Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La dernière muse latine. Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque
Laurens Pierre
BELLES LETTRES
40,00 €
Épuisé
EAN :9782251443539
Bien qu'elles couvrent un arc de treize siècles, depuis les invasions barbares jusqu'à l'Europe des monarchies, et ' conduisent le lecteur du pur cristal de Claudien au baroquisme étincelant de l'anglais Richard Crashaw, contemporain de John Donne et au moins son égal, en passant par les délicieuses inventions médiévales, bientôt suivies de la reconquête, par les générations héritières de Pétrarque, d'un grand classicisme, tenté lui-même à son tour par l'Ange du maniérisme et le culte de la merveille conceptiste, ces douze études ne proposent pas une histoire, qui reste encore à écrire: simples coups de sonde et plutôt essai de poétique dans l'histoire, elles dessinent seulement un itinéraire., avec l'espoir de démontrer la prodigieuse force de renouvellement de la Muse latine, sa capacité à produire, bien longtemps après la chute de l'Urbs, parallèlement aux grandes créations de la prose scholastique ou humaniste et prévenant plus d'une fois les avant-gardes des poètes en langue vernaculaire, de beaux objets consacrés au luxe et au plaisir. Etudes, ou plutôt "lectures", car ici le plaisir du texte est servi par l'amoureuse traduction, et l'exégèse savante n'a pas d'autre but que d'inviter au partage de l'enchantement poétique.
Muse aimée, à qui apportes-tu tous ces fruits réunis dans un chant ?Qui donc, pourrais-je dire encore, a tressé cette couronne de poètes ?IV, I, I-2Pour retrouver tous les volumes de la série, cliquez ici.Table des matières : Préface, par Pierre LaurensAnthologie PalatinePréambules de Méléagre, de Philippe et d?Agathias (Livre IV)Épigrammes amoureuses (Livre V)Épigrammes votives (Livre VI)Épigrammes funéraires (Livre VII)Épigrammes démonstratives (Livre IX)Les épigrammes morales (Livre X)Épigrammes bachiques et satiriques (Livre XIa)La Muse garçonnière (Livre XII)Anthologie de Planude (Livre XVI)Épigrammes démonstrativesÉpigrammes satiriquesÉpigrammes funérairesÉpigrammes descriptivesLes Statues de l?HippodromeÉpigrammes diversesIndex des auteursNotes Biographiques : Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012). Pierre Laurens, membre de l'Institut, professeur émérite à la Sorbonne où il a occupé la chaire de Littérature latine de la Renaissance, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : Anthologie grecque, Livre IX, deuxième partie, et X (1974 et 2011) ; Musæ reduces (1975) ; Baltasar Gracián, La Pointe ou l?Art du génie, trad. (1983) ; le Commentaire surle Banquet de Platon de Marsile Ficin, éd. et trad. (2002) ; l?Africa de Pétrarque, éd. Et trad. (2006) ; Anthologie de la poésie lyrique latine de la Renaissance (2004) ; La dernièreMuse latine, Douze lectures poétiques, de Claudien à la génération baroque (2008) ; L?âgede l?inscription (2010) ; L?Abeille dans l?ambre (1989, édition revue et augmentée 2012).
La littérature grecque commence avec l'Iliade et finit avec l'Anthologie, autrement dit l'Anthologie grecque, cette prodigieuse collection d'épigrammres écrites entre le VI ? siècle avant notre ère et le VI ? après, soit (on l'oublie trop souvent) la plus ancienne des anthologies, et le prototype de toutes celles qui allaient suivre. Prélever seulement la fleur de cette collection, dont la publication au seuil de l'époque moderne a été un éblouissement, offre déjà matière à un livre extrêmement séduisant et divers, puisque dès l'époque alexandrine, l'épigramme en vient à désigner tout poème court - amoureux, narratif, descriptif, moral, comique - pourvu qu'il soit doté d'un corps élégant et d'une âme pleine de subtilité. On sait cependant qu'en passant de la Grèce à Rome, l'épigramme reçoit de Catulle l'ébranlement de la violence et de Martial une mutation décisive, élargie et tout ensemble rétrécie au domaine de la satire et surtout s'armant de la pointe en un nouvel "arte de torear". Dès lors la piqûre est avec la brièveté le trait distinctif du genre. Ce qui ne le réduit pas à la cruauté, puisque les poètes de la Renaissance et de l'âge baroque, armés de la pointe latine, repartent à la conquête de la variété originelle. Et le symbole de l'épigramme devient, selon Giambattista Marino, non pas tant la guêpe que l'abeille, "au corset étroit, habile à planter son dard et à extraire, de la piqûre, le miel". Voici donc deux millénaires d'épigrammes, de Simonide à John Owen : un parcours fulgurant et tonique, pour la première fois donné en version originale et en traduction française.
Résumé : Il fut un temps où l'on pensait que le mot grec crocodeilos venait de crocos (safran), et de deilos (peureux), ce qui faisait du crocodile l'animal qui a peur du safran. Reste que, grâce à un savoir erroné, l'on retenait trois mots d'un coup et tout un chacun, comme le jeune Montaigne, lisait couramment le latin. Aujourd'hui, la science appelée linguistique a fait d'immenses progrès, mais les lecteurs sont devenus fort rares. Pierre Laurens a voulu combler un peu ce fossé qui sépare les spécialistes, de plus en plus savants, des novices, voire des sympathisants, de plus en plus désarmés, en rapprochant clairement la science et la pédagogie. Il fallait, pour cela, retracer à grands traits l'histoire passionnante de la linguistique depuis les pionniers, comme Arsène Darmesteter ou Michel Bréal, et, à travers cette histoire, familiariser le lecteur avec les principales étapes de cette autre formidable aventure collective, intellectuelle et sociale, celle de la constitution et du devenir d'une grande langue de civilisation. D'abord l'héritage indo-européen, pressenti dès le XVIII e siècle qui, à partir de la vogue suscitée par la découverte du sanscrit, invente un nouveau récit des origines : les principaux résultats de la grammaire comparée sont consignés dans le Dictionnaire étymologique d'Ernout-Meillet qui fait également la part du substrat méditerranéen et des emprunts ; puis l'enrichissement : l'incessant travail de la langue sur elle-même par préfixation, suffixation et composition, procédures qui aboutissent à la multiplication des mots et relèvent de la morphologie dérivationnelle ; et cet autre type de travail, la polysémie, qui relève de la sémantique (le mot est inventé par Bréal) et découvre dans le mot une multiplicité de sens ; enfin l'évolution qui conduit aux langues romanes et en particulier au français, où le latin se lit encore miraculeusement par transparence. Ce sont ainsi non point une, mais plusieurs petites leçons de vocabulaire proposées en gradation, toutes illustrées par d'abondantes listes, plus ou moins bavardes, et qui parfois se recoupent, où l'on pourra se promener, piocher à plaisir et à l'occasion s'instruire ou se divertir : mille termes, pour la plupart usuels, tellement justifiés, tellement évidents qu'on les retiendra comme par surcroît et sans peine.
Dans le vaste champ des études de traductologie, ce livre, placé sous l'invocation de Valéry Larbaud, revendique une double limitation. Il ne traite que de poésie et, qui pis est, d'une poésie métrique et non rythmique comme la moderne, inscrite dans une langue morte, le latin, qui a nourri l'attention des lettrés depuis les débuts de l'Age moderne et dont des secteurs entiers se découvrent encore avec émerveillement aujourd'hui, quand Moyen Age et Renaissance mieux connus ajoutent un Pétrarque à un Virgile, un Ovide et un Properce. L'auteur, spécialiste de la littérature latine, enregistre, sans s'interdire de trancher, les débats que se livrent depuis le début les traducteurs, gens de lettres et universitaires, sourciers et ciblistes, opposant la fidélité à l'élégance, la prose au vers (régulier, libre, ou blank verse) ou au simple stique. Acharné traducteur lui-même, il invite le lecteur dans son atelier ou plutôt celui du poète, pour lui faire goûter les images, comme le rythme et la musique, le chant. Cela peut se lire comme une déclaration d'amour et un plaidoyer pour la beauté latine : épopée, élégie, lyrisme, épigramme, au fil des chapitres, ce sont, avec les problèmes particuliers posés par chacun de ces genres, les plus belles pages de cette langue qui sont proposées à l'émulation de son lecteur.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.