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King Henry V, William Shakespeare
Laroque François
ELLIPSES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782340041134
Henry V est certainement l'une des pièces de Shakespeare les plus méconnues et les moins jouées en France, contrairement à ce qui se passe à l'étranger. La victoire martiale en terre de France sacralise le règne d'un héros combattant qui, après les dissipations calculées de sa folle jeunesse, reprend ainsi le flambeau de son grand-père Edward III dans une conquête qui remplace le pèlerinage / croisade à Jérusalem promis par son père le roi Henry IV, et qu'il n'effectuera jamais. La campagne de France, que l'archevêque de Canterbury légitime à l'aide d'un long discours au début de la pièce est pour le jeune roi l'occasion d'appliquer le conseil que lui a donné son père sur son lit de mort à la fin de la seconde partie d'Henry IV : "[...] my Harry, / Be it thy course to busy giddy minds / With foreign quarrels, that action hence borne out / May waste the memory of former days" (4.3.340-43). Il s'agit essentiellement de laver la souillure qu'a laissé sur le trône la déposition et la mort de son cousin Richard II et de détourner l'attention du peuple des affaires intérieures du pays. Le discours shakespearien est, ici comme ailleurs, tissé de nombreuses ambiguïtés et les diverses contradictions entre les images flamboyantes renvoyées par le Choeur et des personnages comme Canterbury, d'un côté, et celles qui, de l'autre, relèvent aussi bien des horreurs et des misères de la guerre comme autant de contrepoints comiques et carnavalesques et font entrevoir certains aspects moins reluisants du personnage. Le lyrisme et l'héroïsme, l'alternance de vers souvent somptueux et d'une prose truculente, réaliste et gaillarde, ne représentent que quelques-unes des facettes plurielles d'une oeuvre complexe qui donne généralement lieu à des interprétations divergentes, pour ne pas dire conflictuelles. Les quatorze articles de ce volume collectif jettent un éclairage nouveau sur une pièce dont ils démontent les rouages à la fois savants et cocasses, au sein des quatre grandes parties qui constituent l'architecture générale de l'ouvrage, le contexte historique et philosophique, les éclairages critiques et les mises en scène au théâtre et à l'écran.
Résumé : D'Abécédaire à Zigzag(s), de Verdi à Hamlet, en passant par Freud, Laurence Olivier, Sorcières ou Will, ce libre vagabondage nous fait partager l'amour de François Laroque pour Shakespeare dont l'oeuvre n'a pas pris une ride. " Génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare s'est bâti un monument pour l'éternité. Son succès, qui ne se dément pas depuis plus de quatre siècles et qui est aujourd'hui aux dimensions du monde, trouve sa source dans une passion de la scène qui nous entraîne au coeur des désordres et du fracas du monde. Avec lui, nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'Histoire en passant de l'héroïque au pathétique, du rire à l'horreur, du sublime au grotesque sans que ce théâtre, de nature essentiellement populaire, observe de règles particulières ou de conventions préétablies. "
L'oeuvre de John Webster est un champ de mines et The Duchess of Malfi ne fait pas exception. Souvent jugée sanglante, sadique, artificielle dans sa construction dramatique et trop systématiquement portée sur le sensationnel, elle a toutefois été totalement réhabilitée de nos jours, au point qu'elle est désormais saluée comme le plus grand drame de la période dite jacobéenne. La désorientation des personnages, l'humour noir de Bosola, les décalages temporels, les nombreux emprunts, le mélange des styles sont en effet moins considérés comme des défauts que comme une forme de déconstruction du genre populaire de la tragédie de vengeance, qui est ici mêlé à ceux de la tragédie domestique et de la tragicomédie. Considérée comme un "diamant noir" (Fabienne Farge, Le Monde), La Duchesse serait un texte précurseur annonçant le théâtre de la cruauté d'Antonin Artaud et le théâtre de l'absurde de Beckett, Ionesco et Pinter sans parler du fameux Marat-Sade de Peter Weiss. Webster met en scène une femme courageuse et déterminée, une veuve décidée à braver les interdits et les usages de son temps et de son rang et qui décide de se remarier en épousant son intendant, Antonio, en dépit des menaces proférées par ses deux frères, Ferdinand, duc de Calabre, et le Cardinal. Comme il était peu fréquent, à l'époque, d'accorder la place centrale à un personnage féminin, Webster se voit donc crédité de sympathies féministes et anti-patriarcales. Malgré les critiques dont il a été l'objet par le passé, ce théâtre du sang et du sexe séduit donc de nos jours par ses côtés subversifs et par sa violence, faisant de cette tragédie singulière une oeuvre "postmoderne" avant la lettre.
Les puissances d'en bas sont dangereuses à proportion de leur force d'attraction. Les lieux que le diable fréquente apportent délassements et distractions en tous genres mais les lumières éblouissantes de la fête cachent aussi d'insondables ténèbres. Marie Stuart constitue, à cet égard, la parfaite incarnation d'une royauté vouée à la diabolisation. Telle qu'elle est décrite par ses adversaires, la " Vénus écossaise " incarne le double visage de la douceur et du péché, tandis que la Vénus ironique mise en, scène par Chaucer n'est plus garante des seules délices : elle ouvre aussi les portes de l'enfer et de l'amour tourné en dérision. Marlowe affirmera avec panache le paradoxe d'une tyrannie délicieuse, celle de la fureur héroïque de Tamerlan. Mais c'est avec le docteur Faust, qui choisit la magie et l'utopie de sa libido sciendi qu'il montre comment les délices de départ se changent en enfer. Qu'il s'agisse de Marie Stuart ou de la duchesse de Malfi, de la Vénus antique revue et corrigée par Chaucer ou encore de la Jeanne d'Arc de Shakespeare, les délices comme les enfers sont souvent incarnés par les figures du féminin dans l'Angleterre de la Renaissance. Marlowe reste l'exception avec cette nouvelle figure du tragique qu'est l'ambitieux foudroyé, personnage aussi flamboyant qu'autodestructeur, ambigu, imprévisible, et donc éminemment moderne.
Résumé : Cet ouvrage couvre plus de quatre siècles d'histoire de la littérature anglaise, depuis les prédécesseurs de Shakespeare jusqu'à Salman Rushdie. Il prend en compte le cadre historique et idéologique par rapport auquel il s'efforce de situer les auteurs et les genres au sein de trois grandes divisions chronologiques : la Renaissance et la première moitié du XVIIe siècle (François Laroque), la Restauration, le XVIIIe siècle et le Romantisme (Alain Morvan), l'ère victorienne et le XXe siècle (Frédéric Regard). Les auteurs ont voulu rester attentifs aux impératifs pédagogiques et proposer des syntèses claires qui respectent les périodicités reconnues, les grands courants et les noms les plus célèbres, sans pour autant oublier les nombreux écrivains à découvrir ou à redécouvrir. A travers l'utilisation de données de civilisation, de renseignements biographiques et bibliographiques, de citations décisives et d'analyses visant à dégager les enjeux des grands systèmes d'écriture, ils ont cherché à éclairer le grand public et à fournir à l'étudiant les repères fondamentaux qui lui permettront d'aborder examens et concours avec rigueur et efficacité.
Résumé : L'année 1492 sonne comme une date majeure dans l'histoire du monde : la rencontre entre l'Europe et le continent américain, sous la bannière dressée par Christophe Colomb. C'est aussi la première mondialisation, c'est-à-dire la possibilité de considérer l'ensemble des terres dans le monde. De ce contact, deux conséquences sont directement appréciées. Le premier retentissement concerne la découverte, pour les Européens, de différents peuples qui semblent vierges de civilisation et de religion. Ces populations constituent autant de brebis égarées à convertir dans la foi catholique, alors que la menace musulmane se fait pressante et les dissensions au sein du christianisme augmentent. La seconde conséquence est l'extension de l'Ancien Monde. Les royaumes d'Espagne et du Portugal sont les premiers à être autorisés, par le pape, à s'installer dans les espaces américains. D'autres grandes puissances européennes, comme les royaumes de France et d'Angleterre et, plus tard, la République des Provinces-Unies, cherchent, au cours du XVIe siècle, à s'implanter dans le Nouveau-Monde, de manière éphémère ou durable. Ce livre retrace les conséquences de cette rencontre, notamment la manière dont les Européens parviennent à s'implanter, parfois après de vaines tentatives, sur un espace de convoitises et de rivalités. Le siècle de la conquête et de l'appropriation des Amériques bouleverse profondément les deux protagonistes, l'Ancien et le Nouveau-Monde. La vision de la conquête à la fin de ce siècle contribue à créer une image persistante des nations conquérantes.
Harry Potter n’a pas fini de vous faire rêver... cette fois-ci en vous réconciliant avec la philosophie ! L’oeuvre de Rowling peut être vue comme une philosophie de la mort – de son refus total (Voldemort, les fantômes de Poudlard) à sa lente et progressive acceptation (Harry). Une lecture passionnante !
Résumé : Vous êtes débutant, faux-débutant en français langue étrangère ? Vous souhaitez apprendre ou réviser le vocabulaire de base du français langue étrangère tout en vous amusant, à votre rythme, en fonction de vos besoins ou de vos envies ? Cet ouvrage est fait pour vous ! Composé de très courtes fiches thématiques illustrées, il vous permettra de découvrir ou de réviser le vocabulaire utile au quotidien en quelques minutes par jour grâce aux nombreux exercices et jeux. Au programme : 60 fiches thématiques (dont 7 dédiées exclusivement à la prononciation), 900 mots et expressions à connaître, 125 exercices et jeux corrigés, 109 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions Ellipses.