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Responsabilité. Réactiver la responsabilité individuelle
Laurent Alain
BELLES LETTRES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782251450650
Si à présent tout le monde et en tous domaines en appelle à "la responsabilité". c'est en demeurant dans un flou artistique. et sans que cela se traduise dans la réalité sociale puisque prévaut toujours plus une irresponsabilité massive. En contre-feu aux processus de déresponsabilisation institutionnelle et idéologique (culture de l'excuse, maternage infantilisant. vulgate déterministe des neurosciences et du sociologisme. bientôt emprise de l'Intelligence artificielle) qui sapent en son amont et son aval le ressort personnel du choix responsable, cet ouvrage entend promouvoir une robuste philosophie de la responsabilité individuelle (d'Aristote et Kant à Karl Popper et Jankélévitch) sans la logique et l'éthique de laquelle le principe de responsabilité est moralement et intellectuellement privé de son sens authentique et de toute efficience. Contre le réductionnisme scientiste et " naturaliste " qui prive la responsabilité d'assise substantielle, cette réflexion réaffirme aussi la validité de l'autonomie du sujet et de son libre arbitre ressourcé dans les travaux d'une nouvelle génération de philosophes américains et désormais français ainsi que de neuroscientifiques dépourvus d'à priori déterministes. Tout en faisant litière des lieux communs voulant que la responsabilité soit le "revers de la liberté" et en soutenant que souvent nous sommes responsables de notre irresponsabilité ou que trop de responsabilités tue la responsabilité. l'auteur plaide pour une responsabilisation personnelle moins culpabilisante qu'attractive et "proactive", récompensant des individus fiers de répondre d'eux-mêmes et d'ainsi inspirer confiance aux autres - et pilier régulateur du lien social d'une véritable société ouverte.
Ce livre entend contribuer à l'information d'un courant libertaire qui saurait concilier l'aspiration à une socialité toujours plus ouverte à l'autonomie individuelle et la conscience du devoir de responsabilité des individus-citoyens.
Toutes les démocraties égalitaires, détribalisées et sécularisées d'Occident sont confrontées aux mêmes défis du communautarisme et de la réislamisation d'une partie de l'immigration - accrus par un continuel afflux de "clandestins": le problème de l'intégration se pose donc moins en termes franco-français de "République" que plus globalement de "société ouverte". Dans la perspective de Kart Popper (La Société ouverte et ses ennemis) et en usant de la liberté d'esprit et de parole chère à Jean-François Revel, il s'agit ici, à partir des faits, de montrer que cette situation critique résulte d'abord de la forfaiture morale et parfois juridique de politiques qui n'ont pas voulu faire respecter le droit commun démocratique. Mais, surtout et en amont, de l'emprise d'une idéologie prétendument "antiraciste", "sans-frontiériste" et acquise au relativisme multiculturel qui a perverti les valeurs de tolérance et d'ouverture: en elle se retrouvent les véritables et paradoxaux nouveaux ennemis de la société ouverte. Faisant grand cas de l'émergence d'une résistance intellectuelle de tradition anti-totalitaire (aux antipodes de l'extrême droite) à cette bien-pensance et du combat émancipateur des "musulman(e)s libres", cette réflexion pointe le pathos masochiste qui fait ?uvrer les sociétés ouvertes contre elles-mêmes. Sans oublier d'explorer les conditions d'une ouverture raisonnée à l'altérité.
Arrivée aux Etats-Unis en 1926 après avoir fui l'Union soviétique, Ayn Rand (1905-1982) a été l'une des grandes figures de la vie publique américaine. D'abord scénariste à Hollywood puis auteure de pièces de théâtre, elle publie deux immenses best-sellers, The Fountainhead ("La Source Vive") en 1943 et Atlas Shrugged ("La Grève") en 1957. Elle crée un mouvement intellectuel qui enthousiasme les campus universitaires, et pose les bases de la pensée libertarienne dans de multiples textes théoriques. Cette farouche anti-collectiviste doit sa notoriété et son influence à l'écho rencontré par l'optimiste "philosophie pour vivre sur la terre" qui irrigue ses récits de fiction: l'"objectivisme". Lequel se caractérise par une iconoclaste réhabilitation morale du capitalisme, fondée sur la promotion de l'"égoïsme rationnel" en vertu et l'exaltation de la souveraineté de l'individu créateur. Si la renommée de son oeuvre et de sa pensée s'est depuis longtemps diffusée au-delà des frontières américaines, Ayn Rand demeure singulièrement méconnue en France. Cette biographie intellectuelle fait découvrir sa personnalité aussi fascinante que controversée, et soumet sa "philosophie" à un réexamen où la sympathie n'étouffe pas les droits de l'esprit critique. Auteur de multiples ouvrages sur l'individualisme et le libéralisme, Alain Laurent est directeur de collections aux Belles lettres.
Présentation de l'éditeur Le libéralisme est une pensée de nature philosophique avant d'être économique ou politique. C'est une philosophie morale de la responsabilité individuelle et des justes droits dans l'égale liberté individuelle de tous - et non pas une plate exaltation de la tolérance molle ou du tout-marché. La disjonction entre libéralisme politique et économique est arbitraire. Ce qu'on appelle « néo-libéralisme » n'a rien de théoriquement nouveau et le prétendu « ultra-libéralisme » ne fait qu'appliquer les principes formulés par les grandes figures du libéralisme classique. . . Invalidant caricatures et idées reçues, ces assertions procèdent d'une référence exhaustive et inédite aux textes fondateurs ou négligés d'une tradition intellectuelle élargie ici à des auteurs peu attendus, comme aux apports contemporains des « libertariens » ou des « libéraux de gauche ». Le libéralisme s'en trouve recentré sur un volontarisme juridique servi par l'État limité, tandis qu'est renouvelée la conception de ce qui doit être qualifié de libéral, illibéral ou ultra-libéral. Cette enquête nourrie d'histoire des idées s'engage finalement dans une réflexion critique sur les actuelles pratiques de libéralisation - et l'exploration de ce que pourraient être un libéralisme. . . « républicain » et une vraie société ouverte. Essayiste, directeur de la collection « Iconoclastes » aux Belles Lettres, Alain Laurent a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans. Il a notamment publié Du bon usage de Descartes, Turgot. « Laissez faire! », Les Grands Courants du libéralisme et l'anthologie Théories contre l'impôt.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.