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Jean L'Anselme. Pour de rire, pour de vrai...
Lardoux Jacques
PU RENNES
16,90 €
Épuisé
EAN :9782903075958
Enfants, nous avons tous joué au jeu du " Pour de rire ", " Pour de vrai ". Cette alternative-là aura bien fonctionné dans le colloque d'Angers sur Jean l'Anselme, selon qu'on y a étudié des poèmes sérieux, à demi sérieux ou pas sérieux du tout. On rit avec Jean L'Anselme, dès qu'on le voit substituer à son nom d'état civil (Jean-Marc Minotte, né le 31 décembre 1919 à minuit) le nom de l'un de ses grands-pères : L'Anselme, " ce qui sonne patoisant ", selon Robert Sabatier. Là-dessus, le poète se souvenant du slogan du Larousse, greffera un calembour de sa façon " L'Anselme... à tous vents ". Par ses trouvailles langagières, ludiques, gratuites " écrire sur rien pour rien en faisant rire quand même " - : L'Anselme crée " l'engendrement du rire ", comme le faisaient ses aînés, les Pataphysiciens et les Oulipiens (Charles P. Marie). II était donc prévisible que ce colloque démontât à l'envi les procédés du rire l'anselmien, la force et la forme de ses calembours (Guy Chaty), les effets d'incongruité nés du choc de l'ironie et de la poésie (Olivia-Jeanne Cohen) et qu'au nom d'une culture du rire on posât la question du pourquoi et du comment de tant d'intertextes comiques (Céline Millet), sans oublier que jamais L'Anselme ne céda au " démon de la théorie " dont la critique universitaire des années 70 était pour ainsi dire possédée. L'Anselme avait son style, indépendamment des modes et des canons, et ça lui suffisait. L'intercesseur, le prédécesseur par excellence étant sans doute " un certain Rabelais qui comme lui a lancé le brûlot des torche-culs à la face de la scolastique et de l'asphyxiante philosophie de son temps "
Les célèbres Sonnets furent publiés une première fois à Londres en 1609. Les critiques s'accordent sur leur rôle charnière non seulement dans l'oeuvre de Shakespeare, mais aussi dans l'évolution esthétique du temps. Les sonnets au beau jeune homme blond constituent les deux tiers de l'ouvrage, le dernier tiers est consacré aux sonnets à la dame brune, et ce ne sont pas les moins originaux.
Lardoux Jacques ; Herzfeld Claude ; Fournier Berna
Il est réponse, comme l'indique Jacques Lardoux, à un rendez-vous que le poète avait lui-même donné, en 1956, à ses lecteurs du XXIe siècle, cinquante ans après En vrac. C'est chose faite avec cette étude de réception qui s'interroge sur les voies et les façons dont l'Écale de Rochefort s'est pensée ou voulue reverdyenne. Par-delà les convergences manifestes élaborées, colloque après colloque, ces vingt-cinq dernières années, et relevées d'abord par Jean-Yves Debreuille dans sa thèse sur l'Ecole de Rochefort. Théories et pratiques de la poésie 1941-1901 (1987), sont traquées ici des significations plus ou moins latentes, plus ou moins explicites de cette relation poétique d'œuvres à œuvre. Une vigilance supplémentaire s'impose pour s'avancer à la rencontre de ce que l'on devinait la promesse d'un message secret. Comme si l'aventure reverdyenne se prolongeait au-delà de la première vue Et c'est en quoi ce livre est à l'affût d'un regard nouveau sur les poètes de Rochefort en vertu des dialogues critiques engagés avec au moins dix poètes, outre deux études plus précisément reverdyennes et une gerbe d'hommages signés de poètes qui vivent, ou qui vivaient récemment, de l'esprit de Rochefort, de ses curiosités charnelles ou de ses préférences d'écriture. Regard au sens du mot dont Jean Starobinski (L 'Oeil vivant) connotait naguère l'étymologie " attente, garde; égard, sauvegarde, affectés de cette insistance qu'exprime le préfixe de redoublement ou de retournement ". Car un tel livre suggère opportunément le souci qu'a eu l'École de Rochefort d'un poète dont le lyrisme fut d'ailleurs un lyrisme non de la vision, mais du regard. Et puis ce livre rappelle le caractère propre d'une poésie qui s'est placée " à l'extrême pointe du réel " (Circonstances de la poésie.), libérée des embarras logiques et limitée à quelques mots essentiels pour rendre son lyrisme efficace. Ce que Reverdy nomme parfois " grande réalité " se passe de grands mots pour se dire : " Je ne pense pas, je note " (Le Gant de crin). Cette rapidité, ce lyrisme de la réalité, cette nouveauté de la forme purement naturelle ont été pour beaucoup dans la relation poétique de l'École de Rochefort avec Reverdy.
En ce qui concerne Rimbaud (1854-1891), bien des éléments d'explications se trouvent sans doute déjà présents dans sa relation avec Georges Izambard (1848-1931), jeune professeur de rhétorique au collège de Charleville, antibonapartiste mais pas sympathisant communard comme le fut Rimbaud. Dans un premier temps, l'enseignant aida les qualités de son élève à se révéler, mais assez rapidement il devait se montrer dépassé par les progrès vertigineux d'un adolescent encore plus imprévisible que les autres. C'est ce qui se confirme à la lecture ou à la relecture des témoignages livrés au fil des années, depuis la fin de 1891 et jusqu'au début des années 1930 dans Rimbaud tel que je l'ai connu. Cet ouvrage, qui rassemble divers articles d'Izambard et reproduit les lettres que Rimbaud lui avait adressées, fut publié en 1946 puis en 1963 au Mercure de Fiance avant d'être repris par les Editions Le Passeur, en 1991, ces éditions étant désormais introuvables.
En ce qui concerne Rimbaud (1854-1891), bien des éléments d'explications se trouvent sans doute déjà présents dans sa relation avec Georges Izambard (1848-1931), jeune professeur de rhétorique au collège de Charleville, antibonapartiste mais pas sympathisant communard comme le fut Rimbaud. Dans un premier temps, l'enseignant aida les qualités de son élève à se révéler, mais assez rapidement il devait se montrer dépassé par les progrès vertigineux d'un adolescent encore plus imprévisible que les autres. C'est ce qui se confirme à la lecture ou à la relecture des témoignages livrés au fil des années, depuis la fin de 1891 et jusqu'au début des années 1930 dans " Rimbaud tel que je l'ai connu ". Cet ouvrage, qui rassemble divers articles d'Izambard et reproduit les lettres que Rimbaud lui avait adressées, fut publié en 1946 puis en 1963 au Mercure de France avant d'être repris par les Éditions Le Passeur, en 1991, ces éditions étant désormais introuvables.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni