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Le Cardinal Marty. 1904-1994. La force tranquille
Landron Olivier
CERF
26,40 €
Épuisé
EAN :9782204103848
Du cardinal Marty, on garde l'image d'un homme d'Eglise proche du peuple. Mais quelle vision plus profonde perce sous le souvenir affable et généreux, pacifique et optimiste qu'il a laissé ? Que sait-on réellement de l'inspiration qui a guidé sa vie, ses ambitions, ses ministères ? Cette biographie totale d'Olivier Landron, spirituelle, ecclésiale, sociale et politique, y répond. Dans une relecture globale de l'histoire récente de la France, voici donc restituée cette destinée hors-du-commun. Proche du mouvement des prêtres ouvriers, inlassable avocat du concile Vatican II, partisan de la théologie de la Libération, défenseur des étudiants en mai 1968, président de la Conférence des évêques de France dans les années 1970, archevêque de Paris, ami de Georges Pompidou et fidèle serviteur des papes, François Marty a su allier progressisme et institutionnalisme, audace et constance, modernité et tradition. Aussi son testament reste-t-il plus que jamais d'actualité. Il n'est d'Eglise que courageuse et ambitieuse, prête à relever les défis que lui présentent le monde, la femme et l'homme d'aujourd'hui. Olivier Landron enseigne l'histoire du christianisme contemporain à la faculté de théologie de l'université catholique de l'Ouest-Angers. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont, aux Editions du Cerf, A la droite du Christ.
Les universités et instituts catholiques jouent un rôle spécifique dans le système éducatif des pays francophones. Peu nombreuses, ces structures d'enseignement ont une histoire déjà riche qui est, parfois, passée inaperçue. En France, en particulier, leur naissance a été difficile et mouvementée. Dans l'espace francophone, elles ont symbolisé la volonté des catholiques de trouver leur place dans l'enseignement supérieur et d'imprimer leur marque en ce domaine. Des personnalités de premier plan ont permis aux universités et instituts catholiques de connaître un réel dynamisme. Pensons à Mgr Ladeuze à Louvain, à Mgr Freppel à Angers, au cardinal Baudrillart à Paris, à Mgr Bruno de Solages à Toulouse, etc. Les interventions se divisent en deux parties: les unes portant sur l'évolution des universités et instituts catholiques dans l'espace francophone, les autres, plus transversales, aborderont une personnalité ou un épisode majeur les concernant.
Résumé : Explorer les relations entre christianisme et prison, c'est assurément réfléchir sur la place de l'homme dans la société, l'éminente dignité de tout être humain et la foi en un avenir possible, quel que soit le chemin de chacun. L'Eglise se doit d'être présente en ces lieux de souffrance, auprès des exclus, dans un échange mutuel. Dans le cadre de l'institution laïque et républicaine qu'est la prison, les aumôneries existent depuis 1945 et offrent à la personne détenue une "rencontre à niveau d'humanité", une écoute au service d'une réhabilitation de la personne dans toutes ses dimensions, une relation de solidarité. Peu à peu, un tel échange peut aider à reconstruire l'image de soi et retisser des liens avec les autres. Alors que le constat sur la réalité des prisons est souvent alarmant (surpopulation, violence), la dynamique d'un tel colloque ne peut-elle pas ouvrir des chemins nouveaux ? Mg Emmanuel Delmas.
Présentation de l'éditeur Les acteurs religieux jouent un rôle primordial dans la mondialisation, la grande majorité des habitants de notre planète se reconnaissant dans l'une ou l'autre des grandes traditions religieuses ou adhérant à différentes formes de spiritualité. Chaque jour, les cultures locales et nationales, les systèmes de valeurs des individus et des peuples restent largement influencés par les religions ou tout simplement fondés sur ces dernières. La mobilité accrue des populations entraîne des évolutions notables dans la répartition des religions ; les grandes cités du monde sont de plus en plus multiculturelles et plurireligieuses. Si la mondialisation uniformise, elle provoque également nombre de résistances au coeur des sociétés civiles et des cultures locales. Rapprochant les peuples, elle exacerbe en même temps leurs différences culturelles et religieuses. Comment dès lors établir une coexistence pacifique entre les peuples ? Comment favoriser les échanges entre les cultures et les religions et s'opposer aux dérives de l'extrémisme religieux ? Quelle reconnaissance et quelle gestion de la diversité religieuse peut être établie par les pouvoir publics ? Ce sont ces questionnements qui ont nourri la réflexion des divers intervenants en étudiant les relations entre acteurs religieux, organisations internationales et Etats dans le contexte actuel de la mondialisation.
Nous prenons de plus en plus conscience du rôle fondamental de la nature dans notre société occidentale, qui a parfois cru, après la révolution industrielle, qu'elle pouvait vivre sans ou en dehors d'elle. Les historiens du christianisme contemporain ont, jusqu'ici, peu abordé les rapports entre l'Eglise et la nature. Les préoccupations écologiques de notre société contemporaine, ainsi qu'un certain retour à la nature, constituent un cadre favorable à une réflexion sur l'histoire des relations entre le catholicisme et l'environnement. Au XXe siècle, la pensée catholique, tant au plan de la littérature, de la philosophie que de l'art, a su se montrer innovante dans ses rapports à la nature. Ainsi en est-il de Péguy ou de Claudel, qui ont fait preuve dans leurs ?uvres d'une réelle admiration pour la beauté de la Création, pour ses paysages en particulier. Dans le domaine philosophique, des penseurs comme Lanza del Vasto et Gustave Thibon ont développé des arguments en faveur de l'écologie. Quant à l'art, Dom Robert, moine d'En Calcat, a consacré la majorité de ses tapisseries au thème d'une nature colorée. L'Eglise catholique a aussi accordé une grande importance à des mouvements d'éducation qui se sont enracinés dans un cadre naturel. Pensons au scoutisme et aux colonies de vacances. Ainsi, ce travail de recherche se donne comme objectif de répondre clairement à la question suivante: comment le christianisme du XXe siècle a-t-il pris en compte la nature, d'abord d'un point de vue théologique, philosophique, puis pastoral? Si, dans cette analyse, le catholicisme français a été privilégié, il n'a cependant pas été exclusif, car les textes des papes du XXe siècle et les réflexions de certains épiscopats européens ont fait l'objet d'une grande attention. Biographie: Olivier Landron enseigne l'histoire du christianisme contemporain à la Faculté de théologie d'Angers. Il a déjà publié, en 2004, aux Editions du cerf, Les Communautés nouvelles.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.