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En finir avec l'angélisme pénal
Laurent Alain
BELLES LETTRES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782251444796
Fréquemment mis en cause dans les médias lorsque se produisent de graves récidives ou d'abusives remises anticipées de détenus en liberté, et aisément repérable par les anathèmes proférés contre le "tout-sécuritaire", le "tout-répressif", le "tout-carcéral" et le "populisme pénal", l'angélisme pénal est cette posture idéologique désormais dominante qui allie candeur et irréalisme dans sa représentation du délinquant, les causes de ses agissements et leur traitement. Dans sa perspective, le délinquant est en effet un "malheureux", une victime (de la société ou de son parcours personnel) appelant plus de compassion que de répression. Il ne devrait pas être puni ni même longuement incarcéré dans les cas les plus graves, mais au contraire bénéficier d'une indulgente bienveillance et automatiquement de circonstances atténuantes qui l'excusent, et, par suite, d'une assistance sociale devant nécessairement aboutir à sa réinsertion dans la communauté quoi qu'il ait pu commettre d'horrible. A partir d'une généalogie intellectuelle de son développement, de l'analyse critique du discours tenu par ses partisans mais aussi d'affaires tirées de l'actualité et de la portée des nouvelles mesures de politique pénale prônées par le gouvernement, l'auteur procède à la mise en examen de cet angélisme pénal et de la justice molle qui le met en ouvre sous l'éco-maxime "On ne jette plus (en prison), on recycle (en "probation"). Chefs d'accusation majeurs de ce réquisitoire : immoralité foncière de l'abolition des peines carcérales punitives et propagation d'un laxisme moral (tout est permis sans grandes conséquences négatives) ; diagnostic totalement biaisé porté sur la mentalité et les motivations du délinquant ; incitation supplémentaire à la primo-délinquance par la certitude d'être excusé d'avance et peu puni. Cette charge maniant l'ironie plutôt que l'invective n'en reste pas au stade d'une dénonciation. Menée en la bonne compagnie des grands penseurs de l'humanisme libéral classique européen, Kant, Humboldt, Benjamin Constant, Tocqueville et John Stuart Mill, elle prend appui sur une réflexion de fond légitimant la nécessité morale du punir. Tout en rectifiant la représentation du délinquant dans un sens réaliste, elle redonne droit de cité à une éthique de la responsabilité individuelle appliquée au champ pénal et au respect effectif du droit de l'homme de vivre en sûreté. Et son exigence d'une plus grande sévérité dans la punition du crime a pour corollaire l'appel à la dépénalisation des "crimes sans victimes" ni violence, à la disparition des punitions collectives (faire payer à tous la faute de quelques uns) et à l'apparition de prisons décentes et respectueuses de la diversité des détenus. Alain Laurent est philosophe, essayiste et directeur des collections "Bibliothèque classique de la liberté" et "penseurs de la liberté" aux Belles Lettres. Il a récemment publié aux Belles Lettres une biographie intellectuelle d'Ayn Rand (Ayn Rand ou la passion de l'égoïsme rationnel, 2012) et La Société ouverte et ses nouveaux ennemis (2008).
Résumé : Ce livre : - établit que, au-delà du marché et de la tolérance - qui n'en sont que des traductions particulières et partielles -, le libéralisme consiste avant tout en une logique de la liberté individuelle porteuse de valeurs et principes à dimension philosophique concernant la nature de l'homme et de l'ordre social, ainsi que le sens de l'action humaine ; - éclaire la nature " plurielle " de la pensée libérale, qui se décline en grandes sensibilités historiques, plus que jamais vivantes, ayant toutes une dimension politique et économique ; - et souligne que ces grands courants se distinguent par leurs conceptions relatives au pluralisme institutionnel ou sociétal, aux droits de l'Etat et à l'état de Droit, à l'équilibre privé/public, au libre marché, à la propriété de soi et à la responsabilité individuelle.
Arrivée aux Etats-Unis en 1926 après avoir fui l'Union soviétique, Ayn Rand (1905-1982) a été l'une des grandes figures de la vie publique américaine. D'abord scénariste à Hollywood puis auteure de pièces de théâtre, elle publie deux immenses best-sellers, The Fountainhead ("La Source Vive") en 1943 et Atlas Shrugged ("La Grève") en 1957. Elle crée un mouvement intellectuel qui enthousiasme les campus universitaires, et pose les bases de la pensée libertarienne dans de multiples textes théoriques. Cette farouche anti-collectiviste doit sa notoriété et son influence à l'écho rencontré par l'optimiste "philosophie pour vivre sur la terre" qui irrigue ses récits de fiction: l'"objectivisme". Lequel se caractérise par une iconoclaste réhabilitation morale du capitalisme, fondée sur la promotion de l'"égoïsme rationnel" en vertu et l'exaltation de la souveraineté de l'individu créateur. Si la renommée de son oeuvre et de sa pensée s'est depuis longtemps diffusée au-delà des frontières américaines, Ayn Rand demeure singulièrement méconnue en France. Cette biographie intellectuelle fait découvrir sa personnalité aussi fascinante que controversée, et soumet sa "philosophie" à un réexamen où la sympathie n'étouffe pas les droits de l'esprit critique. Auteur de multiples ouvrages sur l'individualisme et le libéralisme, Alain Laurent est directeur de collections aux Belles lettres.
Présentation de l'éditeur Le libéralisme est une pensée de nature philosophique avant d'être économique ou politique. C'est une philosophie morale de la responsabilité individuelle et des justes droits dans l'égale liberté individuelle de tous - et non pas une plate exaltation de la tolérance molle ou du tout-marché. La disjonction entre libéralisme politique et économique est arbitraire. Ce qu'on appelle « néo-libéralisme » n'a rien de théoriquement nouveau et le prétendu « ultra-libéralisme » ne fait qu'appliquer les principes formulés par les grandes figures du libéralisme classique. . . Invalidant caricatures et idées reçues, ces assertions procèdent d'une référence exhaustive et inédite aux textes fondateurs ou négligés d'une tradition intellectuelle élargie ici à des auteurs peu attendus, comme aux apports contemporains des « libertariens » ou des « libéraux de gauche ». Le libéralisme s'en trouve recentré sur un volontarisme juridique servi par l'État limité, tandis qu'est renouvelée la conception de ce qui doit être qualifié de libéral, illibéral ou ultra-libéral. Cette enquête nourrie d'histoire des idées s'engage finalement dans une réflexion critique sur les actuelles pratiques de libéralisation - et l'exploration de ce que pourraient être un libéralisme. . . « républicain » et une vraie société ouverte. Essayiste, directeur de la collection « Iconoclastes » aux Belles Lettres, Alain Laurent a enseigné la philosophie pendant plus de trente ans. Il a notamment publié Du bon usage de Descartes, Turgot. « Laissez faire! », Les Grands Courants du libéralisme et l'anthologie Théories contre l'impôt.
Le tourisme responsable se renforce et s'inscrit dans un mouvement général de qualité. La RSE touristique (Responsabilité sociale et environnementale des entreprises) aménage certes un périmètre de responsabilité. Mais il est important de prendre conscience que les impacts du tourisme sont non seulement globaux, par effet cumulatif, mais aussi méso (les sites, les régions, les habitats, les aires culturelles, etc.) et micro sur les personnes et les familles. Ces effets ne peuvent plus être ignorés. C'est aux échelles appropriées qu'il convient de les traiter. Les échelles territoriales (la région, les pays, les communes, les quartiers, etc.), sont les niveaux utiles, d'autant que les politiques publiques touristiques leur sont souvent déléguées. L'aménagement du territoire, les infrastructures "secondaires", le tissu économique local et marqué territorialement, la gestion fine des patrimoines naturels et culturels, la formation ciblée, la fiscalité locale, la gestion du foncier, etc., sont directement et fortement concernés par le développement du tourisme. Établir un lien fort entre les acteurs du tourisme et les responsables en charge non seulement de la territorialisation des politiques publiques mais aussi de la définition de politiques territoriales est indispensable. Le tourisme responsable, moteur, levier, catalyseur et prétexte, peut être un outil important du développement responsable des territoires. Cet ouvrage, à partir de l'analyse de multiples projets et du contenu de la première rencontre largement décloisonnée sur le sujet (Rencontre territoriale d'Auvergne, 2008), fournit des éléments précieux, de nouveaux repères. Cet ouvrage prolonge cette ouverture et offre des clés pour rendre concrète l'approche territoriale du tourisme, la seule qui prenne en compte le système touristique comme le système territorial. Il fait ainsi le lien entre une offre de voyage, de loisirs ou de découverte et un arrière-plan complexe, imbriqué, dont le client consomm'acteur ne soupçonne ni l'existence ni les conséquences. C'est à cette découverte qu'il invite le lecteur.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.