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Le sujet. Essai d'anthropologie politique
Laplantine François
TERAEDRE
17,00 €
Épuisé
EAN :9782912868459
Ce n'est plus dans les termes du qui suis-je ? socratique que doit être posée aujourd'hui la question du sujet, mais dans ceux du qui suis-je pour les autres ? , que sont-ils pour moi ? , que désirons-nous collectivement ? A travers ces trois questions, nous mesurons combien un projet politique démocratique est difficile à réaliser, car il suppose que ne soit pas seulement accepté (ou, pis, toléré), mais revendiqué l'écart de la subjectivité (ou la subjectivité comme écart), en prenant garde de ne pas, pour autant, considérer cette dernière comme une essence - ce qui est la tentation permanente des politiques multiculturalistes. Ces quelques lignes, extraites de sa conclusion, donnent bien la tonalité du livre. C'est l'oeuvre d'un anthropologue. qui a longuement pratiqué les philosophes et n'ignore rien de la psychanalyse, mais propose à tous, dans ce qu'on appelle aujourd'hui une démarche citoyenne , dans une langue claire et rigoureuse, une réflexion pour notre époque. Ce livre s'adresse donc à tous ceux, quels que soient leurs statuts ou leurs responsabilités, qui souhaitent penser autrement.François Laplantine est professeur d'anthropologie à l'Université-Lyon 2 et Doctor honoris causa de l'Université fédérale de Salvador de Bahia (Brésil).
Les dichotomies de l'intelligible et du sensible, de la raison et de l'émotion n'ont rien d'universel: ainsi, elles ne peuvent rendre compte de certaines manières de marcher et de danser du Brésil - non plus que de ce que nous ressentons à la vue de certains films. Mais il ne suffit pas de revaloriser le corps (contre l'esprit), les sensations (contre la raison) pour changer de modèle de connaissance. Le sens, le sensible et le social ne peuvent être considérés séparément mais appellent une "politique du sensible" préoccupée par ce qu'éprouve le sujet.L'ouvrage met en question la primauté du signe et de la structure et prête une attention particulière aux tonalités et aux intensités rythmiques: il se propose, chemin faisant, la construction d'une "anthropologie modale" permettant d'appréhender les modulations de nos comportements y compris dans ce qu'ils ont de plus apparemment anodin.
Si le thème du miroir, du double et du dédoublement de soi-même traverse les pages de ce livre, une impulsion plus fondamentale les a provoquées. Un véritable tropisme vers l'autre, le différent, l'inconnu, l'étranger, le distinct, ce que Pessoa a appelé les "hétéronymes". Non plus la recherche du double ou de l'âme soeur, mais au contraire l'aptitude que nous avons tous à être multiple, non seulement différent des autres mais différent de soi-même. Né du refus de se voir désigner une place ou assigner une forme, cet ouvrage est aussi né du désir de pouvoir se déplacer librement entre des espaces, des langues et des langages différents. Il s'est constitué à partir de deux motifs. Le premier explore le rapport au double, au différent et au divisé, et pose la question des personnalités multiples. Ce thème, habituellement désigné en anthropologie par la transe ou la possession, est parcouru ici à partir de la littérature, et en particulier du roman. Il nous conduit à nous interroger sur les frontières, là où s'élabore du mélange, du métissage, de l'impureté, et à réfléchir sur le passage et le voyage. Le second motif précise et amplifie le premier. Il s'agit d'un parcours à double sens, cette fois entre deux continents : l'Europe et ces Amériques que l'on dit "latines", qui se sont constituées originellement en tant que doubles et répliques des sociétés européennes. L'auteur nous engage à sa suite dans un cheminement nomade qui va se frayer une voie dans les marges des genres établis, aux confins de l'anthropologie et de la littérature. Les récits racontés sont formés d'une confrontation permanente entre des termes dont aucun ne peut être tenu pour la mesure des autres. La pensée méthodique et disciplinée de la science, la pensée tout aussi exigeante du roman. La raison et l'imagination. Les regards qui vont se croiser de ceux qui sont restés sur la rive européenne de l'Atlantique et de ceux qui sont nés ou sont partis pour sa rive américaine. (quatrième de couverture de l'édition originale).
Les images sont au coeur de tous les enjeux contemporains. Elles concernent à la fois la question de la connaissance, de l éthique, de l esthétique et du politique. Ce que l on appelle la mondialisation est la production et la diffusion des mêmes images exerçant une fonction de séduction et de manipulation. Mais à ces dernières, la photographie, les arts plastiques, le cinéma, la vidéo peuvent résister en créant d autres images.
Résumé : La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace. A l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.
Ce livre est le résultat d'une recherche-action menée avec des directeurs d'établissements spécialisés dans la prise en charge de personnes polyhandicapées. Sa visée est d'éclairer la complexité de la place qu'ils ont à tenir pour constituer leurs établissements comme des lieux de vie pour les résidents, dans le respect de leur spécificité et de leur dignité. Il s'adresse à tous ceux qui se sentent concernés par la place faite aux personnes polyhandicapées.
La crise sanitaire du COVID-19 a conduit la communauté internationale à restreindre les libertés individuelles en période d'épidémie. A l'échelle mondiale les modes de vie ont été profondément transformés jusqu'à créer de nouvelles manières d'agir quotidiennement, de se mouvoir dans l'espace social et sur les territoires, de se protéger tout en prenant soin d'autrui, de se lancer dans le télétravail en partageant un espace de vie familial et de faire l'expérience d'auto-apprentissages avec l'environnement numérique.
Guelfi Julien ; Mathé Georges ; Debré Bernard ; Mi
Le débat sur l'euthanasie comporte une forte charge irrationnelle parce qu'il nous renvoie, chacun et chacune, à notre propre mort, parce qu'il suscite des images où chacun projette ses peurs et ses fantasmes, parce qu'il fait appel pour un certain nombre d'entre nous à des observations ou des expériences vécues, parfois douloureuses. Cela pose deux questions fondamentales : A partir de quels critères peut-on juger qu'une vie vaut ou ne vaut pas d'être vécue ? Qui peut se donner le droit d'en décider ? A ceux qui pensent que le droit à l'euthanasie serait un progrès de la société, ce livre apporte des éléments d'appréciation sur les implications médicales, psychologiques et sociales. Il révèle des réalités méconnues ou passées sous silence.