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Postcolonialiser la Haute Culture à l'Ecole de la République
Laronde Michel
L'HARMATTAN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782296049208
La Haute Culture, c'est la culture symbolique héritée de la littérature française qui est transmise par l'École républicaine sous forme de citations et de clichés de la Morale. L'exemple par excellence de l'inscription de la Haute Culture dans le dressage scolaire est la récitation et les fables de La Fontaine, lieu incontournable de l'apprentissage institutionnel de la Morale conventionnelle. Ce livre observe les pratiques actives de réinterprétation des références classiques qui servent à initier les générations successives d'enfants nés des immigrations maghrébine et sub-saharienne à la lecture et à l'écriture à l'École primaire et secondaire. Ces jeunes Sujets en situation postcoloniale dans la France contemporaine, parasitent subtilement, et modifient irrémédiablement, la culture de la Nation. Constamment présentes dans les littératures postcoloniales à travers l'expérience scolaire, langue normée et Haute Culture font l'objet de manipulations diverses, que ce soit dans les romans " beurs " d'Azouz Begag et Zaïr Kédadouche, le roman afro-français de Calixthe Beyala, Le petit prince de Belleville, ou dans le film plein d'ironies de Merzak Allouache, Salut cousin ! En fin de compte, c'est la " langue de l'Autre " qui " postcolonise " métaphoriquement la langue française (elle se l'approprie) et " postcolonialise " la Haute Culture (elle la transforme en mentalité postcoloniale). A l'heure où certaines réformes de l'Éducation nationale peuvent sembler anachroniques, ce livre tente d'apporter quelques éléments de réflexion.
36 fiches pour réviser les notions essentielles du cours de procédure pénale grâce à des schémas, des tableaux, des encadrés récapitulatifs et des exercices d'application.
Résumé : Ancienne colonie phénicienne devenue romaine au deuxième siècle avant notre ère, Leptis Magna fit fortune grâce au commerce de l'or, de l'ivoire, des peaux et des esclaves tirés de l'Afrique subsaharienne. Ville natale de l'Empereur Septime Sévère, elle atteignit l'apogée de sa renommée et de sa prospérité sous le règne de ce prince (193-211), qui la dota de monuments splendides, dont le plus imposant, la grande basilique sévérienne, s'élevait à plus de cent pieds de hauteur. A partir du troisième siècle, la crise politique, économique, sociale et militaire qui déchira l'ensemble du monde romain frappa durement Leptis Magna, victime des incursions des Berbères rebelles, puis envahie et occupée tour à tour par les Vandales, les Byzantins et enfin les Arabes au septième siècle. Ruinée, abandonnée, la cité finit par disparaître doucement sous les sables du désert. Aujourd'hui, grâce aux travaux des archéologues, cette cité exceptionnelle, encore injustement méconnue, connaît un regain d'intérêt. Ce livre rend hommage à cet ensemble exceptionnel, dont l'oubli par les grands flux touristiques a permis de préserver toutes les traces de sa splendeur.
Ces dernières années, les écrivaines francophones n'ont cessé de revendiquer leur style. Pourtant, malgré l'émergence des études postcoloniales et l'intérêt porté au concept d'hybridité identitaire et à la textualité, de nombreuses études critiques demeurent culturelles. L'auteur propose une approche stylistique de la représentation littéraire de l'hybridité culturelle fondée sur la linguistique cognitive, en particulier sur la théorie de la métaphore de George Lakoff de l'intégration conceptuelle de Gilles Fauconnier et Mark Turner. A travers l'étude de quatre romans francophones, Georgette ! de Farida Belghoul, En attendant le bonheur de Maryse Condé, L'amour, la fantasia d'Assia Djebar et Tu t'appelleras Tanga de Calixthe Beyala, ce livre analyse l'effet d'hybridité produit par l'intégration et la remise en cause de concepts métaphoriques issus de différentes cultures : tels que l'identité conçue comme une ligne droite, le destin de la femme conçu comme une route déjà tracée, l'amour vécu comme une guerre. De fait, à travers leur travail sur la langue française, les écrivaines revendiquent non seulement un style individuel, mais aussi, à travers la liberté d'écrire, la liberté de penser et de vivre.
Et puis, pour moi, la fiction c'est la suture qui masque la blessure, l'écart, entre les deux rives. Je suis là, à la croisée, enfin sereine, à ma place, en somme, puisque je suis une croisée qui cherche une filiation et lai écris dans une lignée, toujours la même, reliée à l'histoire, à la mémoire, à l'identité, à la tradition et à la transmission, je veux dire à la recherche d'une ascendance et d'une descendance, d'une place dans l'histoire d'une famille, d'une communauté, d'un peuple au regard de l'histoire et de l'univers. C'est dans la fiction que je me sens sujet libre (de père, de mère, de clan, de dogmes...) et forte de la charge de l'exil. C'est là et seulement là que je me rassemble corps t âme et que je fais le pont entre les deux rives, en amont et en aval... " (Lettres parisiennes, 1986, p. 138) Leïla Sebbar
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.