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Les ateliers de la parure. Savoirs et pratiques des artisans en France, XVIIe-XVIIIe siècles
Lanoë Catherine
CHAMP VALLON
24,99 €
Épuisé
EAN :9791026712787
Accessoires emblématiques de la France de l'Ancien Régime, les gants, les perruques et les éventails sont au coeur de cet ouvrage. Le propos, cependant, ne relève pas de l'histoire de la mode et du luxe. Grâce à la mobilisation d'un corpus de sources original - archives manuscrites et objets de collection - et à la mise en oeuvre d'une approche transdisciplinaire, il s'attache bien davantage à combiner l'histoire des parures du corps à celle des techniques de leur production, afin d'éclairer les fondements de la e culture des apparences o des XVIIe et XVIIIe siècles. En effectuant l'analyse matérielle des objets (matériaux, couleurs, parfums, design...), en prospectant virtuellement les ateliers des gantiers, des perruquiers et des éventaillistes, de Paris à Toulouse en passant par Vendôme et Grasse, il donne à voir les pratiques, les gestes et les savoirs des artisans au travail. Il dévoile aussi toute l'ampleur de la sous-traitance de diverses tâches auprès d'une abondante main-d'oeuvre féminine qui tresse les cheveux des perruques, peint les feuilles des éventails, coud et brode les gants... Outre ses apports dans le domaine de l'histoire du travail féminin, ce livre propose une véritable révision historiographique qui révèle "l'esprit" de la technique et souligne la place que les artisans ont occupée dans les processus de croissance économique de la modernité.
Résumé : Blancs d'Espagne et de céruse, rouge de carmin et rouge végétal, poudres d'odeur et à poudrer, pommades de concombres et de limaçons... , autant de produits colorés, parfumés et parfois toxiques, pour le visage ou les cheveux, dont les femmes et les hommes de l'époque moderne ont fait usage dans l'élaboration de leur parure. Grâce à l'exploitation d'un vaste corpus de sources, imprimées et manuscrites, et à des approches méthodologiques croisées, ces cosmétiques sont ici l'objet d'une histoire inédite et globale. Ce livre rend compte aussi bien de leur composition que de leurs appellations, de leurs vocations et de leurs usages différenciés dans le Paris de l'Ancien Régime. A l'origine destinés à paraître à la cour et à témoigner de la valeur supérieure de la noblesse dans une société d'ordres, les cosmétiques autorisent progressivement la construction d'apparences plus individualisées, sinon naturelles, et renforcent la promotion de nouveaux critères de beauté. La lumière est aussi portée sur les modalités de leur production. Un temps confinée dans l'espace domestique, rattachée à la cuisine et à la thérapeutique, empreinte d'un esprit magique, la confection des cosmétiques glisse bientôt dans l'univers concurrentiel des arts et métiers, et en particulier entre les mains des gantiers-parfumeurs. Dans leur laboratoire et leur boutique, ces artisans mettent au point tout un ensemble de savoirs et de techniques, aussi hybrides et composites que le sont les matières premières qu'ils emploient ? : amidon et graisses diverses, pigments, épices et parfums. Ils oeuvrent aussi à la création d'un environnement et d'un vocabulaire marchands spécifiques, à la définition de stratégies commerciales qui leur permettent de conquérir un public qui n'appartient plus seulement à la sphère des privilégiés. Avec l'entrée progressive dans un monde de consommation, les cosmétiques se diffusent dans la société? : un marché de la beauté émerge au xviiie siècle que les différentes institutions de la monarchie éclairée ten tent de contrôler, en des termes économiques, scientifiques et sanitaires.
Reading Forster's novel and Ivory's film together gives a stunning opportunity to re-assess the representation of Pre-World War One modernity. Far from presenting Edwardian England as a golden period, Howards End explores social structures, social mobility, real estate, the ambivalent relation to culture and new technological modes of communication and transport. Stylistically, the novel breaks new ground with its Protean narrative voice, and transitions towards Modernism with its mythic, musical method. The eponymous house becomes a metaphor for ecological balance, a new kind of extended family structure, a network of connections and a new sense of community. If Howards End as a novel reinvents literary legacy and redefines personal and national heritage, Ivory's adaptation must also be reassessed as so-called heritage cinema, far from the clichés of a purely aesthetic approach. It is no period piece or marketable commodity meant to toe a conservative line, but a carefully woven creative transposition, which also raises social and gendered questions.
En bref Le premier numéro d'Artefact : parures et parfums au miroir de la technique. La Revue ARTEFACT. Histoire & techniques est une revue semestrielle et francophone d'histoire destinée à promouvoir les recherches sur la technique et la matérialité des pratiques dans les sociétés humaines, sur la longue durée. Son ambition est de fédérer l'ensemble des approches historiennes, archéologiques et anthropologiques qui font des techniques un passage obligé de leurs analyses ou un élément central de leurs questionnements. La revue se montre également attentive aux réflexions menées sur l'outillage matériel et conceptuel des historiens. La multiplicité des sources que recouvrent les activités techniques justifie l'intérêt particulier porté aux recherches menées sur le patrimoine (écrits, images, objets, sites). Notre approche des techniques dans l'histoire est donc largement ouverte, qu'il s'agisse des thématiques, des méthodes et des questions épistémologiques. Ce premier numéro porte sur les parures et les parfums.
The Power and the Glory est un roman atypique en ce sens qu'il tranche sur la production romanesque anglo-saxonne de tradition protestante pour s'inscrire dans un courant catholique plus minoritaire. Issu d'un voyage que Greene fit au Mexique en 1938, le livre prend pour cadre la persécution des prêtres dans l'état du Tabasco. Le récit fait la preuve du brio de Greene, transposant les techniques cinématographiques qui le fascinaient, jouant sur le mélange des genres, mêlant fatum et grotesque, chasse à l'homme et questionnement spirituel. On retrouve le décor triste, écrasé de soleil, les scènes fortes, les stratégies de répétition et le sens du dialogue très théâtral caractéristiques de Greene. Mais le roman se démarque du message monolithique en jouant sur le paradoxe, l'ambiguïté, l'interrogation. Le lecteur doit alors repérer des indices et des pistes de lecture pour mieux percevoir les enjeux du texte, et apprécier à sa juste mesure cette écriture moins simple qu'il n'y paraît de prime abord. Biographie de l'auteur Catherine LANONE est l'auteur d'un livre consacré à E.M. Forster et d'un ouvrage sur Emily Brontë, ainsi que d'articles sur la littérature anglaise des XIXe et XXe siècles. Ancienne élève de l'École Normale Supérieure, elle est actuellementprofesseur à l'université Toulouse-II.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Résumé : Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ?
Résumé : Dans le monde entier, citoyens, militants et experts cherchent aujourd'hui à repenser nos sociétés et leur rapport à la nature à l'aune d'un usage et d'un gouvernement en commun des environnements et des ressources. Forêts et pâturages, terres et marais, lacs et rivières, pêcheries, systèmes d'irrigation : partout on redécouvre, expérimente, promeut leur gestion collective, avec l'espoir d'un avenir plus soutenable et plus démocratique. Ce monde des communs est à inventer, mais il hérite aussi d'une longue histoire que ce volume voudrait éclairer. Quelle place ceux-ci ont-ils occupée, en France et dans son Empire, sur la longue durée depuis le XVIIe siècle ? Comment les communs ont-ils évolué en lien avec les mutations de l'Etat et des marchés ? Quelles ont été leurs trajectoires dans le contexte des territoires colonisés par la France ? Et comment restituer toute la complexité des formes de gouvernement collectif des environnements, au-delà d'une conception parfois trop idéalisée des communs ? Une équipe d'historiens présente ici leurs résultats d'enquête sur tout ce pan encore trop méconnu de l'histoire sociale, écologique et politique de nos sociétés.