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Agir ensemble dans un monde partagé. Lien social et démocratie
Langlois Jacques
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782747584975
Agir ensemble dans un monde partagé requiert que le lien social soit pacifié. Mais les différents registres de la cohésion sociale sont contradictoires en eux-mêmes et font l'objet de controverses et de disputes entre les différents acteurs de la société civile. Seul le registre politique peut réguler les conflits qui agitent la société. Mais le faire ensemble de façon participative et équilibrée nécessite que l'ordre politique soit démocratiquement établi. Or la démocratie ne fonctionne plus, et cela pour des raisons de fond : les pratiques et les concepts qui la régissent sont devenus insuffisants et la conception libérale de la société civile est par trop ouverte, il convient d'établir de nouveaux principes et une autre organisation du pouvoir politique. Il faut aussi concevoir la société civile comme système diversifié, complexe, effervescent, conflictuel et non comme collection d'individus. Cet essai, savant bien que non universitaire, difficile quoique très lisible, est destiné aux personnes curieuses ou soucieuses d'un monde plus juste.
Ce livre se présente comme un approfondissement du précédent (Le système libéralo-capitaliste moderne). Il le résume tout en y ajoutant des domaines concrets de description de ses manques structurels et de ses pratiques viciées (notamment : la publicité ou la logique de l'Union européenne). Tout en montrant la puissance actuelle des partisans du capitalisme néolibéral, il propose un projet libertaire de société et une stratégie de résistance et d'accélération pour sa disparition. Le moment est opportun car le système néolibéral est à bout de souffle et confronté à des problèmes mortels. Ce projet est d'inspiration proudhonienne. Il ne propose que des principes de conduite du changement, compatibles avec la société future envisagée, et des exemples pratiques de construction d'un contre-modèle dans l'action directe, coopérative, expérimentale et fédérée. La lutte sera longue et loin des vieilles lunes révolutionnaires de la prise du pouvoir d'Etat. Mais elle est possible et il y a de l'espoir maintenant pour vaincre le système libéralo-capitaliste et de sauver la planète dont l'écosystème est incompatible avec le capitalisme.
Cet essai aborde tous les paramètres, toutes les dimensions d'un système de formation : les finalités et buts poursuivis, la relation maître-élève, la pédagogie, les mises en situation de formation, l'acquisition des connaissances, la formation (le recrutement comme la sélection) des enseignants, l'évaluation, tant des formés que des formateurs, les moyens mis en oeuvre, l'organisation générale du système formateur. Sur chaque aspect, il donne des exemples des expériences passées ou des pratiques d'autres pays, en fait la critique, et propose d'autres solutions. Cet ouvrage s'élève contre la dictature du "pédagogisme" négligeant le contenu, les vices du système actuel résident dans son autoritarisme sans esprit critique et sans "liberté pour apprendre", son utilitarisme d'adaptation à la course vers l'emploi, son découpage en éléments spécialisés de savoir et en étapes formelles, son instrumentalisation en vue de la sélection au lieu de mener chacun au maximum de son potentiel, son aspect hyper concurrentiel, sa méritocratie à la Potemkine, son mépris pour le rôle social fondamental des enseignants et la formation de citoyens. Ce qui n'est pas étonnant puisqu'il a été mis au service du modèle néolibéral, d'un système libéralo-capitaliste.
Il existe déjà de multiples livres sur le SLC (système libéralo- capitaliste). En général, ils abordent le problème sous un angle particulier, essentiellement celui de l'économie. Cet essai propose une analyse globale de toutes les dimensions du SLC, dans une approche multidisciplinaire et systémique, afin de montrer en quoi il forme un "fait social total" et "un bloc historique". Ce bloc est d'une énorme puissance et est devenu quasiment impossible à combattre de front, notamment par suite de la captation du pouvoir politique et juridique par l'économique. L'auteur décrypte sa logique de fonctionnement qui a tout envahi, en tant qu'imposé à tout le monde. Puisque le système est très résilient et adaptable, il faut renoncer aux vieilles stratégies de révolution ou de réformisme. Il explore une autre stratégie de changement plus adaptée à la situation, de façon concrète. Il y a de l'espoir, car le SLC est mourant.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.