justice molle qui le met en ouvre sous l'éco-maxime "On ne jette plus (en prison), on recycle (en "probation"). Chefs d'accusation majeurs de ce réquisitoire : immoralité foncière de l'abolition des peines carcérales punitives et propagation d'un laxisme moral (tout est permis sans grandes conséquences négatives) ; diagnostic totalement biaisé porté sur la mentalité et les motivations du délinquant ; incitation supplémentaire à la primo-délinquance par la certitude d'être excusé d'avance et peu puni. Cette charge maniant l'ironie plutôt que l'invective n'en reste pas au stade d'une dénonciation. Menée en la bonne compagnie des grands penseurs de l'humanisme libéral classique européen, Kant, Humboldt, Benjamin Constant, Tocqueville et John Stuart Mill, elle prend appui sur une réflexion de fond légitimant la nécessité morale du punir. Tout en rectifiant la représentation du délinquant dans un sens réaliste, elle redonne droit de cité à une éthique de la responsabilité individuelle appliquée au champ pénal et au respect effectif du droit de l'homme de vivre en sûreté. Et son exigence d'une plus grande sévérité dans la punition du crime a pour corollaire l'appel à la dépénalisation des "crimes sans victimes" ni violence, à la disparition des punitions collectives (faire payer à tous la faute de quelques uns) et à l'apparition de prisons décentes et respectueuses de la diversité des détenus. Alain Laurent est philosophe, essayiste et directeur des collections "Bibliothèque classique de la liberté" et "penseurs de la liberté" aux Belles Lettres. Il a récemment publié aux Belles Lettres une biographie intellectuelle d'Ayn Rand (Ayn Rand ou la passion de l'égoïsme rationnel, 2012) et La Société ouverte et ses nouveaux ennemis (2008).
Présentation de l'éditeur Le libéralisme est une pensée de nature philosophique avant d'être économique ou politique. C'est une philosophie morale de la responsabilité individuelle et des justes droits dans l'égale liberté individuelle de tous - et non pas une plate exaltation de la tolérance molle ou du tout-marché. La disjonction entre libéralisme politique et économique est arbitraire. Ce qu'on appelle « néo-libéralisme » n'a rien de théoriquement nouveau et le prétendu « ultra-libéralisme » ne fait qu'appliquer les principes formulés par les grandes figures du libéralisme classique. . . Invalidant caricatures et idées reçues, ces assertions procèdent d'une référence exhaustive et inédite aux textes fondateurs ou négligés d'une tradition intellectuelle élargie ici à des auteurs peu attendus, comme aux apports contemporains des « libertariens » ou des « libéraux de gauche ». Le libéralisme s'en trouve recentré sur un volontarisme juridique servi par l'État limité, tandis qu'est renouvelée la conception de ce qui doit être qualifié de libéral, illibéral ou ultra-libéral. Cette enquête nourrie d'histoire des idées s'engage finalement dans une réflexion critique sur les actuelles pratiques de libéralisation - et l'exploration de ce que pourraient être un libéralisme. . . « républicain » et une vraie société ouverte. Essayiste, directeur de la collection « Iconoclastes » aux Belles Lettres, Alain Laurent a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans. Il a notamment publié Du bon usage de Descartes, Turgot. « Laissez faire! », Les Grands Courants du libéralisme et l'anthologie Théories contre l'impôt.
Arrivée aux Etats-Unis en 1926 après avoir fui l'Union soviétique, Ayn Rand (1905-1982) a été l'une des grandes figures de la vie publique américaine. D'abord scénariste à Hollywood puis auteure de pièces de théâtre, elle publie deux immenses best-sellers, The Fountainhead ("La Source Vive") en 1943 et Atlas Shrugged ("La Grève") en 1957. Elle crée un mouvement intellectuel qui enthousiasme les campus universitaires, et pose les bases de la pensée libertarienne dans de multiples textes théoriques. Cette farouche anti-collectiviste doit sa notoriété et son influence à l'écho rencontré par l'optimiste "philosophie pour vivre sur la terre" qui irrigue ses récits de fiction: l'"objectivisme". Lequel se caractérise par une iconoclaste réhabilitation morale du capitalisme, fondée sur la promotion de l'"égoïsme rationnel" en vertu et l'exaltation de la souveraineté de l'individu créateur. Si la renommée de son oeuvre et de sa pensée s'est depuis longtemps diffusée au-delà des frontières américaines, Ayn Rand demeure singulièrement méconnue en France. Cette biographie intellectuelle fait découvrir sa personnalité aussi fascinante que controversée, et soumet sa "philosophie" à un réexamen où la sympathie n'étouffe pas les droits de l'esprit critique. Auteur de multiples ouvrages sur l'individualisme et le libéralisme, Alain Laurent est directeur de collections aux Belles lettres.
Ce livre entend contribuer à l'information d'un courant libertaire qui saurait concilier l'aspiration à une socialité toujours plus ouverte à l'autonomie individuelle et la conscience du devoir de responsabilité des individus-citoyens.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.