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Ayn Rand ou la passion de l'égoïsme rationnel. Une biographie intellectuelle
Laurent Alain
BELLES LETTRES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782251399034
Arrivée aux Etats-Unis en 1926 après avoir fui l'Union soviétique, Ayn Rand (1905-1982) a été l'une des grandes figures de la vie publique américaine. D'abord scénariste à Hollywood puis auteure de pièces de théâtre, elle publie deux immenses best-sellers, The Fountainhead ("La Source Vive") en 1943 et Atlas Shrugged ("La Grève") en 1957. Elle crée un mouvement intellectuel qui enthousiasme les campus universitaires, et pose les bases de la pensée libertarienne dans de multiples textes théoriques. Cette farouche anti-collectiviste doit sa notoriété et son influence à l'écho rencontré par l'optimiste "philosophie pour vivre sur la terre" qui irrigue ses récits de fiction: l'"objectivisme". Lequel se caractérise par une iconoclaste réhabilitation morale du capitalisme, fondée sur la promotion de l'"égoïsme rationnel" en vertu et l'exaltation de la souveraineté de l'individu créateur. Si la renommée de son oeuvre et de sa pensée s'est depuis longtemps diffusée au-delà des frontières américaines, Ayn Rand demeure singulièrement méconnue en France. Cette biographie intellectuelle fait découvrir sa personnalité aussi fascinante que controversée, et soumet sa "philosophie" à un réexamen où la sympathie n'étouffe pas les droits de l'esprit critique. Auteur de multiples ouvrages sur l'individualisme et le libéralisme, Alain Laurent est directeur de collections aux Belles lettres.
Résumé : Si à présent tout le monde et en tous domaines en appelle à "la responsabilité". c'est en demeurant dans un flou artistique. et sans que cela se traduise dans la réalité sociale puisque prévaut toujours plus une irresponsabilité massive. En contre-feu aux processus de déresponsabilisation institutionnelle et idéologique (culture de l'excuse, maternage infantilisant. vulgate déterministe des neurosciences et du sociologisme. bientôt emprise de l'Intelligence artificielle) qui sapent en son amont et son aval le ressort personnel du choix responsable, cet ouvrage entend promouvoir une robuste philosophie de la responsabilité individuelle (d'Aristote et Kant à Karl Popper et Jankélévitch) sans la logique et l'éthique de laquelle le principe de responsabilité est moralement et intellectuellement privé de son sens authentique et de toute efficience. Contre le réductionnisme scientiste et " naturaliste " qui prive la responsabilité d'assise substantielle, cette réflexion réaffirme aussi la validité de l'autonomie du sujet et de son libre arbitre ressourcé dans les travaux d'une nouvelle génération de philosophes américains et désormais français ainsi que de neuroscientifiques dépourvus d'à priori déterministes. Tout en faisant litière des lieux communs voulant que la responsabilité soit le "revers de la liberté" et en soutenant que souvent nous sommes responsables de notre irresponsabilité ou que trop de responsabilités tue la responsabilité. l'auteur plaide pour une responsabilisation personnelle moins culpabilisante qu'attractive et "proactive", récompensant des individus fiers de répondre d'eux-mêmes et d'ainsi inspirer confiance aux autres - et pilier régulateur du lien social d'une véritable société ouverte.
Toutes les démocraties égalitaires, détribalisées et sécularisées d'Occident sont confrontées aux mêmes défis du communautarisme et de la réislamisation d'une partie de l'immigration - accrus par un continuel afflux de "clandestins": le problème de l'intégration se pose donc moins en termes franco-français de "République" que plus globalement de "société ouverte". Dans la perspective de Kart Popper (La Société ouverte et ses ennemis) et en usant de la liberté d'esprit et de parole chère à Jean-François Revel, il s'agit ici, à partir des faits, de montrer que cette situation critique résulte d'abord de la forfaiture morale et parfois juridique de politiques qui n'ont pas voulu faire respecter le droit commun démocratique. Mais, surtout et en amont, de l'emprise d'une idéologie prétendument "antiraciste", "sans-frontiériste" et acquise au relativisme multiculturel qui a perverti les valeurs de tolérance et d'ouverture: en elle se retrouvent les véritables et paradoxaux nouveaux ennemis de la société ouverte. Faisant grand cas de l'émergence d'une résistance intellectuelle de tradition anti-totalitaire (aux antipodes de l'extrême droite) à cette bien-pensance et du combat émancipateur des "musulman(e)s libres", cette réflexion pointe le pathos masochiste qui fait ?uvrer les sociétés ouvertes contre elles-mêmes. Sans oublier d'explorer les conditions d'une ouverture raisonnée à l'altérité.
Résumé : Aux Etats-Unis, le " liberalism " est tout le contraire de ce que communément l'on croit de ce côté-ci de l'Atlantique. Non pas le si décrié " ultra-libéralisme ", mais une transposition et une adaptation locale parfois passablement gauchisée de la social-démocratie à l'européenne - en contradiction flagrante avec l'identité historique de la tradition libérale. Comment, pourquoi et avec quelles conséquences ce détournement de sens a-t-il pu se produire et s'institutionnaliser alors qu'en Europe continentale était conservée l'acception classique du libéralisme : c'est ce que révèle cet ouvrage nourri des textes de référence faisant intellectuellement autorité. Il y est par suite et en parallèle retracé l'histoire si méconnue du combat idéologique et politique engagé contre les " liberals " par les disciples américains du libéralisme classique européen improprement appelés " néolibéraux ", contraints de s'identifier sous de nouveaux labels tels que " conservatives " ou " libertarians ". Comme au prix de dommageables confusions se multiplient maintenant les tentatives d'acclimater insidieusement en Europe cette contrefaçon américaine du libéralisme (un biais pour discréditer la libéralisation libérale...), l'enjeu de cette plongée clans l'histoire transatlantique récente des idées va bien au-delà de simples problèmes d'ordre lexical...
Résumé : Un cliché amplement répandu veut désormais que l'individualisme ne puisse qu'être égoïsme, repli sur soi, narcissisme irresponsable ou produit du matérialisme consumériste. Et qu'en conséquence il soit la cause de presque tous les maux qui accablent notre société. Contre ce coup de force lexical idéologiquement orienté, cet ouvrage entend rappeler et établir l'existence d'un autre individualisme tel que par exemple l'ont pensé et défendu K. Popper et J.-F. Revel. Autant choix existentiel personnel que philosophie morale et sociale, il a valeur de déclaration d'indépendance individuelle, promeut la singularité d'individus souverains sur eux-mêmes tout disposés à coopérer volontairement sur la base de cette reconnaissance réciproque. Et prend sens en s'opposant au conformisme, au paternalisme et à toutes les formes possibles de collectivisme. C'est cet individualisme bien compris et polyphonique qu'on découvrira ici en cheminant en compagnie bien sûr de Stirner, Nietzsche, G. Palante et Ayn Rand. Mais aussi et entre autres de B. Constant, Emerson, O. Wilde, Alain, Ortega y Gasset, Hayek ou Zinovev. Et même de Kierkegaard, Tocqueville et Jaurès ? sans oublier des auteurs moins connus, des non-alignés et les surprenants anarcho-individualistes américains puis français des siècles derniers. Et si, dans l'actuel contexte de rhétorique anti-individualiste massive, ce "grand récit" redonnait goût à une liberté individuelle plus altière, responsable et partagée ?
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.