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Les catholiques face au handicap (XXe-XXIe siècle). A la confluence du politique et du spirituel
Landron Olivier ; Landron Cédric
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204110150
Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense du mal-né, de l'accidenté, de l'handicapé ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Un essai d'histoire religieuse et politique, un manifeste citoyen. Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense de l'accidenté, de la personne handicapée ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Devenu fort heureusement une préoccupation majeure de notre société, le handicap représente toutefois un engagement originel pour l'Eglise. A l'instar du Christ allant à leur rencontre, les catholiques en France ont très tôt accueilli, soigné et favorisé l'intégration au sein de la société des personnes déficientes sur le plan physique ou mental. C'est l'action méconnue de ces précurseurs du soin que retracent Olivier et Cédric Landron dans cette somme d'histoire culturelle menée à quatre mains, à la confluence des sciences humaines et de la médecine, mais aussi à la croisée de la politique et de la spiritualité. Car, de congrégations en ligues et d'écoles en associations, de figures telles qu'André Trannoy, Suzanne Fouché ou Marie-Hélène Mathieu aux Frères de Saint-Gabriel ou aux Soeurs de la Sagesse, de rassemblements comme ceux de Foi et Lumière aux pèlerinages de Lourdes, l'adoption de l'autre blessé, dans son corps ou dans son intelligence, n'a cessé de renvoyer aux plus graves questionnements sur notre compréhension de la nature humaine, modifiant ainsi nos préjugés sur la naissance, la vie, la mort et la normalité. Une fresque émouvante, un récit passionnant, un plaidoyer vibrant. Et une alerte salutaire.
Monseigneur Gabriel Matagrin. Un inconnu ? Certainement pas ! Et pas seulement pour les fins connaisseurs du catholicisme social. Ce proche d'Hubert Dubedout, de Jacques Delors et de Michel Camdessus est indissociable de l'histoire contemporaine de la ville de Grenoble dont il fut l'évêque de 1969 à 1989. Mgr Matagrin fut aussi " l'éminence grise " de l'épiscopat français, régulièrement sollicité pour rédiger des textes fondamentaux sur les questions politiques et sociales. En 1972, il rédigea, entre autres, le rapport Eglise, politique et foi. Remarqué mais aussi critiqué dans les milieux conservateurs, ce document reconnaissait la pluralité du vote pour les catholiques, à condition que la démocratie soit respectée. Parfois qualifié d'évêque de gauche, Monseigneur Matagrin n'en fut pas moins un adversaire farouche du marxisme, parlant de " cécité " à propos des chrétiens qui l'avaient adopté comme grille de lecture. Homme de dialogue, l'évêque de Grenoble fut ouvert à l'oecuménisme, au rapprochement avec le judaïsme, enfin aux communautés charismatiques. Malgré les incompréhensions et les rejets qu'il a parfois suscités, reste de Monseigneur Matagrin l'image d'un homme sensible, sincère, attentif aux questions que la jeunesse occidentale posait à l'Eglise catholique.
Résumé : Partout, ils manifestent. A Avignon, contre Piss Christ. A Lyon, contre le mariage gay. A Paris, contre Golgotha Picnic. Ils ont pour inspirateurs Mgr Lefebvre ou l'abbé de Nantes.Ils ont pour maîtres à penser Gustave Thibon, Jean Ousset ou Jean Madiran. Ils écoutent Radio-Courtoisie, ils lisent Présent. Ils rassemblent, autour de nostalgiques de la Vendée, de Vichy et de l'Algérie française, de jeunes identitaires. Ils disent défendre la liturgie, mais soutiennent le nationalisme. Ils se veulent religieux, mais font de la politique. Ils sont peu nombreux, mais pas sans influence. De l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet en 1977 aux mobilisations contre le Synode sur la famille de 2015, en passant par le schisme de 1988 et le Motu proprio de Benoît XVI en 2007, voici une plongée dans le monde souterrain des "tradis". Une enquête décisive à l'heure des grandes refontes idéologiques qui travaillent la France.
Les universités et instituts catholiques jouent un rôle spécifique dans le système éducatif des pays francophones. Peu nombreuses, ces structures d'enseignement ont une histoire déjà riche qui est, parfois, passée inaperçue. En France, en particulier, leur naissance a été difficile et mouvementée. Dans l'espace francophone, elles ont symbolisé la volonté des catholiques de trouver leur place dans l'enseignement supérieur et d'imprimer leur marque en ce domaine. Des personnalités de premier plan ont permis aux universités et instituts catholiques de connaître un réel dynamisme. Pensons à Mgr Ladeuze à Louvain, à Mgr Freppel à Angers, au cardinal Baudrillart à Paris, à Mgr Bruno de Solages à Toulouse, etc. Les interventions se divisent en deux parties: les unes portant sur l'évolution des universités et instituts catholiques dans l'espace francophone, les autres, plus transversales, aborderont une personnalité ou un épisode majeur les concernant.
Résumé : Explorer les relations entre christianisme et prison, c'est assurément réfléchir sur la place de l'homme dans la société, l'éminente dignité de tout être humain et la foi en un avenir possible, quel que soit le chemin de chacun. L'Eglise se doit d'être présente en ces lieux de souffrance, auprès des exclus, dans un échange mutuel. Dans le cadre de l'institution laïque et républicaine qu'est la prison, les aumôneries existent depuis 1945 et offrent à la personne détenue une "rencontre à niveau d'humanité", une écoute au service d'une réhabilitation de la personne dans toutes ses dimensions, une relation de solidarité. Peu à peu, un tel échange peut aider à reconstruire l'image de soi et retisser des liens avec les autres. Alors que le constat sur la réalité des prisons est souvent alarmant (surpopulation, violence), la dynamique d'un tel colloque ne peut-elle pas ouvrir des chemins nouveaux ? Mg Emmanuel Delmas.