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D'un pays sans frontière
Laroui Fouad
ZELLIGE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782914773669
Y a-t-il une littérature de l'exil, une littérature de l'émigration, du grand départ, des arrivées incertaines ? Si oui, quelle en est la définition, quelles en sont les caractéristiques, les "constantes" ? Je n'ai pas de théorie d'ensemble, je ne prétends pas forger des concepts. En rassemblant les textes qui suivent, j'ai surtout voulu montrer des perspectives personnelles, excentriques, confronter des points de vue différents, parfois contradictoires, et qui partent tous de ce qui pourrait être l'incipit commun de cette littérature : "Quelqu'un s'en va..." ; ou bien, vu en miroir : "Quelqu'un arrive...". Tout cela dessine les contours de ce qui nous fait tous frères d'aventure : la condition humaine. Tous ces livres lus ou relus, médités, dont j'ai essayé de tirer la substantifique moelle, de qui nous parlent-ils, finalement ? De nous. Nous sommes tous des migrants qui nous tendons les uns les autres un miroir, le long d'un chemin...
Résumé : Au-delà du cliché du savant fou, il semble qu'il y ait un vrai problème d'équilibre mental chez les plus grands mathématiciens. Le Russe Perelman, le Français Grothendieck, l'Allemand Cantor et l'Autrichien Gödel en sont des exemples frappants. A l'issue d'une étude minutieuse, Fouad Laroui distingue trois formes de folie chez les mathématiciens, qui toutes trois lient Dieu à leur discipline : il s'agit de se mesurer à lui dans une quête de l'infini, de voir sa Face dans la vérité absolue, ou de le dépasser dans un formalisme débridé et sans limites. Mais le chemin de Dieu passe-t-il par l'intelligence et le calcul ? La vérité du monde est-elle atteignable ? Une telle quête, si exaltante soit-elle, n'est-elle pas une forme de démesure qui appelle la punition ? Phobies, névroses et psychoses, troubles divers s'ensuivent, que la haute voltige intellectuelle crée ou renforce... Dans cette courte mais brillante incursion dans l'histoire et la philosophie des mathématiques, Fouad Laroui met en scène des personnalités étonnantes aux destins fulgurants, parfois tragiques, toujours passionnants.
Fouad Laroui, professeur de Littératures francophones à l'Université d'Amsterdam, est tour à tour romancier, essayiste, chroniqueur, avec une douzaine d'ouvrages à son actif (la plupart chez Julliard). Ce monde est fou! est son quatrième ouvrage publié chez Zellige, après Chroniques des temps déraisonnables (2003), Des Bédouins dans le Polder (2010) et Le Drame linguistique marocain (2011)
Chaque semaine, au cours de ces deux dernières années, Fouad Laroui a tenu une sorte de blog dans lequel il s'efforçait de consigner ce qui lui avait paru remarquable, cocasse, attristant ou tout simplement digne d'intérêt concernant son pays d'origine. Avec souvent un regard ironique (mais parfois consterné). Sans oublier bien sûr un abus (salutaire) de s'exprimer contre la bêtise... Bien que les sujets de ces modestes " méditations " varient beaucoup, il nous a semblé que leur réunion en un recueil donnait une image assez fidèle - bien que très personnelle - de la condition du Marocain réduit à regarder de loin, accablé ou amusé, ce qui se passe en son étrange royaume...
L'homme qui réconcilie chrétiens, juifs et musulmans Adoubé par les trois grandes religions monothéistes, figure importante de la Bible, Joseph est le seul homme à qui le Coran consacre toute une sourate, sous le nom de Youssouf. Mais au-delà des religions, c'est de tous les hommes que traite son histoire. Trahisons, coups du sort, rédemption, pardon, courage, consécration⦠c'est la condition humaine qui est en jeu dans le mythe de Joseph. Le lire dans ses différentes versions aboutit paradoxalement à réconcilier chrétiens, juifs et musulmans, mais aussi croyants et non-croyants dans ce personnage qui n'a jamais perdu de vue son bien le plus précieux : son humanité. Depuis son premier roman (Les dents du topographe, 1996), Fouad Laroui ne cesse de chercher ce qui rapproche les hommes plutôt que ce qui les divise. Vivant lui-même entre plusieurs cultures, il est persuadé qu'il est toujours possible de s'entendre quand on prend la peine de se connaître.
A la suite du décès de son père, "Monsieur Jean", Pauline prend une décision radicale : tourner le dos à une carrière enviable et partir au Pérou où sa mère a disparu dans des circonstances troubles lors d'une mission humanitaire. Elle atterrit à Lima et découvre la violence due à l'immense pauvreté des bidonvilles de la capitale. Comme sa mère avant elle, elle rencontre des femmes qui ont décidé de se battre pour sortir de cette misère. A leur contact, ses repères et valeurs changent peu à peu. Elle vibre également à sa vie de femme épanouie avec un archéologue qui l'initie à la vieille culture Mochica. Elle n'en oublie pas pour autant sa quête familiale et part sur les traces de sa mère, avec comme guide Lucia, jeune Péruvienne pleine de vivacité. D'abord à Cerro de Pasco, la plus haute ville minière au monde, puis à Cuzco, l'ancienne capitale Inca. Sur sa route, Pauline croise de nombreux personnages hauts en couleur et assemble pas à pas les pièces d'un puzzle incomplet. Ce qu'elle découvrira ne correspondra à aucun des scénarios qu'elle avait imaginés. Voyage initiatique, sierra movie, enquête dans les montagnes péruviennes, L'Hirondelle des Andes invite le lecteur à découvrir une culture millénaire, à plonger dans un monde contrasté entre paysages époustouflants et réalités urbaines dérangeantes.
La vie suivait son cours, aussi bien dans le cabinet d'architectes de Grégoire de Saint-Roch que dans le manoir familial où s'était retiré son père, Maurice. Le coup de tonnerre viendra du Québec, avec l'annonce de la mort de Carl, frère de Maurice et oncle de Grégoire. Alors qu'on le croyait disparu pendant la deuxième guerre mondiale, on apprend qu'il avait refait secrètement sa vie au Canada où il avait abrité un médecin indien et recueilli une jeune orpheline, Sarah. Les surprises continueront avec la lecture du testament, qui aboutira à la réouverture d'une des pages les plus sombres de l'Occupation. Maurice et Grégoire, mais aussi Sarah et Marie, réunis par la mémoire de cette histoire, vont réagir avec leurs blessures, leurs peurs et leurs certitudes, dévoilant au fil du récit une humanité fragile et attachante, à l'ombre de cet oncle réapparu.
1971. Marie Vieux-Chauvet est exilée à New York, menacée de mort dans son pays après la parution de son chef-d'oeuvre, Amour, Colère et Folie, publié chez Gallimard à l'instigation de Simone de Beauvoir et qui a provoqué la fureur du tyrannique Duvalier. Peu avant de mourir, elle trouvera la force d'écrire Les Rapaces, impitoyable réquisitoire contre le régime qui fait régner la terreur en Haïti. Dans ce roman, le dictateur, entouré de ministres à sa botte, incite la population à donner son sang pour quelques sous avant de le revendre bien plus cher aux Américains. Il n'hésite pas non plus à vendre des cadavres pour leurs expériences. Et plus il y a de cadavres, plus l'argent rentre. La police a donc carte blanche... Quelques-uns tentent de résister, tel Michel, qui écrit un livre devant servir de base à l'action révolutionnaire. Las, il est dénoncé. Sa maison abandonnée devient le refuge d'Alcindor et de sa pauvre famille. Pour leur malheur, Michel y a caché son manuscrit, que la police veut récupérer. Alcindor croit alors naïvement pouvoir sauver les siens grâce à Poleus, son frère perdu de vue, devenu l'un des chefs de la gendarmerie. En même temps, l'un des ministres en cour se tord d'inquiétude. Sa fille, Anne, a disparu. Son enquête le ramènera fortuitement au manuscrit tant recherché. Le lien se fera entre Michel l'écrivain, Alcindor et Anne. La découverte de la vérité lui ouvrira les yeux. Il sait alors ce qu'il lui reste à faire...