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Le guetter de mirages. Cinq poèmes préislamiques
Larcher Pierre
ACTES SUD
15,30 €
Épuisé
EAN :9782742746484
Ces Cinq poémes préislamiques constituent une suite aux Sept poèmes, plus connus sous le surnom de Mu'allaqât, la plus célèbre anthologie de la poésie arabe archaïque. Amours, chevauchée, chasse, ripaille, beuverie, mais aussi guerre et razzia, désert de feu et crue dévastatrice, éloge du prince, satire d'un chef ; gloire du poète lui-même : tels sont les thèmes ordinaires de cette poésie, d'origine nomade et de tradition orale sans doute, mais liée aussi aux cours princières de l'Arabie d'avant l'islam, notamment celle de Hîra, près de l'Euphrate en Mésopotamie, et, de ce fait, nullement coupée du monde extérieur. Contrairement à ce que l'on a parfois dit, ces thèmes ne sont pas plus assemblés de manière anarchique qu'ils ne constituent une série de tableaux statiques dans une galerie obligée. Tous, au contraire, s'inscrivent dans la marche générale du poème, qui a ses règles, mais aussi ses libertés, comme l'attestent ici le ton libertin d'al-A'shâ Maymûn, celui, sentencieux, de `Abîd b. al Abras ou le puissant symbolisme d'al-Nâbigha.
Ce livre se présente au premier chef comme la grammaire d'un ouvrage, ayyuha al-walad de Gazali (m. 505/1111), choisi pour deux raisons : par le genre littéraire dont il relève, celui du "conseil" (nasiha), il cite fréquemment Coran et hadith, qui relèvent de l'arabe préclassique ; par sa place dans la chronologie, il annonce bien des évolutions que l'on attribue ordinairement à l'arabe moderne. Il permet ainsi de réintroduire une dose de diachronie dans la description de l'arabe dit "classique". En second lieu, il croise la grammaire arabe traditionnelle et la linguistique moderne. De la première, il reprend les dimensions distributionnelle et transformationnelle, mais néglige la dimension flexionnelle, souvent présentée comme centrale. L'emprunt le plus important à la seconde est celui des concepts de phrase liée, phrase segmentée et phrases coordonnées, dus au linguiste suisse Charles Bally. C'est ce croisement qui explique la division de l'ouvrage en trois parties : les phrases simples, qui peuvent être liées (phrase verbale) ou segmentées (phrase nominale et phrase existentielle); les phrases complexes, où une phrase est toujours imbriquée dans une autre, mais qui sont liées, si l'imbrication se fait directement ou au moyen d'un opérateur, ou segmentées, si elle se fait au moyen d'une anaphore (ou par coréférence); les complexes de phrases qui désignent tout ensemble de deux phrases dans la relation sémantique de thème à propos et qui sont toujours ou segmentés ou coordonnés.
Larcher Pierre ; Goethe Johann Wolfgang von ; Robi
Résumé : Pierre Larcher rassemble deux célèbres poèmes préislamiques adaptés en allemand par Goethe et en français par Armand Robin, et en propose une traduction poétique et inédite. A la différence du haïku japonais ou des rubâ'yyât d'Omar Khayyâm, le genre poétique de la qasîda, ou ode arabe préislamique a rarement inspiré la poésie occidentale. Pierre Larcher met en rapport deux exceptions, deux poèmes de cette période parmi les plus beaux, adaptés par Goethe et Armand Robin. La première exception est un poème de Ta'abbata Sharran, un des deux plus célèbres poètes-brigands de l'Antéislam. Connu très tôt en Occident à travers l'anthologie poétique la Hamâsa d'Abû Tammâm (IXe siècle), il fut plusieurs fois traduit en latin et en allemand, avant d'être adapté par Goethe dans le Divan occidental-oriental. La seconde exception est un célèbre poème d'Imru' al-Qays, la lâmiyya, traduite en français sous l'appellation fautive de "première mu'allaqa" par le poète Armand Robin, d'après l'édition et la traduction en latin du Dîwân d'Imru' al-Qays faites par de Slane, en 1837. Pierre Larcher propose une traduction poétique de ces deux poèmes, suivie d'une traduction juxtalinéaire de l'adaptation de Goethe, comparée à l'original arabe, et d'une étude sur la traduction de Robin. La réunion de ces deux poèmes ayant en commun d'avoir été adaptés par des poètes occidentaux se veut une contribution à l'histoire de l'"orientalisme", dont les deux faces - savante et littéraire -, sont étroitement connectées, mais aussi à une meilleure connaissance de la poésie arabe préislamique, ici illustrée par deux de ses grands types, le brigand et l'amant, qui donnent son titre au livre. ?? ?? ?? ??
Ce volume rassemble douze articles ventilés en cinq sections. Texte. Que peut dire un linguiste sur les rapports de l'oral et de l'écrit et la façon dont ils doivent être ordonnés dans le Coran ? Langue. L'arabe coranique apparais au linguiste comme chronologiquement préclassique et typologiquement non classique, mais classicisé par le biais des "lectures " grammaticales. Lexique. Cette section retrace, à travers leurs occurrences coraniques, le parcours du sens de trois mots clefs : lisan "langue", salam "paix" et gihad "guerre". Discours. Le Coran met en scène une multitude de protagonistes, ce qui conduit un linguiste "énonciativiste" à une analyse polyphonique et, de là, à l'étude de la logique et de l'argumentation coraniques. Koran-philologie médiévale. Appendice aux quatre autres, cette section rappelle l'apport de la tradition linguistique arabe, spécialement de la "philologie coranique" et de sa pièce maitresse, les Ma'ani al-Qur'ãn d'al-Farrã' (m. 207/822).
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.