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Essai de grammaire contrastive anglais-français
Larroque Patrice
L'HARMATTAN
19,00 €
Épuisé
EAN :9782343165707
Le principal objectif de cet Essai de grammaire contrastive anglais-français est de fournir des clefs donnant accès à l'organisation du sens et à l'utilisation de deux systèmes linguistiques, l'anglais et le français, dont les liens de parenté sont étroits, mais qui s'opposent sur un certain nombre d'aspects qui tiennent autant à leurs origines qu'à leur évolution. L'étude tend à montrer que certaines structures en anglais sont symétriquement opposées à celles du français. Il s'agit de décrire des contraires et de réfléchir sur le fonctionnement des deux systèmes. Certains principes théoriques sont évoqués. Au-delà des aspects bien connus et largement étudiés des effets de la langue maternelle sur la pratique des langues, il a paru important, sinon essentiel, de mettre en évidence les mécanismes entrant en jeu dans la construction linguistique à la fois au niveau grammatical et du point de vue cognitif. Dans la perspective de l'enseignement, l'approche contrastive peut s'avérer très utile aux étudiants en traduction, en établissant des correspondances, dans des domaines tels que la détermination nominale (déterminants, adjectifs, adverbes, ordre de modification, etc.) et verbale (constructions avec être/be et avoir/have, temps et aspects), les problèmes de traduction (transposition, modulation...) et la phonologie (langue accentuée/langue syllabée, par exemple).
L'expérience de l'amour se situe au carrefour de l'esprit et du corps. L'amour, en effet, est éprouvé comme révélation de valeur : il n'est irrésistible que dans la mesure où son objet lui apparaît irrécusable. Il découvre, à partir du visage aimé, la gloire poétique du monde. Il est donc saisi du bien et du beau à travers un être singulier, investi d'un caractère sacré, et parfois même, dans la passion, transfiguré en absolu vivant. Ainsi, le vécu amoureux est, essentiellement, une expérience spirituelle. Cependant, cette expérience prend sa source dans l'instinct : elle ne jaillit qu'à l'égard d'un être avec lequel l'union physique est envisageable, et, le plus souvent, tout à la fois désirée et entravée. Cette bivalence de l'amour explique qu'on ait pu en donner des interprétations opposées : avatar de la sexualité pour le freudisme, expérience mystique avortée pour la tradition platonicienne. Une réflexion sur l'amour doit donc s'attacher à comprendre le lien fondamental qui rattache son enracinement biologique à sa visée religieuse.
Il y a entre les expériences d'involonté que nous avons étudiées de nombreuses analogies. On peut distinguer des ressemblances de vécu, de procédés et de problèmes. Ressemblance de vécu d'abord. Tous les états étudiés se caractérisent par la passivité. Tel est le sens de l'invitation au sommeil dans l'hypnose qui ne crée pas un authentique sommeil physiologique mais l'état d'abandon correspondant à la représentation subjective que le patient a du sommeil. Mais l'abolition de l'effort est aussi la clé d'une autosuggestion réussie, la condition d'accès à l'expérience mystique et sans doute même le propre de toute mentalité religieuse qui « tourne autour du pivot de la passivité ». C'est pourquoi des consignes identiques d'abandon se retrouvent dans le Quiétisme et dans le Zen même s'il est précisé qu'un effort préalable doit préparer l'accueil de la grâce. La suppression de l'effort entraîne la disparition du clivage qu'il institue. Identifié à lui-même, coïncidant avec sa nature, l'être est unifié. C'est pourquoi il ne réfléchit pas sur ses états, il ne contrôle pas ses actes. Ces caractères sont manifestes dans l'hypnose; ils font l'objet de prescriptions dans l'autosuggestion. Mais on les retrouve aussi dans les spontanéités spirituelles. À l'aphorisme oriental selon lequel le véritable esprit est absence d'esprit, Wu Shin (c'est-à-dire absence d'esprit second), fait écho la condamnation du retour sur soi et de la réflexion par le Quiétisme. Il s'ensuit que dans ces perspectives l'activité est purement instinctive, aux antipodes du comportement volontaire qui s'efforce de justifier des buts et de peser les moyens. L'être s'abandonne une finalité naturelle étrangère à la délibération et au calcul. Madame Guyon rédige son commentaire du « Cantique des cantiques » dans une disposition d'esprit analogue à celle de l'adepte Zen maniant l'épée, l'arc ou le pinceau, comparable à celle des hystériques de Janet capables de conduites complexes à condition de n'y pas réfléchir. Dans tous ces cas, comme dans les thérapeutiques visant à rétablir une fonction naturelle, il s'agit de s'abandonner à un dynamisme impersonnel, à une spontanéité créatrice étrangère à la pensée d'un plan. Il s'ensuit que les modes de conscience étudiés excluent le jugement. Ainsi, c'est par une incapacité à penser les idées de rapport, c'est-à-dire à juger, que Janet définit l'étroitesse du champ mental, clef de la suggestion. Le Zen méprise les aspects conceptuels et discursifs de la vie intellectuelle, condamne l'érudition, se moque du discours. De même les mystiques opposent la voie parfaite de la contemplation à la méditation bonne seulement pour ceux qui débutent dans la vie spirituelle. Dans tous ces états, on constate la disparition de l'ego. Le sentiment du moi très affaibli dans l'hystérie, annihilé dans l'hypnose, est dénoncé par le Zen comme l'illusion majeure. Il en va de même dans le Quiétisme où la désappropriation n'est pas seulement renoncement à l'amour-propre mais abolition de la conscience propre, dépersonnalisation. Le sujet éprouve qu'une puissance supérieure prend le relais du moi disparu: c'est la volonté de l'hypnotiseur, la nature à laquelle on s'abandonne avec confiance, un « quelque chose », qui tire la flèche ou manie le pinceau, le Tao ou Dieu. Enfin l'hystérie, hétéro et auto hypnose, mystique orientale ou chrétienne, se caractérisent par un rapport au temps identique. La durée n'est pas objectivée par une sorte de mise à distance qui permettrait d'en embrasser la totalité; le sujet coïncide avec sa mouvance même. C'est ce qui explique la fascination par le présent, l'oubli du passé et de l'avenir dans l'hystérie ou l'hypnose, l'invitation à vivre « ici et maintenant » dans le Zen, l'absence de souvenir « des actes simples et directs » chez les mystiques, le refus commun à l'adepte du Zen et au Quiétiste de s'assurer de l'avenir, et aussi une certaine efficacité gestuelle dans la mesure où le sujet s'identifie au « se faisant » de l'acte au lieu d'en forger une représentation extérieure paralysante car en figeant la mobilité.
Des Frères musulmans à l'EIIL, des Ouïghours indépendantistes de Chine aux islamistes d'Indonésie, mais aussi de France, d'Angleterre et des Etats-Unis, l'onde de choc islamiste fait parler d'elle dans le monde entier. Et si le terrorisme djihâdiste est au centre de toutes les préoccupations, l'islamisme ne saurait s'y réduire : depuis 2011, des groupes islamistes ont pris la direction d'Etats de manière démocratique (en Turquie, en Tunisie, au Maroc, brièvement en Egypte). En somme, qu'il soit politique, terroriste ou missionnaire, l'islamisme grandit, mais l'idée d'une internationale islamiste est bien une illusion. Prendre en compte cette pluralité est indispensable à la compréhension de ce phénomène. Anne-Clémentine Larroque explicite les origines et fondements des doctrines islamistes sunnites comme chiites et donne les bases nécessaires à toute réflexion sur le sujet. Elle nous montre surtout combien appréhender les islamismes d'aujourd'hui exige une étude géographiquement et politiquement ancrée de chaque mouvance.
L'anglais est une langue accentuée et mesurée, ce qui signifie qu'elle possède un rythme, de la même manière qu'il y a un rythme dans un air de blues. La structure du blues traditionnel reflète la cadence des blues primitifs qui consistaient à répéter plusieurs fois le même vers, comme dans les chants de travail des esclaves noirs qui s'articulaient sur un jeu d'appels et réponses dont les schémas ressemblaient davantage à un discours rythmé qu'à une mélodie.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.