Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
John Webster, The Duchess of Malfi, Agrégation Anglais
Laroque François
ELLIPSES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782340027541
L'oeuvre de John Webster est un champ de mines et The Duchess of Malfi ne fait pas exception. Souvent jugée sanglante, sadique, artificielle dans sa construction dramatique et trop systématiquement portée sur le sensationnel, elle a toutefois été totalement réhabilitée de nos jours, au point qu'elle est désormais saluée comme le plus grand drame de la période dite jacobéenne. La désorientation des personnages, l'humour noir de Bosola, les décalages temporels, les nombreux emprunts, le mélange des styles sont en effet moins considérés comme des défauts que comme une forme de déconstruction du genre populaire de la tragédie de vengeance, qui est ici mêlé à ceux de la tragédie domestique et de la tragicomédie. Considérée comme un "diamant noir" (Fabienne Farge, Le Monde), La Duchesse serait un texte précurseur annonçant le théâtre de la cruauté d'Antonin Artaud et le théâtre de l'absurde de Beckett, Ionesco et Pinter sans parler du fameux Marat-Sade de Peter Weiss. Webster met en scène une femme courageuse et déterminée, une veuve décidée à braver les interdits et les usages de son temps et de son rang et qui décide de se remarier en épousant son intendant, Antonio, en dépit des menaces proférées par ses deux frères, Ferdinand, duc de Calabre, et le Cardinal. Comme il était peu fréquent, à l'époque, d'accorder la place centrale à un personnage féminin, Webster se voit donc crédité de sympathies féministes et anti-patriarcales. Malgré les critiques dont il a été l'objet par le passé, ce théâtre du sang et du sexe séduit donc de nos jours par ses côtés subversifs et par sa violence, faisant de cette tragédie singulière une oeuvre "postmoderne" avant la lettre.
Le mot " Renaissance " est une source intarissable de malentendus. Il suggère, tout à la fois, une ère nouvelle et le rétablissement d'une situation antérieure, la métamorphose et le retour du même. De là découlent des ambiguïtés que rien ne souligne mieux que les multiples façons dont l'époque qui a reçu ce nom réagit à l'idée même de la nouveauté. On serait tenté de croire qu'elle lui fit bon accueil. Il semble qu'il n'en fut rien. Placée par une longue et prestigieuse historiographie sous le signe de la découverte, la Renaissance fut plutôt vécue comme redécouverte, dans un climat peu favorable, sinon hostile à la novation. Quand on y eut le sentiment exalté d'entrer dans un monde différent, ce fut en prenant soin de s'adosser à une certaine tradition. Pourtant, l'idée d'une période ayant marqué la fin d'un long épisode de stagnation et le commencement d'un cycle de progrès ne fut-elle qu'un mythe élaboré par les Lumières en quête d'une généalogie légitimatrice ? Ce mythe eût-il connu pareille fortune s'il n'avait reposé sur quelques solides fondements ? Les études réunies ici tentent de répondre à ces questions et complètent celles du volume Esthétiques de la nouveauté à la Renaissance.
À la Renaissance, les inventions techniques comme la boussole, les lunettes ou l'imprimerie, mais aussi les cabinets de curiosité, les monstres, les merveilles ou les grotesques fascinent les esprits. Les amateurs de surprise et de nouveauté se recrutent aussi bien parmi les souverains et leur cour que parmi les lettrés, les humanistes, ou dans le peuple épris de fêtes et de spectacles. Les récits de voyages, les jardins, les réalisations architecturales qui se multiplient alors donnent l'impression d'un foisonnement de choses inédites, voire insolites, où l'innovation, mais aussi l'exagération, ont leur part. Avec Shakespeare, Ben Jonson et bien d'autres, la scène élisabéthaine va s'efforcer de répondre à ce goût grandissant pour la nouveauté, dont elle donne parfois une image grinçante et satirique. Au XXe siècle, après la remise en cause du drame bourgeois par Antonin Artaud qui redécouvre en France le théâtre élisabéthain, les mises en scène audacieuses de Patrice Chéreau (Hamlet) ou de Peter Sellars (Le Marchand de Venise) font apparaître la nouveauté de ces textes. Les différents parcours proposés dans ce recueil sont à lire comme autant d'invitations à voir ailleurs ou autrement, à s'ouvrir à ce qui apparaît bien comme autant d'expériences et d'esthétiques de la nouveauté. Ce terme parfois décrié à la Renaissance prend donc ici tout son sens et ouvre clairement la voie vers la modernité.
Les puissances d'en bas sont dangereuses à proportion de leur force d'attraction. Les lieux que le diable fréquente apportent délassements et distractions en tous genres mais les lumières éblouissantes de la fête cachent aussi d'insondables ténèbres. Marie Stuart constitue, à cet égard, la parfaite incarnation d'une royauté vouée à la diabolisation. Telle qu'elle est décrite par ses adversaires, la " Vénus écossaise " incarne le double visage de la douceur et du péché, tandis que la Vénus ironique mise en, scène par Chaucer n'est plus garante des seules délices : elle ouvre aussi les portes de l'enfer et de l'amour tourné en dérision. Marlowe affirmera avec panache le paradoxe d'une tyrannie délicieuse, celle de la fureur héroïque de Tamerlan. Mais c'est avec le docteur Faust, qui choisit la magie et l'utopie de sa libido sciendi qu'il montre comment les délices de départ se changent en enfer. Qu'il s'agisse de Marie Stuart ou de la duchesse de Malfi, de la Vénus antique revue et corrigée par Chaucer ou encore de la Jeanne d'Arc de Shakespeare, les délices comme les enfers sont souvent incarnés par les figures du féminin dans l'Angleterre de la Renaissance. Marlowe reste l'exception avec cette nouvelle figure du tragique qu'est l'ambitieux foudroyé, personnage aussi flamboyant qu'autodestructeur, ambigu, imprévisible, et donc éminemment moderne.
Résumé : Grâce à son génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare, simple fils de gantier, se sera bâti un monument pour l'éternité. Alors, où trouver les raisons d'un succès qui, loin de se démentir, s'est désormais élargi aux dimensions du monde ? Dans sa passion, sans l'ombre d'un doute. Passion de la poésie et théâtre de la passion. Avec Shakespeare nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'histoire. Avec Shakespeare, le sublime n'est jamais loin dans ces moments pleins de bruit et de fureur où se succèdent et s'entremêlent l'horreur, le pathétique et le rire. Richard III, Hamlet, Macbeth, Falstaff, Cléopâtre n'ont pas fini de nous fasciner, ni la musique de sa langue de nous enchanter? Si d'aucuns semblent persuadés que Shakespeare n'était pas Shakespeare mais Sir Francis Bacon, le comte d'Oxford, ou la reine Élisabeth Ière, libre à eux de continuer à chercher les clés du mystère. Mais nous ne nous détournerons pas ici de l'essentiel. Loin de ces débats d'arrière-garde, l'amoureux comme l'enseignant passionné que je suis de son théâtre et de ses poèmes s'est principalement efforcé au gré de ce vagabondage festif de faire partager son plaisir grâce à la saveur unique que peut procurer une ?uvre qui, quatre siècles plus tard, n'a décidément pas pris la moindre ride.
Résumé : Destiné à un public de lycéens, d'étudiants et d'adultes soucieux d'améliorer leur expression écrite, ce livre propose un entraînement orthographique à la fois structuré et ludique ; chaque chapitre est organisé en quatre séquences : 1. Révisez ! 2. Entraînez-vous ! 3. louez ! 4. Testez-vous ! qui offrent une grande diversité d'exercices et de jeux. Il traite des fréquentes erreurs, souvent indétectables par les logiciels de correction et aborde ainsi : les accords ; les conjugaisons ; les homophones. Il fournit également aux enseignants et formateurs un matériel pédagogique riche et varié : 400 exercices et 10 évaluations corrigés ; des corrigés commentés ; un index détaillé et un lexique des termes techniques.
Présentation de l'éditeur abc FLE vous conduira en 30 leçons au niveau A1-A2 du cadre européen de référence des langues. FLE s'adresse : aux grands débutants adolescents ou adultes aux personnes désirant acquérir les bases du français en vue d'un séjour aux personnes n'ayant plus pratiqué le français depuis longtemps abc FLE comprend : 30 leçons 30 dialogues ou textes enregistrés 160 exercices corrigés 100 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions ellipses : www.editions-ellipses.fr abc FLE est l'outil idéal pour débuter ou réviser.
Résumé : L'autisme défraye régulièrement la chronique, déclenchant tour à tour passions et controverses. Plusieurs théories se sont succédé pour essayer d'expliquer la survenue de cette pathologie qui touche l'enfant dès ses 3 premières années de vie, en entravant gravement ses capacités d'interaction sociale et de communication. Alors que l'autisme était considéré comme rare il y a 20 ans, la prévalence de l'autisme n'a cessé d'augmenter, au gré des modifications des critères qui permettent d'en établir le diagnostic. Parallèlement, la mise en place de prises en charge plus précoces et plus ciblées a modifié le pronostic de ce trouble qui persiste toute la vie. Cet ouvrage présente les connaissances les plus récentes concernant l'autisme, en tentant de répondre de manière simple et précise aux questions que les familles et les professionnels, et plus largement toute personne intéressée par la question de l'autisme est amenée à se poser.