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Le dernier Genet. Histoire des hommes infâmes
Laroche Hadrien
SEUIL
20,60 €
Épuisé
EAN :9782020303484
L'auteur du Journal du voleur, des Paravents et d'Un captif amoureux rencontre divers mouvements politiques entre 1968 et 1986 - Panthères noires aux Etats-Unis, Palestiniens au Moyen-Orient, mais aussi Fraction Armée rouge en Allemagne ou immigrés en France. Ce livre est l'histoire d'un geste commun à ces "hommes infâmes" (Michel foucault) et à l'écrivain parmi eux : lutte contre la honte d'être réduit au silence, volonté de procès, heurt des fables poétiques avec les fictions politiques. Dans cette perspective, le "dernier Genet" désigne celui de la fin, de la dernière période, où l'homme a tenté une sortie politique par le seul moyen du poète, la langue. Mais "dernier" signifie aussi le pire, comme on parle du dernier des hommes, si les devenirs Noir ou Palestinien de Genet n'excluent pas la guerre, l'appel au meurtre, voire la haine de l'ennemi. En Autriche, en 1983, Genet dit : "Quand j'ai terminé l'écriture, j'avais trente-quatre ou trente-cinq ans, mais c'était du rêve. J'avais écrit en prison. Une fois libre, j'étais perdu. Et je ne me suis retrouvé réellement, et dans le monde réel, qu'avec ces deux mouvements révolutionnaires, les Panthères et les Palestiniens. Et alors je me soumettais au monde réel. J'agissais en fonction du monde réel et plus en fonction du monde grammatical. . ".
-Mon enfance est toxique, je dois me débarrasser d'elle au plus vite, m'avait dit Hek. Pour moi, ce furent ces derniers mots. J'entends encore son rire." H.L. Biographie de l'auteur Hadrien Laroche est l'auteur d'un essai, Le dernier Genet (éditions du Seuil, 1997) et d'un roman, Les Orphelins (Allia, 2005; J'ai Lu, 2006).
Trois histoires, trois orphelins, un narrateur. Trois personnages ont en commun une même fêlure, une même douleur, une même errance. Hadrien Laroche explore les thèmes du deuil, de la filiation, de la mémoire dans un premier roman plein de force et de talent.
Extrait H. NÉE BLOCH H. née Bloch urinait debout dans la baignoire sabot avec sa mère en tête. Le jet d'eau qui coulait depuis le pommeau de la douche contre son corps de dame nature, mouillait la houppe de ses cheveux gris, continuait le long des rides sur son visage, noyant des yeux de hibou, grands cernes qui lui faisaient des disques gris autour de pupilles noisette, suivait les plis heureux de sa poitrine de mère et de musc, trempait son ventre large et rond - le creux du nombril qui s'était nourri de sa mère centenaire - passait sur la toison ruisselante où cette eau se mêlait à l'urine, liquide à peine coloré qui dégoulinait maintenant sur des jambes fameuses, le long de cuisses puis de mollets où la vie depuis peu circulait de Charybde en Sylla, entre les caillots de sang errant dans le fleuve violacé de ses artères. Ce matin-là elle renaissait encore une fois. Elle s'ébattait. La cabine de bain semblable à celle où s'engouffre un équipage entier dans un film des Marx Brothers et où un écrivain comme elle originaire d'Europe centrale, Witold Gombrowicz, l'auteur de Pornografia, dort pour une nuit, lorsqu'il part pour ne plus revenir : "Et comme ça je m'éloigne, écrit-il. Sans du tout me retourner. Je m'éloigne et ne sais rien de ce qui se passe derrière moi". Après la douche, la cabine semblait l'arche sauvée d'un naufrage, comme si une tempête de mer avait soudain dévasté le lieu, éclaboussant les murs du sol au plafond, laissant des flaques au fond du bidet, du lavabo et sur l'antique carrelage années cinquante jaune et bleu. Elle était sortie de la salle de bains enveloppée dans une serviette de la taille d'un couvre-lit, d'une toile de maître représentant une bataille ou bien même d'une tente bédouine sous laquelle un clan nombreux - cousins, neveux, grands-parents - une communauté entière aurait pu vivre, manger et dormir. Sous son drap d'or, en réalité une serviette élimée, rêche à force d'être propre, son corps s'affairait de bon matin dans la cuisine où elle passerait la journée. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
Henry Berg n'a pas su qui il était ni d'où il venait. Il ignorait son père et il a ignoré qu'il n'était pas le père de son fils. On a volé sa mémoire à mon père comme j'ai été pillé de la mienne avant que me soit restituée une vérité qui n'appelle aucune restitution, sinon aucune émotion, Comme je l'ai déclaré à mes amis au café Beyle, ce que j'ai longtemps pris pour vrai, la fiction, apparaît maintenant au jour pour ce qu'il fut et demeure, une vie. Dans l'intervalle, mon enfance est devenue caduque. Passez muscade! Papa a été privé de la parole car il était privé de la vérité." La Restitution constitue le dernier volet d'un triptyque sur "L'homme orphelin de son humanité".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951: Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s?agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages?), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l?appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d?une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s?en rend compte rapidement: le livre est un des premiers ? et des meilleurs ? exemples de « pensée positive ». L?idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix?, cela donne la joie, l?amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d?arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c?est du Dr Coué. C?est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n?aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse: il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir, étoffé de nombreuses illustrations. L?ouvrage se voit aujourd?hui étoffé d?illustrations en couleurs