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Archives de sciences sociales des religions N° 159, Juillet-septembre 2012 : Durkheim : Les formes é
Lassave Pierre
EHESS
22,00 €
Épuisé
EAN :9782713223303
Ce numéro célèbre le centenaire de la publication par Emile Durkheim des Formes élémentaires de la vie religieuse, ouvrage fondateur de la sociologie et de l'anthropologie des religions en langue française. Les contributions qu'il réunit reviennent sur les premiers débats que suscita l'ouvrage dans divers secteurs de la philosophie, des sciences religieuses et de la théologie, en France niais aussi dans divers autres pays : origine de la religion et genèse religieuse des catégories de temps, d'espace, de genre, d'âme et de corps. Les études courent ensuite jusqu'à nos jours pour apprécier les usages théoriques et pratiques de l'oeuvre : mutation du sacré dans les sociétés modernes, nature de la morale laïque, généalogie de l'entendement, fonctionnement de la mémoire, socialité de l'économie. S'étant voulue l'héritière de la section de sociologie religieuse de L'Année sociologique, autre grande oeuvre durkheimienne, les Archives de sciences sociales des religions (précédemment Archives de sociologie des religions) sont au centre de ce bilan qui nous mène par ailleurs en Allemagne, en Italie, en Haïti et en Chine. Ce numéro thématique est complété par la mise en ligne et en libre accès sur le site de la revue de l'ensemble des comptes rendus des Formes de 1912 à 1918, soit plus de soixante-dix articles publiés en plusieurs langues, dont la réunion dans un format et une indexation spécifiques constitue un document inédit. Est jointe à ce premier corpus une sélection d'articles, de notes critiques et de comptes rendus concernant l'oeuvre durkheimienne parus dans les Archives. Enfin, une base de données sur les recensions et les travaux publiés dans la section de "sociologie religieuse" de L'Année sociologique qui ont accompagné de 1896 à 1913 l'élaboration des Formes est en préparation pour 2013.
Ce livre retrace l'itinéraire intellectuel des cinq " fondateurs " du Groupe de socio¬logie des religions et de la revue Archives de sociologie des religions, née en 1956 et devenue en 1973 Archives de sciences sociales des religions. Deux d'entre eux, Henri Desroche et Emile Poulat, sont d'anciens prêtres que la crise de la mission ouvrière conduisit à rompre avec leurs engagements ecclésiastiques ; deux autres, Jacques Maître et François-André Isambert, participèrent à la Résistance avant de militer aux côtés du progressisme chrétien ; enfin, Jean Séguy, qui les rejoignit en 1960, avait dû renoncer quelques années auparavant à une formation de jésuite sur l'injonction de ses supérieurs. Tous ont participé à la naissance d'une tradition française de sociologie des religions, délibérément comparative, internationale et dégagée de toute préoccupation confessionnelle. Leur histoire croise celle de la sociologie en France, de sa " seconde naissance " au lendemain de la Libération à sa spécialisation, dans un contexte marqué par l'essor du CNRS et de la VIe section de l'Ecole pratique des hautes études, créée en 1948 et qui deviendra en 1975 l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). Issues de quatre années de travail collectif, fondées notamment sur le dépouil¬lement des archives personnelles des fondateurs du GSR, ces cinq biographies inédites éclairent d'un jour nouveau l'histoire intellectuelle de la France des Trente Glorieuses.
Lassave Pierre ; Gueunier Nicole ; Buhot de Launay
Le caractère sacré de la langue des grandes religions révélées se heurte frontalement à leur vocation universelle qui nécessite leur expression dans les multiples idiomes profanes du monde. L'extension et l'intensification des échanges entre les cultures depuis deux millénaires a progressivement fait place au principe d'" équivalence sans identité " qui se manifeste dans les traductions réitérées et concurrentes des textes canoniques. Les missions évangélisatrices, les véhicules bouddhiques, les conquêtes islamiques, les académies occidentales forment autant de scènes diverses des tentatives de traduire ce qui se donne comme intraduisible. Les études de cas qui composent ce dossier abordent les transformations du texte biblique dans sa multiplicité scripturaire interne comme dans ses diverses versions nationales, de la Renaissance à aujourd'hui, dans le monde slave du Haut Moyen Age ou à Madagascar depuis deux siècles. Elles relatent également les errements missionnaires pour donner un nom à Dieu en Tanzanie ainsi que ses transpositions ironiques dans la bouche du conteur créole aux Antilles. Après l'histoire des traductions du Coran en français du XVIIe siècle au XIXe, l'expansion actuelle de ses versions en langues africaines est approchée dans toute sa vitalité, ici à travers le bambara au Mali. Avec la Bhagavad-Gitâ indienne, le chant, l'interprétation comme la traduction s'associent en d'innombrables "avatars" au fil du temps, rendant canonique de fait un texte qui ne l'était pas de droit. Côté bouddhique, le transfert du vénéré Sutra de l'Estrade du chinois vers le coréen moderne révèle une performance étroitement inscrite dans les tensions politiques d'une nation qui se cherche.
Ce bulletin bibliographique réunit plus d'une centaine de recensions d'ouvrages pour l'année 2011. Il fait appel aux principales disciplines de connaissance des faits religieux, telles que la sociologie, l'histoire, l'ethnologie ou la philosophie. Les multiples religions du monde sont appréhendées dans divers moments et contextes en même temps que les systèmes d'idées et d'usages avec lesquelles elles composent ou s'affrontent dans l'espace public. Outre les comptes rendus, plusieurs notes critiques reviennent sur la production du savoir : le sens des mots-clés d'hier et d'aujourd'hui dans les dictionnaires savants sur les phénomènes religieux ; les anthropologues et la religion en France et dans le monde ; l'histoire et la sociologie des mouvements messianiques et millénaristes ; les raisons de l'effervescence pentecôtiste au Nigeria ; les enjeux de l'engagement congréganiste dans l'éducation italienne du XIXe siècle.
Fabre Pierre-Antoine ; Lassave Pierre ; Luca Natha
Le Bulletin bibliographique réunit les comptes rendus et notes critiques produits au cours de l'année écoulée. Les comptes rendus sont parallèlement disponibles en accès libre sur le site Revues.org, selon un rythme semestriel de mise en ligne, en juin et en décembre. Cette nouvelle formule associe l'électronique au papier, fidèlement à l'esprit initial du Bulletin bibliographique : se faire l'écho permanent des interrogations et des avancées de la recherche, en France et dans le monde, dans le domaine des sciences sociales des religions.
Septembre 1993 : Serge Moscovici devient docteur honoris causa de l'université de Séville. Le discours qu'il prononce alors allie bilan critique de la théorie des représentations sociales. retour réflexif sur son propre parcours et nouveaux horizons de recherche. Avec ce texte inédit. Moscovici érige la psychologie sociale, dont il est l'un des fondateurs, en véritable anthropologie du monde contemporain.
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".
Observer, participer, comprendre, décrire sont les étapes clés du travail de l'ethnographe. Elles ont donné lieu à de véritables controverses, d'autant plus intenses que s'est accru l'engagement du chercheur dans la cité. Présentant des textes récents, mais déjà classiques, L'engagement ethnographique se lit comme une anthologie de réflexions sur le travail de terrain. Enquêter, c'est s'engager dans des activités, s'impliquer dans des échanges, collecter des informations et, dans le même mouvement, transformer des savoirs et se transformer soi-même. L'expérience du terrain est ici irremplaçable: elle permet une pensée en prise sur le concret. Et contre tout dogmatisme, elle aide à trouver de nouvelles solutions à des problèmes éthiques et politiques. Du terrain aux comptes rendus de situations sociales, l'ethnographie est, plus qu'une méthode, un art de mener l'enquête. Ses pratiques ont connu de grandes transformations, à l'épreuve de la mondialisation. Elles s'enrichissent des apports de l'histoire et de l'analyse de réseaux. De territoire circonscrit, le terrain devient flux. La tâche de l'ethnographe est désormais de suivre de site en site des personnes, des capitaux, des marchandises, des techniques, des histoires, des conflits... Il se retrouve aux avant-postes de la réflexion sur la globalisation.