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Alger, Casablanca, Tunis. Quand le plurilinguisme s'écrit dans les métropoles du Maghreb
Laroussi Foued ; Mabrour Abdelouahad ; Morsly Dali
LAMBERT-LUCAS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782359353365
Cette enquête plurielle, abondamment illustrée, sur les trois principales métropoles du Maghreb, reprend à son compte la notion d'écologie linguistique dans l'étude du bi-plurilinguisme des textes exposés dans les espaces publics : affichage publicitaire de caractère commercial ou politique, signalétique urbaine et graffitis religieux, sportifs ou protestataires mettent en concurrence l'arabe littéral et les variétés arabes des trois pays ainsi que le tamazigh, les langues européennes, français d'abord puis anglais, ce dernier de plus en plus présent, espagnol et italien dans une moindre mesure. La sociolinguistique a ici voix au chapitre parce que le panachage des langues et la vigueur de leurs concurrences ne sont pas les mêmes dans les vieux quartiers et les nouveaux, les centres des agglomérations et les banlieues, et dans ces banlieues même ils varient selon les catégories socio-culturelles des habitants. L'arabisation qui s'est imposée au moment des Indépendances sort renforcée des mouvements sociaux récents, révolution en Tunisie, hirak en Algérie, succession sur le trône au Maroc, entraînant avec soi la promotion de plus en plus visible des arabes locaux, pour ne pas dire nationaux. Contributions de Wafa Bedjaoui, Farah Zahn Ben Nejma, Inès Ben Rejeb, Nabila Bestandji, Raja Chennoufi-Ghalleb, Hama Ghoul, Foued Laroussi, Abdelouahed Mabrour, Dalila Morsly, Lahcen Ouasmi.
Des contributeurs français et étrangers de renom rendent hommage à Jean-Baptiste Marcellesi, ce grand chercheur et théoricien. Etroitement lié à la sociolinguistique française, il est à l'origine de nombre de concepts fondateurs de notre discipline, pour certains en collaboration avec d'autres : linguistique sociale, covariation, individuation, polynomie, hégémonie, satellisation, minoration, glottopolitique, intellectuel collectif, etc. Si cet ouvrage est largement un témoignage d'admiration et d'amitié, il contribuera à remettre dans le débat scientifique des idées, des concepts et des positionnements dont la portée est toujours et même plus que jamais d'actualité.
Cet essai montre que la pandémie que nous vivons actuellement est devenue un phénomène social qui imprime profondément les comportements individuels et collectifs et témoigne d'un virage sans précédent dans le cours des sociétés. Ce "coronavirage" constitue pour l'auteure l'occasion de se pencher sur la société tunisienne, appréhendée dans un nouveau cadre géopolitique marqué par un contexte de rivalités américano-chinoises et d'affaiblissement de l'Europe. La gestion de la pandémie révèle la permanence de la corruption politique et financière et la recrudescence du marché parallèle et des pratiques informelles. Dans cette perspective, l'auteure en appelle à un nouveau projet d'économie sociale et solidaire, qui prendrait place dans la construction d'un troisième secteur, en complémentarité avec le secteur public et le secteur privé, venant se substituer aux actuelles pratiques informelles et clandestines.
Réunissant des textes en français et en arabe, le présent ouvrage est le résultat de réflexions de spécialistes (sociolinguistes, anthropologues, géographes, archéologues, littéraires...) sur une notion pluridisciplinaire, l'insularité. Les chercheurs ne portent pas sur cette notion uniquement un regard théorique mais traitent aussi d'aspects concrets relatifs à l'insularité dans les îles telles que Djerba, la Corse, Mayotte, les Comores, Kerkennah, etc.
Cet ouvrage retrace l'itinéraire scientifique de l'auteure, traitant de la femme tunisienne en quête d'activité professionnelle et d'identité dans un contexte institutionnel et sociopolitique en mutation. Dans la sphère privée, le micro-crédit pour la création d'activités y est abordé comme un type d'engagement et d'insertion économiques de la femme. Il y est décrit tout autant comme une forme de gratification sociale soumise aux aléas d'un Etat redistributeur, que comme un outil d'émancipation et de reconnaissance individuelle de la femme. Dans la sphère publique, l'auteure examine les modalités de la prise de décision et du leadership féminin dans la vie associative, dans l'engagement municipal puis politique. On y saisit le perpétuel défi des femmes tunisiennes, dans leur objectifs d'autonomie et de visibilité : chercher à s'imposer et à faire leurs preuves au-delà même de leurs propres compétences. L'ouvrage retrace le cadre local et institutionnel dans lequel les femmes tunisiennes devront évoluer au cours des années à venir, entre société civile et gouvernance locale. L'auteure y évoque, à partir d'études de cas dans le Nord-ouest et le Sud tunisien, les relations établies au quotidien entre les associations, les municipalités et l'Etat, et les contours souhaités de la mise en place d'une démocratie participative.