Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Scènes et mise en scène. Essai sur le théâtre et la danse contemporaine
Laplantine François
POCKET
9,70 €
Épuisé
EAN :9782266307376
La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace. A l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.
Résumé : La description ethnographique (comme écriture des cultures) est une activité à la fois linguistique et visuelle, une expérience du voir qui tente d'élaborer un savoir (anthropologie) en faisant sans cesse retour au voir. La difficulté vient du fait que l'ethnographie non seulement ne dissocie pas l'étude des cultures (ethnos) et la question de l'écriture (graphè), mais fait précisément de leurs relations sa spécificité. S'appuyant sur diverses expériences de "terrain", cet ouvrage procède à la confrontation de plusieurs modèles descriptifs (les sciences naturelles, le roman, la peinture, la photographie) et propose une réflexion sur ces questions : en quoi consiste la transformation du regard en langage ? Quelles relations y a-t-il entre la réalité sociale que nous observons et la réalité textuelle que nous produisons ?
Pour l'anthropologue François Laplantine, découvrir Tokyo, c'est d'abord se défaire des images et idées préconçues, se laisser surprendre, accueillir les émotions et observer la scène urbaine telle qu'elle se livre et s'expose. Attentif aux transformations du paysage citadin, aux attitudes corporelles des passants, aux modes vestimentaires des adolescents, aux flux et réseaux de circulation, à la signalétique ou aux formes esthétiques, il décrit avec un sens aigu du détail sensible, un lieu perpétuellement changeant. Un espace dans lequel la vie sociale apparaît également fluctuante, ou rien n'est permanent, ni univoque. La nature, qui est à l'état brut un péril menaçant, est apprivoisée et célébrée. L'hyperconsommation, bâtie dans une culture de la méditation, est aussi tempérée par une retenue venue du bouddhisme. Et tandis que le capitalisme affiche sa logique de la performance, les comportements individuels ont souvent quelque chose de flou, de rêveur, d'indécis. D'où cette impression de fluidité, de flottement décontracté. Mais n'y aurait-il pas un envers du décor? La littérature, et plus encore le cinéma, donnent en effet une autre vision de la ville et de la société japonaises, plus âpre, plus sombre ou plus angoissée, entre l'éclat de la révolte et la hantise de la disparition. Confronter les deux, dans cet étonnant parcours, tout à la fois visuel, émotionnel et réflexif, c'est mettre le regard et la pensée à l'épreuve.
Si le thème du miroir, du double et du dédoublement de soi-même traverse les pages de ce livre, une impulsion plus fondamentale les a provoquées. Un véritable tropisme vers l'autre, le différent, l'inconnu, l'étranger, le distinct, ce que Pessoa a appelé les "hétéronymes". Non plus la recherche du double ou de l'âme soeur, mais au contraire l'aptitude que nous avons tous à être multiple, non seulement différent des autres mais différent de soi-même. Né du refus de se voir désigner une place ou assigner une forme, cet ouvrage est aussi né du désir de pouvoir se déplacer librement entre des espaces, des langues et des langages différents. Il s'est constitué à partir de deux motifs. Le premier explore le rapport au double, au différent et au divisé, et pose la question des personnalités multiples. Ce thème, habituellement désigné en anthropologie par la transe ou la possession, est parcouru ici à partir de la littérature, et en particulier du roman. Il nous conduit à nous interroger sur les frontières, là où s'élabore du mélange, du métissage, de l'impureté, et à réfléchir sur le passage et le voyage. Le second motif précise et amplifie le premier. Il s'agit d'un parcours à double sens, cette fois entre deux continents : l'Europe et ces Amériques que l'on dit "latines", qui se sont constituées originellement en tant que doubles et répliques des sociétés européennes. L'auteur nous engage à sa suite dans un cheminement nomade qui va se frayer une voie dans les marges des genres établis, aux confins de l'anthropologie et de la littérature. Les récits racontés sont formés d'une confrontation permanente entre des termes dont aucun ne peut être tenu pour la mesure des autres. La pensée méthodique et disciplinée de la science, la pensée tout aussi exigeante du roman. La raison et l'imagination. Les regards qui vont se croiser de ceux qui sont restés sur la rive européenne de l'Atlantique et de ceux qui sont nés ou sont partis pour sa rive américaine. (quatrième de couverture de l'édition originale).
Résumé : Si la composante biologique est une des manifestations les plus évidentes du métissage, elle n'est ni la seule, ni la plus pertinente. Le métissage historique, culturel et linguistique a façonné l'ensemble des sociétés humaines. François Laplantine, anthropologue, et Alexis Nouss, linguiste, apportent une réflexion novatrice sur le phénomène en perpétuel devenir qu'est le métissage et suggèrent que celui-ci peut nous aider à penser les crises du monde contemporain.
Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre. Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête? Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté.
New York 1896... Un meurtrier auprès duquel Jack l'Eventreur fait piètre figure sème aux quatre coins du Lower East Side les cadavres d'adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs publics... Révolté par tant d'indifférence, Théodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à ses amis John Schuyler Moore, chroniqueur criminel et Laszlo Kreizler, aliéniste - spécialiste des maladies mentales - pour élucider cette énigme terrifiante. Leurs procédés sont révolutionnaires ! En étudiant les crimes, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l'assassin, l'identifier et l'arrêter. Ils ont peu de temps. Le meurtrier continue à frapper. Les obstacles se multiplient mais rien ne pourra les arrêter...
Etablis sur les rives d'un torrent auvergnat, les couteliers de Thiers, qui depuis des siècles fabriquent tout ce qui doit trancher, percer, raser, fendre, couper, les " ventres jaunes " forment une étrange population. C'est ainsi qu'on appelle les " émouleurs " couchés au-dessus de leurs meules et recevant douze heures par jour les projections de grès et de limaille blonde. Dans leurs ateliers insalubres et obscurs, ils n'en sont pas moins l'aristocratie du métier et forment une communauté libertaire qui se moque des lois et de la République, et se console en buvant des chopines, en jouant du pipeau et en élevant des chardonnerets. Une société truculente que Jean Anglade fait revivre avec tendresse et drôlerie.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?