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Syntaxe de l'arabe classique
Larcher Pierre
PU PROVENCE
20,00 €
Épuisé
EAN :9791032001288
Ce livre se présente au premier chef comme la grammaire d'un ouvrage, ayyuha al-walad de Gazali (m. 505/1111), choisi pour deux raisons : par le genre littéraire dont il relève, celui du "conseil" (nasiha), il cite fréquemment Coran et hadith, qui relèvent de l'arabe préclassique ; par sa place dans la chronologie, il annonce bien des évolutions que l'on attribue ordinairement à l'arabe moderne. Il permet ainsi de réintroduire une dose de diachronie dans la description de l'arabe dit "classique". En second lieu, il croise la grammaire arabe traditionnelle et la linguistique moderne. De la première, il reprend les dimensions distributionnelle et transformationnelle, mais néglige la dimension flexionnelle, souvent présentée comme centrale. L'emprunt le plus important à la seconde est celui des concepts de phrase liée, phrase segmentée et phrases coordonnées, dus au linguiste suisse Charles Bally. C'est ce croisement qui explique la division de l'ouvrage en trois parties : les phrases simples, qui peuvent être liées (phrase verbale) ou segmentées (phrase nominale et phrase existentielle); les phrases complexes, où une phrase est toujours imbriquée dans une autre, mais qui sont liées, si l'imbrication se fait directement ou au moyen d'un opérateur, ou segmentées, si elle se fait au moyen d'une anaphore (ou par coréférence); les complexes de phrases qui désignent tout ensemble de deux phrases dans la relation sémantique de thème à propos et qui sont toujours ou segmentés ou coordonnés.
Résumé : Ce volume rassemble des études reflétant différentes approches possibles de l'oralité et de l'écriture et de leurs rapports dans les domaines biblique et coranique. La première partie aborde les questions de l'articulation du texte écrit et du texte lu de la Bible, la cantilation du texte biblique, les rapports complexes qu'entretiennent oral et écrit dans le texte coranique et le caractère désordonné de leur relation. Dans la seconde section, sont étudiés le vocabulaire utilisé par le Coran pour parler de lui-même, la genèse, la transmission et la fixation du Coran, à travers les sources musulmanes, dont la lecture critique conduit à la conclusion d'une interaction de l'oralité et de l'écriture à toutes les étapes du processus. Enfin, la troisième partie traite de la figure du prophète biblique Elie, dont la dilatation dans la tradition juive puis les sources chrétiennes orientales a pu servir de modèle, par transposition, à la prophétologie coranique.
Ce volume rassemble douze articles ventilés en cinq sections. Texte. Que peut dire un linguiste sur les rapports de l'oral et de l'écrit et la façon dont ils doivent être ordonnés dans le Coran ? Langue. L'arabe coranique apparais au linguiste comme chronologiquement préclassique et typologiquement non classique, mais classicisé par le biais des "lectures " grammaticales. Lexique. Cette section retrace, à travers leurs occurrences coraniques, le parcours du sens de trois mots clefs : lisan "langue", salam "paix" et gihad "guerre". Discours. Le Coran met en scène une multitude de protagonistes, ce qui conduit un linguiste "énonciativiste" à une analyse polyphonique et, de là, à l'étude de la logique et de l'argumentation coraniques. Koran-philologie médiévale. Appendice aux quatre autres, cette section rappelle l'apport de la tradition linguistique arabe, spécialement de la "philologie coranique" et de sa pièce maitresse, les Ma'ani al-Qur'ãn d'al-Farrã' (m. 207/822).
Ces Cinq poémes préislamiques constituent une suite aux Sept poèmes, plus connus sous le surnom de Mu'allaqât, la plus célèbre anthologie de la poésie arabe archaïque. Amours, chevauchée, chasse, ripaille, beuverie, mais aussi guerre et razzia, désert de feu et crue dévastatrice, éloge du prince, satire d'un chef ; gloire du poète lui-même : tels sont les thèmes ordinaires de cette poésie, d'origine nomade et de tradition orale sans doute, mais liée aussi aux cours princières de l'Arabie d'avant l'islam, notamment celle de Hîra, près de l'Euphrate en Mésopotamie, et, de ce fait, nullement coupée du monde extérieur. Contrairement à ce que l'on a parfois dit, ces thèmes ne sont pas plus assemblés de manière anarchique qu'ils ne constituent une série de tableaux statiques dans une galerie obligée. Tous, au contraire, s'inscrivent dans la marche générale du poème, qui a ses règles, mais aussi ses libertés, comme l'attestent ici le ton libertin d'al-A'shâ Maymûn, celui, sentencieux, de `Abîd b. al Abras ou le puissant symbolisme d'al-Nâbigha.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.