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Les mots latins pour Mathilde. Petites leçons d'une grande langue
Laurens Pierre
BELLES LETTRES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782251445892
Il fut un temps où l'on pensait que le mot grec crocodeilos venait de crocos (safran), et de deilos (peureux), ce qui faisait du crocodile l'animal qui a peur du safran. Reste que, grâce à un savoir erroné, l'on retenait trois mots d'un coup et tout un chacun, comme le jeune Montaigne, lisait couramment le latin. Aujourd'hui, la science appelée linguistique a fait d'immenses progrès, mais les lecteurs sont devenus fort rares. Pierre Laurens a voulu combler un peu ce fossé qui sépare les spécialistes, de plus en plus savants, des novices, voire des sympathisants, de plus en plus désarmés, en rapprochant clairement la science et la pédagogie. Il fallait, pour cela, retracer à grands traits l'histoire passionnante de la linguistique depuis les pionniers, comme Arsène Darmesteter ou Michel Bréal, et, à travers cette histoire, familiariser le lecteur avec les principales étapes de cette autre formidable aventure collective, intellectuelle et sociale, celle de la constitution et du devenir d'une grande langue de civilisation. D'abord l'héritage indo-européen, pressenti dès le XVIII e siècle qui, à partir de la vogue suscitée par la découverte du sanscrit, invente un nouveau récit des origines : les principaux résultats de la grammaire comparée sont consignés dans le Dictionnaire étymologique d'Ernout-Meillet qui fait également la part du substrat méditerranéen et des emprunts ; puis l'enrichissement : l'incessant travail de la langue sur elle-même par préfixation, suffixation et composition, procédures qui aboutissent à la multiplication des mots et relèvent de la morphologie dérivationnelle ; et cet autre type de travail, la polysémie, qui relève de la sémantique (le mot est inventé par Bréal) et découvre dans le mot une multiplicité de sens ; enfin l'évolution qui conduit aux langues romanes et en particulier au français, où le latin se lit encore miraculeusement par transparence. Ce sont ainsi non point une, mais plusieurs petites leçons de vocabulaire proposées en gradation, toutes illustrées par d'abondantes listes, plus ou moins bavardes, et qui parfois se recoupent, où l'on pourra se promener, piocher à plaisir et à l'occasion s'instruire ou se divertir : mille termes, pour la plupart usuels, tellement justifiés, tellement évidents qu'on les retiendra comme par surcroît et sans peine.
Generalia Heinz Hofman (Tübingen) Point de vue sur l'évolution et les perspectives des études néo-latines Philologica Leighton D. Reynolds (Oxford) Petrarch and Cicero's phisolophical works Anne Raffarin (Paris) Autour de Flavio Biondo Epigraphica Ginette Vagenheim (Rouen) L'Epigraphie, un aspect méconnu de la philologie classique au XVIIè siècle. Histoire littéraire Giuliana Crevatin (Florence) l riuso del corpus cesarino nell'Italia del Trecento Marc Deramaix (Rouen) Christias, 1513 - La "forma antiquior" du "De partu Virginis" de Sannazar et l'académie romaine sous Léon X dans un manuscrit inédit de Séville. Carlo Vecce (Macerata) "Salutate Messer Ambrogio", Ambrogio Leone entre Venise et l'Europe. Poetica et Rhetorica Donatella Coppini (Florence) Da "Dummodo non castum" a "nimium castus liber" osservazioni sull'epigramma latino nel Quattrocento Lucia Gualdo Rosa (Naples) L'académie pontanienne et l'élaboration d'une poétique du Classicisme Anne Videau (Paris-Nanterre) Le programme des "Quatuor libri Amorum" de Konrad Celtis et le frontispice d'Albrecht Dürer. Pierre Laurens (Paris) Modèles plautiniens dans la lyrique latine de la Renaissance de Marulle à Kaspar Barth Bibliographie critique
Dans le vaste champ des études de traductologie, ce livre, placé sous l'invocation de Valéry Larbaud, revendique une double limitation. Il ne traite que de poésie et, qui pis est, d'une poésie métrique et non rythmique comme la moderne, inscrite dans une langue morte, le latin, qui a nourri l'attention des lettrés depuis les débuts de l'Age moderne et dont des secteurs entiers se découvrent encore avec émerveillement aujourd'hui, quand Moyen Age et Renaissance mieux connus ajoutent un Pétrarque à un Virgile, un Ovide et un Properce. L'auteur, spécialiste de la littérature latine, enregistre, sans s'interdire de trancher, les débats que se livrent depuis le début les traducteurs, gens de lettres et universitaires, sourciers et ciblistes, opposant la fidélité à l'élégance, la prose au vers (régulier, libre, ou blank verse) ou au simple stique. Acharné traducteur lui-même, il invite le lecteur dans son atelier ou plutôt celui du poète, pour lui faire goûter les images, comme le rythme et la musique, le chant. Cela peut se lire comme une déclaration d'amour et un plaidoyer pour la beauté latine : épopée, élégie, lyrisme, épigramme, au fil des chapitres, ce sont, avec les problèmes particuliers posés par chacun de ces genres, les plus belles pages de cette langue qui sont proposées à l'émulation de son lecteur.
L'histoire de la littérature latine n'est pas un donné, mais une construction, le fruit d'une conquête passionnée. La littérature latine classique n'est pas née avec Ennius et disparue avec Claudien. Séminale et immortelle, elle est le fruit du destin des livres les manuscrits perdus, les fragments, les copies censurées, méticuleuses et parfois fautives des moines et de toutes ses interprétations jusqu'à aujourd hui. Bref, pas d histoire de la littérature sans histoire de sa réception. Cette assertion est particulièrement juste pour la littérature latine constamment transmise et réinterprétée. C est pourquoi, à côté d Ovide et de Tite-Live trouvons-nous dans cette histoire historique et critique de la littérature latine les noms de Juste Lipse, Lambin, Bentley, Wilamowitz ou encore Hugo, Huysmans et Laurent Tailhade.Le point de vue choisi l histoire de littérature latine et de sa réception commande l organisation de ce livre. En premier lieu, détachés des autres par leur uvre polyvalente et réunis sous le titre, repris à Dante, de « La Bella scuola», quatre noms qui n ont jamais disparu de l horizon, astres majeurs au « ciel » de la littérature latine: Virgile, Cicéron, Horace, Ovide. Suivent, en un vaste tour d horizon, les représentants des principaux genres de prose et de poésie: Philosophie (Lucrèce, Sénèque, les Platonismes), Histoire, Roman, les Genres poétiques (Épopée, Élégie, Satire, Épigramme, Fable et Silve, les Poètes « mineurs »), Épistoliers et Orateurs et enfin Théoriciens de l éloquence. Une Troisième partie est consacrée à la Littérature technique (Pline, Vitruve, etc.) et érudite (les érudits, les grammairiens). Ecrit sous la plume savante et sensible de Pierre Laurens, enrichi de nombreux extraits en traduction, l ouvrage se clôt par une Quatrième partie consacrée à la « Littérature latine inconnue ».
Ce livre, qui embrasse deux millénaires, n'est pas une histoirede l'épigramme: essai de poétique dans l'histoire, il poursuitplutôt une réflexion sur l'essence d'un genre à travers l'analysedes moments forts de son évolution. Née en Grèce avecl'inscription qui lui donne son nom, tôt confiée à l'écrit etélargie à partir de l'époque alexandrine à toute la lyre,l'épigramme s'affirme à Rome davantage comme unphénomène oral et parlé: Catulle y enferme la violence, parun puissant resserrement Martial l'enrichit du contenu de lasatire et l'arme pour toujours de la pointe éblouissante; c'estavec celle-ci que l'épigramme de la Renaissance repart à laconquête de la variété originelle, qu'elle enrichit encore deformes inédites. Au-delà de l'élargissement du champ et de latension entre la venustas des Grecs et l'argutia latine seconfirme l'unité dans le temps d'une forme brève, close, liée àl'objet et à la circonstance spéciale, qu'elle valorise par l'éclatde la rhétorique: soit l'opposé du haïku, autre forme brèvemais "poème sans sillage", "fourmi sans ombre", quandl'épigramme a pour emblème l'Abeille, mixte de douceurmiellée et de dard. Succédant à la première édition, parue en1989, la présente édition offre un texte revu, mis à jour à lalumière des découvertes et discussions les plus récentes etaugmenté de trois nouveaux chapitres.
Résumé : Maurice Garçon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps. De 1912 à sa mort, il a consigné presque chaque soir les événements, petits et grands, dont il était le témoin ou l'acteur. Ce premier volume de son journal inédit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la défaite, l'Occupation et la Libération. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il révèle aussi des qualités d'observation et un talent d'écriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garçon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furète, recoupe, rédige, avec le mérite constant, et rare, de s'interdire toute réécriture : c'est un premier jet qu'on lit sur le vif. Maréchaliste de la première heure, il fait volte-face à l'armistice et, après le vote des pleins pouvoirs à Pétain, ne cessera plus de fustiger "le Vieux". Fureur patriote, chagrin sans pitié, colère, espoir, désespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal déborde. Portraits, anecdotes, détails méconnus foisonnent. Croisées au Palais de justice, les figures du barreau, souvent têtes d'affiche de la politique, deviennent familières. Maurice Garçon connaît tout le monde, est de tous les grands procès, des dossiers criminels aux affaires politiques. Ses plaidoiries érudites ont fait de lui, dès avant guerre, un avocat littéraire, voire mondain, futur académicien. Toute une galerie de personnalités en vue défile dans ses pages, écrivains, peintres, comédiens, éditeurs. Nous voici conviés à une ahurissante traversée des années noires, histoire immédiate haletante.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.