Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les hommes et le littoral du golfe du Lion (XVIe-XVIIIe siècle)
Larguier Gilbert
PU PERPIGNAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782354121624
Le littoral du golfe du Lion, une côte basse dépourvue d'abri, inhospitalière, a longtemps été un quasi désert ; un situation unique dans le nord-ouest de la Méditerranée en dépit de la fondations de villes comme Aigues-Mortes, Sète ou Port-Vendres. Aussi était-il intéressant d'étudier les relations entre les hommes et ce milieu original : les manières de le voir, de l'habiter, de développer des activités, de l'organiser. Une réalité s'impose au quotidien : zone d'échanges et de contacts privilégiés des hommes, des techniques, des sensibilités, des produits, ce littoral est aussi une frontière face aux dangers venus de la mer : l'épidémie, les agressions des bateaux ennemis ou des barbaresques musulmans. Exemple pertinent des mutations du littoral français et de la Méditerranée nord-occidentale aux XVIIe et XVIIIe siècles, de profondes transformations se font jour : de nouvelles techniques de pêche suscitent de vives tensions au sein de la société littorale, des villes sont fondées (Sète, Port-Vendres), l'Etat accentue son emprise sur le territoire.
Transmettre, échanger : des actes, des manières de faire si quotidiens, si multiformes qu'on n'y prête guère attention. Ces processus de transmission sont omniprésents dans la société moderne (XVIe-XVIIIe siècle) où une minorité d'individus parvenaient à l'âge adulte, constamment à l'oeuvre. Ils concernent autant les biens, les savoirs, les métiers, que les offices publics, l'art, et même des institutions où ils étaient en principe exclus comme à la cour souveraine de justice du Roussillon (le Conseil souverain) créée en 1660. Etudier les moyens, les stratégies employés par les individus, les familles, les groupes sociaux, pour assurer leur succession, se maintenir dans un métier ou une fonction, informe toujours beaucoup sur une société et une époque, sur les comportements, les sensibilités. Les études de cas réunies dans ce volume associent les approches d'historiens, d'historiens du droit et des institutions, d'historiens de l'Art ; portent sur le Languedoc, province intégrée depuis longtemps dans le royaume de France, et sur le Roussillon conquis beaucoup plus tard ; permettent des comparaisons suggestives, ce qui confère aux observations et aux conclusions qui peuvent en être tirées une portée plus générale.
Est-il encore utile de s'interroger sur la Commune de 1871 ? Peut-on le faire sereinement en dépassant les clivages idéologiques ? C'est ce qui a été tenté lors des rencontres tenues à Perpignan par des historiens confirmés, des étudiants et des doctorants, des juristes, des anthropologues, des géographes, des gens de lettres et de théâtre autour du thème La Commune de 1871 : utopie ou modernité ? Cet ouvrage rassemble leurs contributions ainsi que les riches discussions qu'elles ont suscitées. Il apporte des aperçus neufs, une réflexion renouvelée sur la nature et le contenu d'un des mouvements qui a le plus influencé les idéologies progressistes du XXe siècle. Il replace la Commune de Paris et l'ensemble du mouvement communaliste au rang de chantier prometteur pour les historiens et les chercheurs en sciences humaines.
Interroger les pouvoirs locaux, leur organisation, leur fonctionnement, leurs relations avec le pouvoir royal, reste un thème inépuisable encore neuf, surtout si l'on se place dans une perspective comparative, ce qu'offre le cas du Roussillon annexé en 1659 et du Languedoc intégré trois siècles plus tôt au royaume de France. Les différences entre les deux provinces sont profondes en effet derrière les apparences. Leur analyse fait redécouvrir le statut des individus, leur droit à la représentation, les stratégies déployées pour accéder au pouvoir, bénéficier des avantages qu'il confère, éviter les charges qu'impose la qualité de citoyen. Dépasser les cadres institutionnels, relativement stables, permet de se placer au plus près des réalités, au cœur des relations sociales, du fonctionnement de l'État, infiniment plus complexe et nuancé qu'on ne l'a longtemps cru. L'exemple des deux provinces intéresse le royaume de France dans son ensemble.
Avant le XIX e siècle, un individu sur deux mourrait avant vingt ans. La minorité se prolongeait jusqu'au mariage - tardif alors -, à vingt-cinq ans et parfois au-delà. Les mineurs, qu'ils soient appelés à disparaître prématurément ou à entrer dans le monde des adultes, constituaient la majorité de la population. Or on les connaît mal. Les historiens ne s'y sont intéressé qu'assez tardivement en privilégiant les turbulences juvéniles. Mineurs, Minorité ; Jeunes, Jeunesse, est pourtant un thème d'une incomparable fécondité si on l'embrasse depuis la naissance jusqu'à son terme, l'émancipation. C'est ce qui est tenté ici en mettant en synergie les compétences du droit, de l'histoire, de l'histoire de l'art. Le droit protège les mineurs, trace des bornes. Entre elles, le flou est beaucoup plus grand, des âges de la vie, des représentations, précisées ici grâce à celles de l'enfant dans les retables baroques. Le désordre, les transgressions, commis exclusivement par les garçons célibataires âgés de plus de quinze à seize ans, permettent de mieux apercevoir une jeunesse plus diversifiée qu'on ne le croit, mais aussi, en contrepoint, les comportements, les normes sociales à la campagne comme à la ville. Une contribution importante, dans le cadre du nord-ouest de la Méditerranée, à un champ d'étude insuffisamment cultivé en dépit des problèmes et interrogations que suscitent actuellement les mineurs et la jeunesse en général.