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William Shakespeare, "Venus and Adonis"
Laroque François ; Peyré Yves
KLINCKSIECK
24,99 €
Épuisé
EAN :9782864603443
Of the many mythological verse narratives that were inspired by Ovid in the English Renaissance, Shakespeare's Venus and Adonis (1593) is one of the most important. Through close readings of the text, these essays explore the complexities of the poem's imaginative, rhetorical and structural patterns and provide keys to their elaborate construction by referring back to the context of Renaissance Ovidian poems, mythographical interpretations, and related myths such as that of the Gardens of Adonis. What emerges is a kaleidoscopic poem, constantly shifting in tone and perspective, that challenges the reader's capacity for intellectual versatility. This volume is designed to help candidates for the Agrgation by suggesting lines of thought leading into the poem, while providing them with methodological tools so that they may in turn embark on their own exploration of this fascinating, elusive poem.
À la Renaissance, les inventions techniques comme la boussole, les lunettes ou l'imprimerie, mais aussi les cabinets de curiosité, les monstres, les merveilles ou les grotesques fascinent les esprits. Les amateurs de surprise et de nouveauté se recrutent aussi bien parmi les souverains et leur cour que parmi les lettrés, les humanistes, ou dans le peuple épris de fêtes et de spectacles. Les récits de voyages, les jardins, les réalisations architecturales qui se multiplient alors donnent l'impression d'un foisonnement de choses inédites, voire insolites, où l'innovation, mais aussi l'exagération, ont leur part. Avec Shakespeare, Ben Jonson et bien d'autres, la scène élisabéthaine va s'efforcer de répondre à ce goût grandissant pour la nouveauté, dont elle donne parfois une image grinçante et satirique. Au XXe siècle, après la remise en cause du drame bourgeois par Antonin Artaud qui redécouvre en France le théâtre élisabéthain, les mises en scène audacieuses de Patrice Chéreau (Hamlet) ou de Peter Sellars (Le Marchand de Venise) font apparaître la nouveauté de ces textes. Les différents parcours proposés dans ce recueil sont à lire comme autant d'invitations à voir ailleurs ou autrement, à s'ouvrir à ce qui apparaît bien comme autant d'expériences et d'esthétiques de la nouveauté. Ce terme parfois décrié à la Renaissance prend donc ici tout son sens et ouvre clairement la voie vers la modernité.
Génie universel, qui traverse le temps, Shakespeare est pourtant indissociable de son époque, la Renaissance anglaise, brillant spectacle dont le souverain est le centre et la raison d'être. Professionnel de la scène, maître d'oeuvre accompli, il reflète avec brio la comédie humaine qui se joue partout autour de lui. En historien autant qu'en analyste du théâtre, François Laroque présente le monde de bruit et de fureur des tragédies, Hamlet, Othello, le Roi Lear, Macbeth, le monde de charme et de fantaisie des comédies, Comme il vous plaira.
Résumé : D'Abécédaire à Zigzag(s), de Verdi à Hamlet, en passant par Freud, Laurence Olivier, Sorcières ou Will, ce libre vagabondage nous fait partager l'amour de François Laroque pour Shakespeare dont l'oeuvre n'a pas pris une ride. " Génie de la poésie et du théâtre, Shakespeare s'est bâti un monument pour l'éternité. Son succès, qui ne se dément pas depuis plus de quatre siècles et qui est aujourd'hui aux dimensions du monde, trouve sa source dans une passion de la scène qui nous entraîne au coeur des désordres et du fracas du monde. Avec lui, nous gravissons jusqu'au vertige le grand escalier de l'Histoire en passant de l'héroïque au pathétique, du rire à l'horreur, du sublime au grotesque sans que ce théâtre, de nature essentiellement populaire, observe de règles particulières ou de conventions préétablies. "
Henry V est certainement l'une des pièces de Shakespeare les plus méconnues et les moins jouées en France, contrairement à ce qui se passe à l'étranger. La victoire martiale en terre de France sacralise le règne d'un héros combattant qui, après les dissipations calculées de sa folle jeunesse, reprend ainsi le flambeau de son grand-père Edward III dans une conquête qui remplace le pèlerinage / croisade à Jérusalem promis par son père le roi Henry IV, et qu'il n'effectuera jamais. La campagne de France, que l'archevêque de Canterbury légitime à l'aide d'un long discours au début de la pièce est pour le jeune roi l'occasion d'appliquer le conseil que lui a donné son père sur son lit de mort à la fin de la seconde partie d'Henry IV : "[...] my Harry, / Be it thy course to busy giddy minds / With foreign quarrels, that action hence borne out / May waste the memory of former days" (4.3.340-43). Il s'agit essentiellement de laver la souillure qu'a laissé sur le trône la déposition et la mort de son cousin Richard II et de détourner l'attention du peuple des affaires intérieures du pays. Le discours shakespearien est, ici comme ailleurs, tissé de nombreuses ambiguïtés et les diverses contradictions entre les images flamboyantes renvoyées par le Choeur et des personnages comme Canterbury, d'un côté, et celles qui, de l'autre, relèvent aussi bien des horreurs et des misères de la guerre comme autant de contrepoints comiques et carnavalesques et font entrevoir certains aspects moins reluisants du personnage. Le lyrisme et l'héroïsme, l'alternance de vers souvent somptueux et d'une prose truculente, réaliste et gaillarde, ne représentent que quelques-unes des facettes plurielles d'une oeuvre complexe qui donne généralement lieu à des interprétations divergentes, pour ne pas dire conflictuelles. Les quatorze articles de ce volume collectif jettent un éclairage nouveau sur une pièce dont ils démontent les rouages à la fois savants et cocasses, au sein des quatre grandes parties qui constituent l'architecture générale de l'ouvrage, le contexte historique et philosophique, les éclairages critiques et les mises en scène au théâtre et à l'écran.
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.