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Leïla Sebbar
Laronde Michel
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747549004
Et puis, pour moi, la fiction c'est la suture qui masque la blessure, l'écart, entre les deux rives. Je suis là, à la croisée, enfin sereine, à ma place, en somme, puisque je suis une croisée qui cherche une filiation et lai écris dans une lignée, toujours la même, reliée à l'histoire, à la mémoire, à l'identité, à la tradition et à la transmission, je veux dire à la recherche d'une ascendance et d'une descendance, d'une place dans l'histoire d'une famille, d'une communauté, d'un peuple au regard de l'histoire et de l'univers. C'est dans la fiction que je me sens sujet libre (de père, de mère, de clan, de dogmes...) et forte de la charge de l'exil. C'est là et seulement là que je me rassemble corps t âme et que je fais le pont entre les deux rives, en amont et en aval... " (Lettres parisiennes, 1986, p. 138) Leïla Sebbar
36 fiches pour réviser les notions essentielles du cours de procédure pénale grâce à des schémas, des tableaux, des encadrés récapitulatifs et des exercices d'application.
Ce recueil d'articles universitaires entre dans le cadre de la recherche actuelle faite en Europe et en Amérique du Nord sur la littérature des immigrations dans le inonde francophone. Il a donc sa place dans les études sur le post-colonialisme. Il s'attache plus particulièrement à l'esthétique d'une Ecriture qui frôle le canon littéraire franco-français, le bouscule et le déplace en s'en prenant aux clichés et idées reçues qui touchent, en particulier, au discours sur l'Etranger. La fiction passe en priorité par le Regard de l'enfant né de parents étrangers, par la Langue de l'immigré, Langue et Regard qui décentrent l'Ecriture dans le roman contemporain en procédant par l'ironie à des renversements de point de vue et des démantèlements de stéréotypes littéraires et idéologiques.
Comme pratique rituelle, l'initiation s'inscrit au coeur du mythe et du sacré, au coeur de la vie religieuse. Principe immuable des "fusions essentielles", elle est le pacte mystique qui réalise la symbiose par laquelle le visible rencontre l'invisible, le réel touche à l'intangible, l'humain intègre la transcendance, le temporel se mue en intemporel. Au titre de sa dimension allégorique, elle se veut la quête inédite qui ouvre l'homme à lui-même, à l'Autre, au monde, au "sens profond" des choses ; qui lui procure l'espérance d'une existence "mieux accomplie", par-delà le tumulte et la précarité de la réalité sensible. L'étude d'Amadou Ouédraogo explore plusieurs contours de l'acte initiatique dans cette double perspective rituelle et allégorique, et tel qu'il se dégage du roman et du cinéma francophones de l'Afrique de l'Ouest et de la Caraïbe. Elle s'attache surtout à proposer une autre lecture de l'oeuvre littéraire, à la lueur notamment de l'ethno-mythologie de l'Afrique de l'Ouest, de l'histoire des religions. Puis, elle met en évidence un certain nombre de thèmes qui "rapprochent" les aires géo-culturelles africaine et caribéenne, dont le mythe des origines, la quête identitaire, la reconquête effrénée du passé, du destin, de soi.
La Haute Culture, c'est la culture symbolique héritée de la littérature française qui est transmise par l'École républicaine sous forme de citations et de clichés de la Morale. L'exemple par excellence de l'inscription de la Haute Culture dans le dressage scolaire est la récitation et les fables de La Fontaine, lieu incontournable de l'apprentissage institutionnel de la Morale conventionnelle. Ce livre observe les pratiques actives de réinterprétation des références classiques qui servent à initier les générations successives d'enfants nés des immigrations maghrébine et sub-saharienne à la lecture et à l'écriture à l'École primaire et secondaire. Ces jeunes Sujets en situation postcoloniale dans la France contemporaine, parasitent subtilement, et modifient irrémédiablement, la culture de la Nation. Constamment présentes dans les littératures postcoloniales à travers l'expérience scolaire, langue normée et Haute Culture font l'objet de manipulations diverses, que ce soit dans les romans " beurs " d'Azouz Begag et Zaïr Kédadouche, le roman afro-français de Calixthe Beyala, Le petit prince de Belleville, ou dans le film plein d'ironies de Merzak Allouache, Salut cousin ! En fin de compte, c'est la " langue de l'Autre " qui " postcolonise " métaphoriquement la langue française (elle se l'approprie) et " postcolonialise " la Haute Culture (elle la transforme en mentalité postcoloniale). A l'heure où certaines réformes de l'Éducation nationale peuvent sembler anachroniques, ce livre tente d'apporter quelques éléments de réflexion.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.