Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La poudre et le fard - Une histoire des cosmétiques
Lanoë Catherine
CHAMP VALLON
27,00 €
Épuisé
EAN :9791026712992
Blancs d'Espagne et de céruse, rouge de carmin et rouge végétal, poudres d'odeur et à poudrer, pommades de concombres et de limaçons... , autant de produits colorés, parfumés et parfois toxiques, pour le visage ou les cheveux, dont les femmes et les hommes de l'époque moderne ont fait usage dans l'élaboration de leur parure. Grâce à l'exploitation d'un vaste corpus de sources, imprimées et manuscrites, et à des approches méthodologiques croisées, ces cosmétiques sont ici l'objet d'une histoire inédite et globale. Ce livre rend compte aussi bien de leur composition que de leurs appellations, de leurs vocations et de leurs usages différenciés dans le Paris de l'Ancien Régime. A l'origine destinés à paraître à la cour et à témoigner de la valeur supérieure de la noblesse dans une société d'ordres, les cosmétiques autorisent progressivement la construction d'apparences plus individualisées, sinon naturelles, et renforcent la promotion de nouveaux critères de beauté. La lumière est aussi portée sur les modalités de leur production. Un temps confinée dans l'espace domestique, rattachée à la cuisine et à la thérapeutique, empreinte d'un esprit magique, la confection des cosmétiques glisse bientôt dans l'univers concurrentiel des arts et métiers, et en particulier entre les mains des gantiers-parfumeurs. Dans leur laboratoire et leur boutique, ces artisans mettent au point tout un ensemble de savoirs et de techniques, aussi hybrides et composites que le sont les matières premières qu'ils emploient ? : amidon et graisses diverses, pigments, épices et parfums. Ils oeuvrent aussi à la création d'un environnement et d'un vocabulaire marchands spécifiques, à la définition de stratégies commerciales qui leur permettent de conquérir un public qui n'appartient plus seulement à la sphère des privilégiés. Avec l'entrée progressive dans un monde de consommation, les cosmétiques se diffusent dans la société? : un marché de la beauté émerge au xviiie siècle que les différentes institutions de la monarchie éclairée ten tent de contrôler, en des termes économiques, scientifiques et sanitaires.
Lanoë Catherine ; Da Vinha Mathieu ; Laurioux Brun
Dans toute l'Europe occidentale, du Moyen Âge jusqu'à l'Époque moderne, se sont épanouies des sociétés de cour qui ont accordé au corps une place nouvelle, assurant sa promotion dans le jeu politique et social. Ainsi, les stratégies de son maintien, de son entretien et de son apparence tiennent une place toute particulière au sein de cet univers hiérarchisé. En se fondant sur l'exploitation de sources très variées (littéraires, iconographiques ou comptables) et en s'attachant à décrire non seulement les normes et les représentations de cette culture du corps, mais encore les pratiques et les techniques auxquelles elle a donné naissance - savoir-faire, gestes, accessoires, aménagements spécifiques les contributions rassemblées dans ce volume proposent des éclairages inédits et précis sur les sociétés curiales européennes. Elles traitent aussi bien des usages des parfums et des cosmétiques, ou encore des perruques, que des régimes de santé, des bains thérapeutiques ou de propreté, d'hygiène dentaire ou même des " commodités ". Par-delà les anecdotes et les clichés persistants, elles démontrent que les questions de santé, d'hygiène et de beauté ont été au coeur des préoccupations des individus qui peuplaient les cours.
Blancs d'Espagne et de céruse, rouge de carmin et rouge végétal, poudres d'odeur et à poudrer, pommades de concombres et de limaçons..., autant de produits colorés, parfumés et parfois toxiques, pour le visage ou les cheveux, dont les femmes et les hommes de l'époque moderne ont fait usage dans l'élaboration de leur parure. Grâce à l'exploitation d'un vaste corpus de sources, imprimées et manuscrites, et à des approches méthodologiques croisées, ces cosmétiques sont ici l'objet d'une histoire inédite et globale. Ce livre rend compte aussi bien de leur composition que de leurs appellations, de leurs vocations et de leurs usages différenciés dans le Paris de l'Ancien Régime. A l'origine destinés à paraître à la cour et à témoigner de la valeur supérieure de la noblesse dans une société d'ordres, les cosmétiques autorisent progressivement la construction d'apparences plus individualisées, sinon naturelles, et renforcent la promotion de nouveaux critères de beauté. La lumière est aussi portée sur les modalités de leur production. Un temps confinée dans l'espace domestique, rattachée à la cuisine et à la thérapeutique, empreinte d'un esprit magique, la confection des cosmétiques glisse bientôt dans l'univers concurrentiel des arts et métiers, et en particulier entre les mains des gantiers-parfumeurs. Dans leur laboratoire et leur boutique, ces artisans mettent au point tout un ensemble de savoirs et de techniques, aussi hybrides et composites que le sont les matières premières qu'ils emploient: amidon et graisses diverses, pigments, épices et parfums. Ils ?uvrent aussi à la création d'un environnement et d'un vocabulaire marchands spécifiques, à la définition de stratégies commerciales qui leur permettent de conquérir un public qui n'appartient plus seulement à la sphère des privilégiés. Avec l'entrée progressive dans un monde de consommation, les cosmétiques se diffusent dans la société: un marché de la beauté émerge au XVIIIe siècle que les différentes institutions de la monarchie éclairée tentent de contrôler, en des termes économiques, scientifiques et sanitaires.
The Power and the Glory est un roman atypique en ce sens qu'il tranche sur la production romanesque anglo-saxonne de tradition protestante pour s'inscrire dans un courant catholique plus minoritaire. Issu d'un voyage que Greene fit au Mexique en 1938, le livre prend pour cadre la persécution des prêtres dans l'état du Tabasco. Le récit fait la preuve du brio de Greene, transposant les techniques cinématographiques qui le fascinaient, jouant sur le mélange des genres, mêlant fatum et grotesque, chasse à l'homme et questionnement spirituel. On retrouve le décor triste, écrasé de soleil, les scènes fortes, les stratégies de répétition et le sens du dialogue très théâtral caractéristiques de Greene. Mais le roman se démarque du message monolithique en jouant sur le paradoxe, l'ambiguïté, l'interrogation. Le lecteur doit alors repérer des indices et des pistes de lecture pour mieux percevoir les enjeux du texte, et apprécier à sa juste mesure cette écriture moins simple qu'il n'y paraît de prime abord. Biographie de l'auteur Catherine LANONE est l'auteur d'un livre consacré à E.M. Forster et d'un ouvrage sur Emily Brontë, ainsi que d'articles sur la littérature anglaise des XIXe et XXe siècles. Ancienne élève de l'École Normale Supérieure, elle est actuellementprofesseur à l'université Toulouse-II.
En bref Le premier numéro d'Artefact : parures et parfums au miroir de la technique. La Revue ARTEFACT. Histoire & techniques est une revue semestrielle et francophone d'histoire destinée à promouvoir les recherches sur la technique et la matérialité des pratiques dans les sociétés humaines, sur la longue durée. Son ambition est de fédérer l'ensemble des approches historiennes, archéologiques et anthropologiques qui font des techniques un passage obligé de leurs analyses ou un élément central de leurs questionnements. La revue se montre également attentive aux réflexions menées sur l'outillage matériel et conceptuel des historiens. La multiplicité des sources que recouvrent les activités techniques justifie l'intérêt particulier porté aux recherches menées sur le patrimoine (écrits, images, objets, sites). Notre approche des techniques dans l'histoire est donc largement ouverte, qu'il s'agisse des thématiques, des méthodes et des questions épistémologiques. Ce premier numéro porte sur les parures et les parfums.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
En janvier 1589, alors que la France subit sa huitième guerre de Religion entre catholiques et protestants, Jacques de La Guesle, procureur général au parlement de Paris, dénonce les effets désastreux de la division religieuse aux représentants des trois états réunis au château de Blois. Elle n'a apporté que désordres, confusions, démolitions d'églises. Pour le haut magistrat, la dissension religieuse est un glaive à deux tranchants qui pénètre jusque dans la moelle des os. Les années de la fin du règne de Henri II voient s'accélérer la rupture reli- gieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. Ils offrent la possibilité de suivre presque au jour le jour les violences et les affrontements toujours plus intenses entre catholiques et réformés. L'enquête débute en 1555, pour s'achever sur la paix d'Amboise en mars 1563, soit les huit années qui précèdent la première guerre de Religion et qui l'englobent aussi. Se distinguent trois phases différentes : une politique de répression menée par Henri II jusqu'à sa mort accidentelle en 1559, la recherche de conciliation menée en 1560 et 1561, puis l'éclatement de la guerre en mars 1562 et ses effets. L'activité criminelle de la plus haute cour de justice du royaume montre qu'en matière de religion la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Quant à la justice du roi, son légalisme pétri de modération tente de conjurer une réalité qui ne veut pas s'encombrer de scrupules juridiques. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé la France ainsi que la monarchie. Elle aide à nous convaincre de l'importance du danger que constitue la résurgence de la violence au nom de la religion.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.