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Dis-moi comment tu traduis les poètes
Laurens Pierre
BELLES LETTRES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782251458380
Dans le vaste champ des études de traductologie, ce livre, placé sous l'invocation de Valéry Larbaud, revendique une double limitation. Il ne traite que de poésie et, qui pis est, d'une poésie métrique et non rythmique comme la moderne, inscrite dans une langue morte, le latin, qui a nourri l'attention des lettrés depuis les débuts de l'Age moderne et dont des secteurs entiers se découvrent encore avec émerveillement aujourd'hui, quand Moyen Age et Renaissance mieux connus ajoutent un Pétrarque à un Virgile, un Ovide et un Properce. L'auteur, spécialiste de la littérature latine, enregistre, sans s'interdire de trancher, les débats que se livrent depuis le début les traducteurs, gens de lettres et universitaires, sourciers et ciblistes, opposant la fidélité à l'élégance, la prose au vers (régulier, libre, ou blank verse) ou au simple stique. Acharné traducteur lui-même, il invite le lecteur dans son atelier ou plutôt celui du poète, pour lui faire goûter les images, comme le rythme et la musique, le chant. Cela peut se lire comme une déclaration d'amour et un plaidoyer pour la beauté latine : épopée, élégie, lyrisme, épigramme, au fil des chapitres, ce sont, avec les problèmes particuliers posés par chacun de ces genres, les plus belles pages de cette langue qui sont proposées à l'émulation de son lecteur.
L'épitaphe d'un guerrier par Simonide, la dédicace par Laïs vieillie d'un miroir à Vénus, un enfant égorgé par l'eau coupante d'un glacier, une flèche lancée par Martial contre un hôte avare, une scène de la Passion rejouée pathétiquement par Crashaw, l'épigramme, c'est d'abord éparpillement, cette multiplicité d'individus et d'objets concrets. Comment résister au vertige et réduire à l'un le multiple ? A1'intérieur d'un cadre chronologique qui finit par embrasser plus de deux millénaires, ce livre n'offre pas une histoire de l'épigramme poursuit plutôt, à travers l'analyse des moments forts de son évolution, une réflexion sur l'essence d'un genre poétique. Essai de Poétique dans l'histoire, où l'on s'efforce de mettre en lumière, entre la uenustas des Grecs et la subtilité de la Renaissance, le puissant resserrement de la révolution latine. Non sans que se confirme au-delà de l'élargissement in sant du champ et des profonds remaniements de la structure, l'unité dans le temps d'une forme : brève, close, liée à l'objet ou à la circonstance particulière, considérés objectivement et traités rhétoriquement : soit l'opposé du haiku, autre forme brève, paradoxalement mieux connue en France grâce à quelques excellentes anthologies. Soucieux aussi de contribuer à rendre à l'Occident partie de sa mémoire perdue, l'auteur a fait la part belle aux exemples qui, tout en l'illustrant, excèdent la théorie et représentent la part de l'unique. De cette attention portée à l'objet poétique, témoigne, au seuil du livre, le titre d'un sujet de Martial - au demeurant emblématique du genre, par l'alliance de la douceur miellée et du dard. Professeur. à l'Université de Poitiers, spécialiste de la littérature de la Renaissance, Pierre Laurens a publié (en collaboration) le Livre IX de l'Anthologie grecque (deuxième tome), Musae Reduces, Anthologie de la poésie latine dans l'Europe de la renaissance, 2 vol. , et la première traduction intégrale du traité de Baltasar Graclan, La Pointe ou l'art du Génie. En préparation : Poètes latins baroques et La rhétorique du Monument (étude sur l'inscription latine au XVIIe siècle).
Generalia Heinz Hofman (Tübingen) Point de vue sur l'évolution et les perspectives des études néo-latines Philologica Leighton D. Reynolds (Oxford) Petrarch and Cicero's phisolophical works Anne Raffarin (Paris) Autour de Flavio Biondo Epigraphica Ginette Vagenheim (Rouen) L'Epigraphie, un aspect méconnu de la philologie classique au XVIIè siècle. Histoire littéraire Giuliana Crevatin (Florence) l riuso del corpus cesarino nell'Italia del Trecento Marc Deramaix (Rouen) Christias, 1513 - La "forma antiquior" du "De partu Virginis" de Sannazar et l'académie romaine sous Léon X dans un manuscrit inédit de Séville. Carlo Vecce (Macerata) "Salutate Messer Ambrogio", Ambrogio Leone entre Venise et l'Europe. Poetica et Rhetorica Donatella Coppini (Florence) Da "Dummodo non castum" a "nimium castus liber" osservazioni sull'epigramma latino nel Quattrocento Lucia Gualdo Rosa (Naples) L'académie pontanienne et l'élaboration d'une poétique du Classicisme Anne Videau (Paris-Nanterre) Le programme des "Quatuor libri Amorum" de Konrad Celtis et le frontispice d'Albrecht Dürer. Pierre Laurens (Paris) Modèles plautiniens dans la lyrique latine de la Renaissance de Marulle à Kaspar Barth Bibliographie critique
Résumé : Bien qu'elles couvrent un arc de treize siècles, depuis les invasions barbares jusqu'à l'Europe des monarchies, et ' conduisent le lecteur du pur cristal de Claudien au baroquisme étincelant de l'anglais Richard Crashaw, contemporain de John Donne et au moins son égal, en passant par les délicieuses inventions médiévales, bientôt suivies de la reconquête, par les générations héritières de Pétrarque, d'un grand classicisme, tenté lui-même à son tour par l'Ange du maniérisme et le culte de la merveille conceptiste, ces douze études ne proposent pas une histoire, qui reste encore à écrire: simples coups de sonde et plutôt essai de poétique dans l'histoire, elles dessinent seulement un itinéraire., avec l'espoir de démontrer la prodigieuse force de renouvellement de la Muse latine, sa capacité à produire, bien longtemps après la chute de l'Urbs, parallèlement aux grandes créations de la prose scholastique ou humaniste et prévenant plus d'une fois les avant-gardes des poètes en langue vernaculaire, de beaux objets consacrés au luxe et au plaisir. Etudes, ou plutôt "lectures", car ici le plaisir du texte est servi par l'amoureuse traduction, et l'exégèse savante n'a pas d'autre but que d'inviter au partage de l'enchantement poétique.
Revue de presse S'ouvrant sur la haute figure de Pétrarque, cette anthologie de la poésie latine de la Renaissance a choisi d'isoler la précieuse veine du lyrisme.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.