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La théologie des énergies divines. Des origines à saint Jean Damascène
Larchet Jean-Claude
CERF
35,00 €
Épuisé
EAN :9782204090087
La distinction entre l'essence et les énergies divines a fait l'objet d'une élaboration et d'une précision remarquables dans la théologie de saint Grégoire Palamas (XIVe siècle) et occupe une place considérable dans la théologie et la spiritualité de l'Eglise orthodoxe, tandis que la théologie de l'Eglise latine non seulement est restée étrangère à cette distinction mais s'est généralement montrée critique à son encontre, accusant Palamas d'innovation. Les enjeux de cette distinction sont cependant d'une grande pertinence puisqu'ils concernent notamment les questions de la nature et des limites de la connaissance de Dieu, de la nature de la grâce (créée ou incréée), et des modalités de l'union de l'homme à Dieu et de sa déification. On peut donc dire que, bien que ce sujet n'y soit guère abordé, l'avenir du dialogue oecuménique en dépend aussi. La question de la représentation chrétienne de la notion d'énergie(s) divine(s) est importante également par rapport à des représentations parachrétiennes ou non chrétiennes de cette notion que l'on a pu observer dans certains courants philosophiques et religieux du Bassin méditerranéen, du Moyen-Orient ou de l'Extrême-Orient, de l'Antiquité et du haut Moyen Age, et qui resurgissent de nos jours dans certains courants spiritualistes qui s'en inspirent. Cette étude a pour but de préciser la place et le sens de la notion d'énergie(s) divine(s) et de ses corrélats dans la théologie des Pères grecs de la période patristique classique, s'étendant des origines à saint Jean Damascène (VIIIe siècle), en n'omettant pas de considérer ses racines scripturaires et ses occurrences philosophiques dans l'Antiquité et durant la même période.
La vie chrétienne ne peut exister sans sacrements, actes symboliques à la portée à la fois personnelle et communautaire, destinés à la sanctification des hommes. Jean-Claude Larchet aborde toutes les questions liées à la vie sacramentelle : modalités de dispensation du baptême, moment de la chrismation ; nature de l'eucharistie, fréquence et conditions de la communion ; nature et finalité du mariage, possibilité du divorce et conditions du remariage, problèmes posés par les mariages mixtes, manière de traiter pastoralement l'union libre ; confession et relations avec la communion ; onction des malades ; nature de l'ordination et exigences et responsabilités du ministère sacerdotal. Cet ouvrage répond aussi aux interrogations pastorales que les chrétiens se posent aujourd'hui : les sacrements ont-ils une fonction thérapeutique ? A quelle fréquence et comment faut-il se confesser ? Comment doit-on se préparer à la communion ? À qui s'adresse le sacrement de l'onction des malades ? Y a-t-il un mariage pour tous ? A quelles conditions le divorce est-il tolérable ? Quelles sanctions pour les clercs qui ont fauté ? Les sacrements agissent-ils par eux-mêmes ? Que doit faire le fidèle pour bénéficier concrètement de la grâce qu'ils dispensent ? A partir de l'Ecriture, des Pères et de la tradition canonique et liturgique, Jean-Claude Larchet livre ici un manuel de vie ecclésiale.
Saint Maxime le Confesseur (580-662) apparaît aujourd'hui comme l'un des plus grands théologiens byzantins. Dans son œuvre, les acquis patristiques antérieurs se trouvent rassemblés et intégrés en une synthèse puissante et géniale. La doctrine des deux volontés et des deux énergies du Christ, qu'il confessa jusque dans le martyre, fut officiellement adoptée par l'Eglise lors du VIe concile œcuménique (Constantinople III). Mais Maxime a aussi été qualifié de " docteur de la divinisation ". Ce thème, qui occupe une place centrale dans la spiritualité de l'Orient chrétien, trouve, en effet, dans l'œuvre du Confesseur l'une de ses expressions les plus fortes et les plus achevées et contribue pour une grande part à définir la nature et les relations de sa théologie, de sa cosmologie, de son anthropologie, de son ascétique et de sa mystique. Cette étude approfondie et nourrie de nombreuses citations, la plus vaste qui ait été consacrée jusqu'à ce jour à cet auteur, nous ouvre donc l'accès à une compréhension de la pensée de Maxime dans son ensemble, en même temps qu'elle nous introduit au cœur de la christologie et de la mystique orthodoxes.
La pandémie causée par Le COVID-19 a surpris, désorienté et désorganisé dans toutes leurs structures tous les pays du monde. Les religions n'ont pas échappé à l'ébranlement subi par toutes les sociétés. Leur mode de fonctionnement habituel, impliquant à des degrés divers la vie communautaire et relationnelle, a été perturbé par les mesures de confinement imposées progressivement par tous les Etats, mais aussi par les mesures de distanciation qui ont subsisté par la suite. Le christianisme a payé un lourd tribu : il a dû d'abord fermer ses églises, puis, Lors de leur réouverture, réduire le nombre de participants aux offices et à La communion eucharistique, et modifier la façon dont sont dispensés les sacrements et vénérés ses objets sacrés. Ces changements, mettant en cause des pratiques traditionnelles plus que millénaires, ont suscité d'importants débats, qui ont parfois touché des points essentiels de La foi. En amont, de grandes questions théologiques et spirituelles ont surgi. La pandémie n'est-elle pas un châtiment de Dieu pour les péchés des hommes, ou du moins ne leur est-elle pas envoyée comme un avertissement ou un signe ? Quelle est son origine profonde ? Comment vivre positivement, malgré leurs inconvénients, les confinements et les e mesures barrières"? L'église est-elle un lieu protégé ? Quels sont Les moyens spirituels de faire face à La maladie et d'atténuer L'anxiété que sa menace génère ? Ce livre, qui aborde toutes ces questions et tous ces débats sur la base d'une large documentation, apporte des éclaircissements permettant d'affronter plus sûrement et plus sereinement non seulement La pandémie présente et ses séquelles sur les âmes, mais encore les pandémies qui, de L'avis de tous les spécialistes, ne manqueront pas de se multiplier à L'avenir. L'auteur, docteur en philosophie et en théologie, est un spécialiste internationalement reconnu des questions relatives aux maladies corporelles, psychiques et spirituelles, auxquelles il a consacré de nombreux articles et ouvrages, en particulier Théologie de ta maladie (4e éd., 2017), Thérapeutique des maladies mentales (4e éd., 2017), Thérapeutique des maladies spirituelles (6e éd., 2013), Le Chrétien devant La maladie, la souffrance et la mort (3e éd., 2010).
Résumé : Les Questions et difficultés (Quaestiones et dubia) font partie des Premières ?uvres du grand théologien byzantin saint Maxime le Confesseur (580-662) et préfigurent, tant par leur genre littéraire que par leur contenu, les Questions à Thalassios. Dans ce recueil de deux cent trente-neuf chapitres constitués chacun d'une demande et d'une réponse dont la dimension varie d'une ligne à quelques pages, sont abordés - le plus souvent à travers l'explication de passages difficiles des saintes Ecritures - les sujets les plus divers intéressant la théologie, la cosmologie, l'anthropologie ou la spiritualité chrétiennes. Si certains concepts caractéristiques de la vision maximienne du monde en sont encore absents. On y trouve cependant déjà nettement esquissés les thèmes qui seront développés dans les grandes ?uvres ultérieures. On y voit aussi traités des sujets qui ne seront pas repris dans celles-ci et qui ont attiré l'attention des commentateurs pour la contribution importante qu'ils apportent à la connaissance de la pensée du Confesseur. Loin d'être un banal opuscule de jeunesse, les Questions et difficultés manifestent les impressionnantes facultés spéculatives de leur auteur et nous le montrent possédant déjà une vision spirituelle qui, si elle se situe dans la continuité de celle de Pères antérieurs volontiers cités, frappe néanmoins par son originalité.
Résumé : Je dois l'avouer, il y a des années que je n'avais lu un livre qui m'ait causé autant de joie. C'est un livre extraordinairement limpide dans sa profondeur même, et d'une extrême justesse spirituelle. En le lisant on ne peut que dire : c'est cela, c'est bien cela. On y entend la voix de la Tradition. Mais cette Tradition est vivante, créatrice, juvenescens, disait Irénée de Lyon, capable d'inventer " des mots nouveaux ", affirmaient les Pères Cappadociens. On trouvera dans ce livre les thèmes fondamentaux de la théologie dogmatique - le mystère, la Trinité, la création, le Dieu fait homme, l'Esprit Saint, la prière (y compris la " prière de Jésus "), l'eschatologie - mais toujours exposés pour changer notre vie maintenant, dans les conditions qui sont aujourd'hui les nôtres. Le Dieu dont nous parle Kallistos Ware n'est pas la clé de voûte de l'ordre social, mais le Dieu crucifié par folie d'amour. Il faut méditer ses pages sur le Dieu souffrant et sur l'agonie du Christ, agonie dont " théologie morale " russe du début de ce siècle a si prophétiquement parlé. Au moment où tant de chrétiens doutent de leur identité et de leur vocation, ce livre vient à son heure pour rappeler que le christianisme n'est pas une morale plus ou moins humanitaire, mais une ascèse, une mystique, une vie crucifiée et ressuscitée, un élan qui ne bute pas sur le néant mais se déploie en " voyage dans l'infini ".
La religion chrétienne orthodoxe est aujourd?hui probablement la plus méconnue et la plus sujette aux confusions. D?entrée, dans une ignorance largement partagée, on songe aux liens de soumission de l?Église de Moscou au pouvoir russe - mais on oublie que la deuxième Église orthodoxe orientale est celle d?Éthiopie ; à l?association historique de l?orthodoxie au panslavisme - mais c?est ne pas mesurer l?importance que prend désormais l?Église orthodoxe nord-américaine ; à une mystique impressionnante, telle celle du Mont Athos, mais c?est alors prêter à cette religion une unité liturgique plus qu?institutionnelle. Antoine Arjakovsky, dans cet ouvrage d?une singulière originalité, nous fait découvrir l?orthodoxie dans la dynamique de l?histoire, c?est-à-dire dans la crise profonde que traversent aujourd?hui une religion, des Églises et leur identité trop souvent figée. Car les orthodoxes ne s?entendent pas sur la définition de leur Église (est-elle celle des sept premiers conciles ?cuméniques ? ou, plutôt que la fidélité à la mémoire, est-ce la capacité à incarner, avec l?aide de l?État, le règne de Dieu sur la terre grâce à la «droite vérité» qui la définit ? ou bien encore se ramène-t-elle à la «juste glorification» - c?est-à-dire sa spiritualité, son culte, sa prière, qui remontent aux apôtres notamment ?) ; moins encore sur la place des femmes ni sur les rapports aux puissances politiques. Face à des tensions internes qui peuvent conduire à l?éclatement d?une identité commune devenue impossible, Antoine Arjakovsky montre l?émergence d?une conception nouvelle de l?orthodoxie comme «la connaissance juste», celle qui unifie ce qui est cru avec ce qui est vécu, en quelque lieu que ce soit. Il n?y va plus seulement de questions de doctrine mais, pour le monde contemporain, aussi de rééquilibrages géopolitiques.
L'icône te rappelle constamment l'Ami des hommes et son message pour la vie du monde. Tous ces visages de saints t'invitent à développer en toi l'image de Dieu: Je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait en surabondance (Jn 10, 10). Avec un parcours de magnifiques icônes, souvent rares, l'auteur t'entraîne sur des terres nouvelles: "Ouvre l'?il de ton c?ur! L'invisible surgit dansta vie - Un mystère qui dépasse l'imagination...Contemple cette image, elle sauvegarde ta liberté,Ne laisse pas entrer le voleur, Deviens ce que tu es!, Tu es unique, reste-le!" Au fil des pages, l'icônedévoile son sens profond, ses ramifications jusqu'auc?ur de ta vie quotidienne. Ce beau recueil répond à une demande maintes fois adressée à l'auteur: présenter l'icône, sa vision du monde et le cheminement intérieur qu'elle propose, dans un langage accessible à tous. L'icône, "écrite" comme un texte sacré, invite à la rencontre de l'autre et du Tout Autre.
La France est désormais multi-confessionnelle, multi-ethnique et pluri-culturelle. Dans les cinq volumes précédents de cette série, nous avons exploré les autres pratiques religieuses, les nouvelles modalités du croire et la religion à la carte; nous avons pu démontrer que les minorités protestantes, juives, musulmanes et bouddhistes étaient plus "pratiquantes" que les catholiques historiquement hégémoniques mais que le sens de la pratique était en pleine évolution. Il était logique d'aborder de la même façon les attitudes, les pratiques, les croyances d'une minorité discrète mais très présente en France: les orthodoxes, d'autant plus que, dans le cadre d'une Europe élargie à l'Est, l'orthodoxie, sous ses différentes formes, est la religion la pus importante numériquement. Le problème de fond aujourd'hui est donc de savoir comment la République, confrontée au pluralisme religieux et à une Europe qui ne gère pas le culturel comme la France, va articuler la laïcité, la sécularisation et la demande des minorités religieuses et culturelles.