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La divinisation de l'homme selon saint Maxime le Confesseur
Larchet Jean-Claude
CERF
49,00 €
Épuisé
EAN :9782204052498
Saint Maxime le Confesseur (580-662) apparaît aujourd'hui comme l'un des plus grands théologiens byzantins. Dans son œuvre, les acquis patristiques antérieurs se trouvent rassemblés et intégrés en une synthèse puissante et géniale. La doctrine des deux volontés et des deux énergies du Christ, qu'il confessa jusque dans le martyre, fut officiellement adoptée par l'Eglise lors du VIe concile œcuménique (Constantinople III). Mais Maxime a aussi été qualifié de " docteur de la divinisation ". Ce thème, qui occupe une place centrale dans la spiritualité de l'Orient chrétien, trouve, en effet, dans l'œuvre du Confesseur l'une de ses expressions les plus fortes et les plus achevées et contribue pour une grande part à définir la nature et les relations de sa théologie, de sa cosmologie, de son anthropologie, de son ascétique et de sa mystique. Cette étude approfondie et nourrie de nombreuses citations, la plus vaste qui ait été consacrée jusqu'à ce jour à cet auteur, nous ouvre donc l'accès à une compréhension de la pensée de Maxime dans son ensemble, en même temps qu'elle nous introduit au cœur de la christologie et de la mystique orthodoxes.
Sur les attitudes que l'homme doit avoir envers les animaux, le christianisme a beaucoup à nous apprendre par les réflexions qu'il a développées à leur sujet au cours de son histoire, et par les relations exemplaires que beaucoup de ses saints ont entretenues avec eux. Ce livre rassemble des enseignements et des épisodes de la vie de spirituels orthodoxes récents, mais aussi de Pères et de saints orientaux et occidentaux du premier millénaire qui sont le patrimoine commun de tous les chrétiens. Empreints de sagesse et souvent de merveilleux, ces textes nous permettent de comprendre ce qu'étaient idéalement, au paradis des origines, les relations de l'homme avec les animaux ; pourquoi ces relations se sont ensuite dégradées ; ce que les animaux selon la diversité de leurs espèces peuvent nous apprendre sur la nature, sur nous-mêmes et sur Dieu ; comment les saints ont réussi à rétablir avec tous les animaux, même les plus sauvages, des relations non seulement pacifiées et harmonieuses, mais familières et amicales, qui nous replacent dans une atmosphère paradisiaque. Les nombreuses illustrations de ce beau livre, pour la plupart peu connues ou inédites, viennent également témoigner de ces relations idéales. Respectant les canons iconographiques orthodoxes, ou libres représentations de l'art religieux chrétien de différents pays et de différentes époques, toutes expriment l'importance et la valeur que le christianisme, dans ses fondements communs, reconnaît aux animaux.
Résumé : Les Questions et difficultés (Quaestiones et dubia) font partie des Premières ?uvres du grand théologien byzantin saint Maxime le Confesseur (580-662) et préfigurent, tant par leur genre littéraire que par leur contenu, les Questions à Thalassios. Dans ce recueil de deux cent trente-neuf chapitres constitués chacun d'une demande et d'une réponse dont la dimension varie d'une ligne à quelques pages, sont abordés - le plus souvent à travers l'explication de passages difficiles des saintes Ecritures - les sujets les plus divers intéressant la théologie, la cosmologie, l'anthropologie ou la spiritualité chrétiennes. Si certains concepts caractéristiques de la vision maximienne du monde en sont encore absents. On y trouve cependant déjà nettement esquissés les thèmes qui seront développés dans les grandes ?uvres ultérieures. On y voit aussi traités des sujets qui ne seront pas repris dans celles-ci et qui ont attiré l'attention des commentateurs pour la contribution importante qu'ils apportent à la connaissance de la pensée du Confesseur. Loin d'être un banal opuscule de jeunesse, les Questions et difficultés manifestent les impressionnantes facultés spéculatives de leur auteur et nous le montrent possédant déjà une vision spirituelle qui, si elle se situe dans la continuité de celle de Pères antérieurs volontiers cités, frappe néanmoins par son originalité.
La vie chrétienne ne peut exister sans sacrements, actes symboliques à la portée à la fois personnelle et communautaire, destinés à la sanctification des hommes. Jean-Claude Larchet aborde toutes les questions liées à la vie sacramentelle : modalités de dispensation du baptême, moment de la chrismation ; nature de l'eucharistie, fréquence et conditions de la communion ; nature et finalité du mariage, possibilité du divorce et conditions du remariage, problèmes posés par les mariages mixtes, manière de traiter pastoralement l'union libre ; confession et relations avec la communion ; onction des malades ; nature de l'ordination et exigences et responsabilités du ministère sacerdotal. Cet ouvrage répond aussi aux interrogations pastorales que les chrétiens se posent aujourd'hui : les sacrements ont-ils une fonction thérapeutique ? A quelle fréquence et comment faut-il se confesser ? Comment doit-on se préparer à la communion ? À qui s'adresse le sacrement de l'onction des malades ? Y a-t-il un mariage pour tous ? A quelles conditions le divorce est-il tolérable ? Quelles sanctions pour les clercs qui ont fauté ? Les sacrements agissent-ils par eux-mêmes ? Que doit faire le fidèle pour bénéficier concrètement de la grâce qu'ils dispensent ? A partir de l'Ecriture, des Pères et de la tradition canonique et liturgique, Jean-Claude Larchet livre ici un manuel de vie ecclésiale.
Résumé : Georges de Chypre (1241-1290), un brillant écrivain byzantin qui devint patriarche de Constantinople de 1283 à 1289 sous le nom de Grégoire II, est encore peu connu en France : de nombreux petits articles lui ont, depuis longtemps, été consacrés, mais il n'a encore fait l'objet d'aucune étude d'envergure et aucune de ses oeuvres n'a été traduite dans notre langue. Pourtant son nom revient souvent dans les réflexions sur la question du Filioque, en particulier dans le cadre des débats oecuméniques de fond visant à trouver un accord entre orthodoxes et catholiques, qui restent jusqu'à ce jour profondément divisés sur ce sujet. Sa pensée, en effet, offre des perspectives nouvelles puisque, tout en refusant fermement le filioquisme latin (selon lequel l'Esprit procède aussi du Fils), elle explicite l'idée de certains Pères grecs selon laquelle l'Esprit Saint procède du Père par le Fils dans un sens acceptable pour l'Eglise orthodoxe : celui d'une manifestation de l'Esprit non seulement temporelle (plan économique) mais éternelle (plan théologique). Ce volume, fruit d'un long travail qui a mobilisé des spécialistes de divers horizons, vient combler une lacune en offrant une synthèse précise et approfondie sur la vie, l'oeuvre et la pensée théologique de Georges/Grégoire II de Chypre, la première liste complète de toutes ses oeuvres, une bibliographie exhaustive des études qui lui ont été consacrées, et une traduction de ses oeuvres théologiques qui, dans quatre cas sur cinq, est la toute première traduction dans une langue moderne. L'un des apports les plus nouveaux de ce livre est l'édition, accompagnée d'une traduction, d'une oeuvre théologique importante écrite par Grégoire peu avant son accession au patriarcat, et restée jusqu'à présent mal identifiée et en très grande partie inédite : le Discours antirrhétique. Cette oeuvre, la plus développée de Grégoire, non seulement révèle de nouveaux aspects de sa pensée théologique, mais contribue à éclairer des textes difficiles de quelques grands Pères de l'Eglise sur un thème particulièrement délicat de la théologie trinitaire.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones