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UN VOYANT DANS LA VILLE. Le cabinet de consultation d'un voyant contemporain : Georges de Bellerive
Laplantine François ; Alouche Richard ; Laplantine
PAYOT
21,00 €
Épuisé
EAN :9782228884426
Alors que la voyance oscille aujourd'hui entre un dénigrement systématique et un engouement intense, elle demeure un domaine pratiquement ignoré des sciences humaines. Les auteurs de ce livre n'entendent pas résoudre les problèmes que pose à notre société la voyance dans les termes simplificateurs de la vérité ou de l'erreur, mais poser sur des bases nouvelles des questions à partir d'une expérience à vrai dire singulière et peut-être même sans précédent : un voyant lyonnais fort connu, descendant de De Puységur (le fondateur du " somnambulisme expérimental "), a accepté d'être confronté à une équipe de six chercheurs en sciences humaines. Et le voyant lui-même, loin d'être seulement ici objet d'observation, est un sujet à part entière, participant pleinement à cette entreprise puisqu'il est l'un des auteurs du livre. De cette confrontation exigeante et parfois même éprouvante, dans laquelle sept personnages se sont trouvés profondément impliquées, est né cet ouvrage.
Résumé : La danse contemporaine, née avec Merce Cunningham d'une rupture avec le ballet classique, est aujourd'hui l'une des formes artistiques les plus surprenantes et les plus vivantes de la création artistique. Sensible à l'état du monde, elle montre souvent le chaos mais préfigure également à travers les relations entre les danseurs de nouvelles formes de lien social. Avec une partie du théâtre actuel dans ce qu'il a de plus vigoureux, elle permet de réintégrer dans la connaissance une dimension du sensible largement méconnue par la pensée occidentale : le souffle. Ces deux activités, à l'instar des traditions artistiques asiatiques, ne consistent pas tant à exprimer des formes qu'à capter des forces. Elles sont animées par une énergie d'incorporation et d'extériorisation qui posent une série d'interrogation : les relations entre le regard et l'écoute, le corps et le langage, les voies du dire et du non-dire, la transformation du temps en espace. A l'heure de la communication à distance, des écrans, des médias, des multimédias, ces arts du spectacle vivant permettent de ne pas nous laisser happer par le virtuel et de revenir au réel tout en nous faisant percevoir d'autres manières d'exister. Ils créent de la pensée. Non pas un mouvement de pensée mais une pensée en mouvement.
Les dichotomies de l'intelligible et du sensible, de la raison et de l'émotion n'ont rien d'universel: ainsi, elles ne peuvent rendre compte de certaines manières de marcher et de danser du Brésil - non plus que de ce que nous ressentons à la vue de certains films. Mais il ne suffit pas de revaloriser le corps (contre l'esprit), les sensations (contre la raison) pour changer de modèle de connaissance. Le sens, le sensible et le social ne peuvent être considérés séparément mais appellent une "politique du sensible" préoccupée par ce qu'éprouve le sujet.L'ouvrage met en question la primauté du signe et de la structure et prête une attention particulière aux tonalités et aux intensités rythmiques: il se propose, chemin faisant, la construction d'une "anthropologie modale" permettant d'appréhender les modulations de nos comportements y compris dans ce qu'ils ont de plus apparemment anodin.
Les images sont au coeur de tous les enjeux contemporains. Elles concernent à la fois la question de la connaissance, de l éthique, de l esthétique et du politique. Ce que l on appelle la mondialisation est la production et la diffusion des mêmes images exerçant une fonction de séduction et de manipulation. Mais à ces dernières, la photographie, les arts plastiques, le cinéma, la vidéo peuvent résister en créant d autres images.
Si le thème du miroir, du double et du dédoublement de soi-même traverse les pages de ce livre, une impulsion plus fondamentale les a provoquées. Un véritable tropisme vers l'autre, le différent, l'inconnu, l'étranger, le distinct, ce que Pessoa a appelé les "hétéronymes". Non plus la recherche du double ou de l'âme soeur, mais au contraire l'aptitude que nous avons tous à être multiple, non seulement différent des autres mais différent de soi-même. Né du refus de se voir désigner une place ou assigner une forme, cet ouvrage est aussi né du désir de pouvoir se déplacer librement entre des espaces, des langues et des langages différents. Il s'est constitué à partir de deux motifs. Le premier explore le rapport au double, au différent et au divisé, et pose la question des personnalités multiples. Ce thème, habituellement désigné en anthropologie par la transe ou la possession, est parcouru ici à partir de la littérature, et en particulier du roman. Il nous conduit à nous interroger sur les frontières, là où s'élabore du mélange, du métissage, de l'impureté, et à réfléchir sur le passage et le voyage. Le second motif précise et amplifie le premier. Il s'agit d'un parcours à double sens, cette fois entre deux continents : l'Europe et ces Amériques que l'on dit "latines", qui se sont constituées originellement en tant que doubles et répliques des sociétés européennes. L'auteur nous engage à sa suite dans un cheminement nomade qui va se frayer une voie dans les marges des genres établis, aux confins de l'anthropologie et de la littérature. Les récits racontés sont formés d'une confrontation permanente entre des termes dont aucun ne peut être tenu pour la mesure des autres. La pensée méthodique et disciplinée de la science, la pensée tout aussi exigeante du roman. La raison et l'imagination. Les regards qui vont se croiser de ceux qui sont restés sur la rive européenne de l'Atlantique et de ceux qui sont nés ou sont partis pour sa rive américaine. (quatrième de couverture de l'édition originale).
Ce livre part d'un eidée toute simple: il est est possible de soigner un adolescent en difficulté de manière indirecte, par l'intermédiaire des parents. Il ne s'agit pas ici de tout connaître de la réalité de cet adolescent, mais de voir comment les parents se représentent leur enfant. Pourquoi? Parce que les troubles de l'adolescent sont souvent les reflets d'histoires non résolues qui se répètent à travers lui. Le propos n'est évidemment pas de le disculper, ni d'accuser les parents; mais la manière dont ceux-ci vont pourvoir appréhender les problèmes de leur enfant permet de comprendre en quoi l'adolescent et ses parents sont tributaires d'une histoire qui a commencé avant eux, parfois même sur plusieurs générations. Il faut alors remonter dans le temps, à la recherche des "fantômes" cachés dans le placard familial...
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Pionnier de l'approche et de la cure psychanalytique des psychoses, Paul Claude Racamier montre, dans cet ouvrage devenu un classique, à quelles complexités de la vie mentale se livre le moi schizophrénique. Jusqu'où le moi peut-il aller trop loin ? Quelle différence existe-t-il entre psychose et folie ? Comment faire pour être en n'étant pas ? Telles sont quelques-unes des énigmes soulevées par Racamier, qui présente pour la première fois des notions nouvelles ou renouvelées comme la séduction narcissique, l'Antoedipe et la paradoxalité. Éclairant les ressorts universels de l'existence humaine, elles n'ont pas fini de faire leur chemin dans la connaissance des groupes et des familles comme des individus.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.