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Joseph / Youssouf. Ou la réconciliation
Laroui Fouad
ZELLIGE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782914773966
L'homme qui réconcilie chrétiens, juifs et musulmans Adoubé par les trois grandes religions monothéistes, figure importante de la Bible, Joseph est le seul homme à qui le Coran consacre toute une sourate, sous le nom de Youssouf. Mais au-delà des religions, c'est de tous les hommes que traite son histoire. Trahisons, coups du sort, rédemption, pardon, courage, consécration⦠c'est la condition humaine qui est en jeu dans le mythe de Joseph. Le lire dans ses différentes versions aboutit paradoxalement à réconcilier chrétiens, juifs et musulmans, mais aussi croyants et non-croyants dans ce personnage qui n'a jamais perdu de vue son bien le plus précieux : son humanité. Depuis son premier roman (Les dents du topographe, 1996), Fouad Laroui ne cesse de chercher ce qui rapproche les hommes plutôt que ce qui les divise. Vivant lui-même entre plusieurs cultures, il est persuadé qu'il est toujours possible de s'entendre quand on prend la peine de se connaître.
Y a-t-il une littérature de l'exil, une littérature de l'émigration, du grand départ, des arrivées incertaines ? Si oui, quelle en est la définition, quelles en sont les caractéristiques, les "constantes" ? Je n'ai pas de théorie d'ensemble, je ne prétends pas forger des concepts. En rassemblant les textes qui suivent, j'ai surtout voulu montrer des perspectives personnelles, excentriques, confronter des points de vue différents, parfois contradictoires, et qui partent tous de ce qui pourrait être l'incipit commun de cette littérature : "Quelqu'un s'en va..." ; ou bien, vu en miroir : "Quelqu'un arrive...". Tout cela dessine les contours de ce qui nous fait tous frères d'aventure : la condition humaine. Tous ces livres lus ou relus, médités, dont j'ai essayé de tirer la substantifique moelle, de qui nous parlent-ils, finalement ? De nous. Nous sommes tous des migrants qui nous tendons les uns les autres un miroir, le long d'un chemin...
Résumé : En 1884, Gustave Le Bon écrivait : " Au point de vue des civilisations, bien peu de peuples ont dépassé les Arabes. " Du VIIe au XIIIe siècle, la civilisation arabe a été en avance sur toutes les autres, innovant dans tous les domaines. Mais, par ignorance, racisme ou ethnocentrisme, ces avancées sont aujourd'hui niées ou minimisées. Ainsi s'est creusé ce profond fossé entre l'Occident et les Arabes qui nourrit aujourd'hui la méfiance, le ressentiment et l'incompréhension réciproque. Dans ce plaidoyer vibrant et argumenté, Fouad Laroui tente de redonner à la civilisation arabe la place qui est la sienne, tout en demandant aux pays arabes de redevenir dignes de leur passé.
Résumé : Réunis au Café de l'Univers, quelques amis de longue date conviennent de raconter chacun à tour de rôle une histoire remarquable puis d'en tirer une morale, une leçon - ou même plusieurs. Dans son style vigoureux et drolatique où l'ironie le dispute à la compassion, Fouad Laroui nous offre ici un florilège surprenant et vivifiant qui remet en perspective beaucoup de certitudes qui structurent les étranges sociétés où nous sommes condamnés à vivre.
Aujourd'hui, des êtres se déchirent et s'entre-tuent, des jeunes gens assassinent et se sacrifient au nom de Dieu. Des religieux totalitaires poussent une génération entière à l'application pointilleuse et dénaturée des préceptes du Coran. Cette lecture partisane du livre est l'exact contraire de la foi. C'est surtout une construction qui semble solide mais qui ne repose sur rien. En effet, le Coran n'est pas un livre politique. Il n'a jamais eu l'ambition d'enseigner aux hommes la manière d'appréhender problèmes des sociétés de leur temps. Le Coran ne dit pas comment un homme d'aujourd'hui doit utiliser sa raison, étudier les sciences, définir son comportement amoureux et sexuel, décider de ses orientations politiques. Dans cet essai, chapitre par chapitre, Fouad Laroui déconstruit le discours intégriste ainsi que son cortège d'interdits mensongers.
J'ai rencontré bien d'autres femmes que j'ai aimées après, dans le temps que j'ai eu de ne pas t'avoir revue. Et le temps qu'il me reste est si peu à te voir. Me réapprendre auprès de toi. Me faire des jours à mieux te dire. J'ai voulu cette nuit-là danser avec toi une musique d'Augustin Lara; Noche de Ronda. Je crois l'avoir dansée avec une autre femme dans un temps imprécis de grande timidité. Je voudrais rattraper cette musique avec toi, la laisser nous emmener ailleurs, dans la fusion de deux corps qui se sont finalement retrouvés. Vas-tu pouvoir danser? Je ne t'ai jamais vue le faire. On y arrivera, j'en suis certain...
La vie suivait son cours, aussi bien dans le cabinet d'architectes de Grégoire de Saint-Roch que dans le manoir familial où s'était retiré son père, Maurice. Le coup de tonnerre viendra du Québec, avec l'annonce de la mort de Carl, frère de Maurice et oncle de Grégoire. Alors qu'on le croyait disparu pendant la deuxième guerre mondiale, on apprend qu'il avait refait secrètement sa vie au Canada où il avait abrité un médecin indien et recueilli une jeune orpheline, Sarah. Les surprises continueront avec la lecture du testament, qui aboutira à la réouverture d'une des pages les plus sombres de l'Occupation. Maurice et Grégoire, mais aussi Sarah et Marie, réunis par la mémoire de cette histoire, vont réagir avec leurs blessures, leurs peurs et leurs certitudes, dévoilant au fil du récit une humanité fragile et attachante, à l'ombre de cet oncle réapparu.
Fouad Laroui a fait irruption dans le paysage littéraire en 1996 avec un premier roman audacieux et percutant. Un ton nouveau était donné pour dénoncer le despotisme, la corruption, le mensonge à l'échelle d'un jeune marocain issu d'un milieu modeste, étudiant brillant, essayant simplement "d'exister" dans son pays. Avec ce choix de chroniques parues dans "Jeune Afrique / L'Intelligent, depuis 1997, le talent de Fouad Laroui atteint une nouvelle dimension, celle de la satire et du pamphlet, commentant les évènements qui ont secoué le monde de la fin du deuxième millénaire à aujourd'hui. Avec son regard souvent ironique, parfois consterné, et son abus bien salutaire de la liberté de s'exprimer contre la bêtise. Né à Oujda, au Maroc, en 1958, Fouad Laroui enseigne actuellement l'économie à l'Université d'Amsterdam. il est l'auteur de cinq romans,"Les dents du topographe"(Prix Albert Camus-Découverte),"De quel amour blessés "Méfiez-vous des parachutistes" "Le Maboul" et dernièrement "La fin tragique de Phellogène Tralala," tous parus chez Julliard.
Haïti, fin du 20ème siècle. Un vieil homme sentant sa fin arriver décide de raconter l'histoire de sa vie à sa petite fille. Congo belge, début du 20ème siècle. Un gamin se retrouve seul après que son village ait été rasé. Il est recueilli par un missionnaire grec, qui n'a pas particulièrement la foi, mais Léopold II, Roi des belges, voulait évangéliser les noirs et payait bien tous ceux qui se déclaraient prêts à le faire. Une affection partagée va naître entre le gamin et le missionnaire. Celui-ci décide alors retourner s'occuper du restaurant qu'il a laissé à Athènes. Les voilà tous deux partis dans un road-movie à travers l'Afrique. A Athènes, le gamin devient serveur dans le restaurant du Grec. Il grandit, devient un jeune homme dont la peau noire ne laisse pas indifférentes les Athéniennes. Mais son mentor a toujours la bougeotte, et les voilà partis pour la Belgique, où le missionnaire avait noué des liens lors de son séjour au Congo. Là, le jeune homme, devenu adulte, embarque comme steward sur l'un de ces paquebots de luxe qui faisaient la traversée vers le nouveau monde à la Belle époque. Lors d'une escale en Haïti, il descend à terre... et ne repartira plus. La raison? Une femme, bien sûr...