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La vie chrétienne dans les prisons de France au XXe siècle
Landron Olivier
CERF
38,50 €
Épuisé
EAN :9782204094207
A quelques exceptions près, les relations entre l'Eglise catholique et le monde carcéral en France au XXe siècle ont été très peu analysées sur le plan historique. Le but de cette étude est de combler ce vide. Les catholiques français se sont montrés très présents dans l'univers des prisons durant le siècle dernier. Cet engagement auprès des prisonniers a été globalement inspiré par les discours et par les réflexions des papes du XXe siècle sur la question carcérale, tout spécialement ceux et celles de Paul Vl et de Jean-Paul II. Les évêques français, quant à eux, ne se sont préoccupés collectivement de la réalité des prisons qu'à partir des années 1970. La présence de l'Eglise dans les prisons s'est aussi traduite par le ministère des aumôniers. Leur action s'est renforcée après la réforme pénitentiaire mise en place après 1945 par Paul Amor, à laquelle ont participé étroitement des magistrats catholiques. Des aumôniers ont eu un rayonnement certain sur les détenus qu'ils accompagnaient, à l'image de prêtres séculiers comme les pères Popot, Clavier et Darcy, ou religieux comme les pères Mouren et Brandicourt, jésuites, ou les pères Devoyod et Maillard, dominicains. C'est en 1945, sous l'impulsion de l'abbé Rodhain, que naît l'Aumônerie générale des prisons, qui a permis de centraliser l'action des aumôniers engagés auprès des détenus. Pour alimenter leurs réflexions sur le monde carcéral, il organise, avec Céline Lhotte et le Secours catholique, des congrès nationaux des prisons. En dehors des aumôniers, l'engagement des catholiques s'est concrétisé par la fondation de diverses associations en milieu carcéral comme l'OVDP (Oeuvre de la visite aux détenus en prison), le Secours catholique, le Courrier de Bovet, AUXILIA ou le Bon Larron. Seulement tolérées par l'administration pénitentiaire, elles ont joué un rôle déterminant dans le fonctionnement des prisons françaises. Enfin, cette période a été marquée par les conversions exceptionnelles de certains détenus: Jacques Fesch, exécuté en 1957, Jacky van Thuyne, ancien ennemi public numéro un ou Danielle Huèges, entre autres. Durant tout le XXe siècle, le christianisme est resté une référence majeure dans l'univers carcéral en mettant l'accent sur le pardon: un acte personnel fort pour retrouver la paix en soi et avec la société.
Du cardinal Marty, on garde l'image d'un homme d'Eglise proche du peuple. Mais quelle vision plus profonde perce sous le souvenir affable et généreux, pacifique et optimiste qu'il a laissé ? Que sait-on réellement de l'inspiration qui a guidé sa vie, ses ambitions, ses ministères ? Cette biographie totale d'Olivier Landron, spirituelle, ecclésiale, sociale et politique, y répond. Dans une relecture globale de l'histoire récente de la France, voici donc restituée cette destinée hors-du-commun. Proche du mouvement des prêtres ouvriers, inlassable avocat du concile Vatican II, partisan de la théologie de la Libération, défenseur des étudiants en mai 1968, président de la Conférence des évêques de France dans les années 1970, archevêque de Paris, ami de Georges Pompidou et fidèle serviteur des papes, François Marty a su allier progressisme et institutionnalisme, audace et constance, modernité et tradition. Aussi son testament reste-t-il plus que jamais d'actualité. Il n'est d'Eglise que courageuse et ambitieuse, prête à relever les défis que lui présentent le monde, la femme et l'homme d'aujourd'hui. Olivier Landron enseigne l'histoire du christianisme contemporain à la faculté de théologie de l'université catholique de l'Ouest-Angers. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, aux Editions du Cerf, A la droite du Christ.
Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense du mal-né, de l'accidenté, de l'handicapé ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Un essai d'histoire religieuse et politique, un manifeste citoyen. Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense de l'accidenté, de la personne handicapée ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Devenu fort heureusement une préoccupation majeure de notre société, le handicap représente toutefois un engagement originel pour l'Eglise. A l'instar du Christ allant à leur rencontre, les catholiques en France ont très tôt accueilli, soigné et favorisé l'intégration au sein de la société des personnes déficientes sur le plan physique ou mental. C'est l'action méconnue de ces précurseurs du soin que retracent Olivier et Cédric Landron dans cette somme d'histoire culturelle menée à quatre mains, à la confluence des sciences humaines et de la médecine, mais aussi à la croisée de la politique et de la spiritualité. Car, de congrégations en ligues et d'écoles en associations, de figures telles qu'André Trannoy, Suzanne Fouché ou Marie-Hélène Mathieu aux Frères de Saint-Gabriel ou aux Soeurs de la Sagesse, de rassemblements comme ceux de Foi et Lumière aux pèlerinages de Lourdes, l'adoption de l'autre blessé, dans son corps ou dans son intelligence, n'a cessé de renvoyer aux plus graves questionnements sur notre compréhension de la nature humaine, modifiant ainsi nos préjugés sur la naissance, la vie, la mort et la normalité. Une fresque émouvante, un récit passionnant, un plaidoyer vibrant. Et une alerte salutaire.
Résumé : Explorer les relations entre christianisme et prison, c'est assurément réfléchir sur la place de l'homme dans la société, l'éminente dignité de tout être humain et la foi en un avenir possible, quel que soit le chemin de chacun. L'Eglise se doit d'être présente en ces lieux de souffrance, auprès des exclus, dans un échange mutuel. Dans le cadre de l'institution laïque et républicaine qu'est la prison, les aumôneries existent depuis 1945 et offrent à la personne détenue une "rencontre à niveau d'humanité", une écoute au service d'une réhabilitation de la personne dans toutes ses dimensions, une relation de solidarité. Peu à peu, un tel échange peut aider à reconstruire l'image de soi et retisser des liens avec les autres. Alors que le constat sur la réalité des prisons est souvent alarmant (surpopulation, violence), la dynamique d'un tel colloque ne peut-elle pas ouvrir des chemins nouveaux ? Mg Emmanuel Delmas.
Thérèse Cornille, née dans le département du Nord, avait indéniablement un caractère bien trempé, n'aimant guère la contradiction. Ce trait de tempérament était probablement nécessaire pour affronter les innombrables problèmes de santé qui allaient jalonner son existence - elle est devenue aveugle à 45 ans - ainsi que pour maintenir le cap qu'elle s'était fixé lorsqu'elle s'est lancée dans la fondation de foyers au service des jeunes filles et des femmes en très grande précarité. Savait-elle qu'elle fonderait Claire Amitié, association qui est aujourd'hui venue en aide à plus de 25 000 jeunes femmes, avec des foyers répartis sur quatre continents ? Thérèse Cornille était une pédagogue, une femme en recherche, cherchant le juste équilibre entre oeuvre sociale et mission évangélisatrice. Les épreuves et les échecs n'ont pas manqué - la morsure n'en est que plus dure lorsqu'il s'agit de ses proches collaborateurs - mais sa ténacité et sa douceur eurent raison de tout et de tous. "Chez moi, on était pauvre mais on s'aimait", tel était le modèle qui la guida et qu'elle laisse en héritage, à trente ans de sa disparition. Une conviction à laisser résonner aujourd'hui encore.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.