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A la droite du Christ. Les catholiques traditionnels en France depuis le cocnile Vatican II 1965-201
Landron Olivier
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204103831
Partout, ils manifestent. A Avignon, contre Piss Christ. A Lyon, contre le mariage gay. A Paris, contre Golgotha Picnic. Ils ont pour inspirateurs Mgr Lefebvre ou l'abbé de Nantes.Ils ont pour maîtres à penser Gustave Thibon, Jean Ousset ou Jean Madiran. Ils écoutent Radio-Courtoisie, ils lisent Présent. Ils rassemblent, autour de nostalgiques de la Vendée, de Vichy et de l'Algérie française, de jeunes identitaires. Ils disent défendre la liturgie, mais soutiennent le nationalisme. Ils se veulent religieux, mais font de la politique. Ils sont peu nombreux, mais pas sans influence. De l'occupation de Saint-Nicolas-du-Chardonnet en 1977 aux mobilisations contre le Synode sur la famille de 2015, en passant par le schisme de 1988 et le Motu proprio de Benoît XVI en 2007, voici une plongée dans le monde souterrain des "tradis". Une enquête décisive à l'heure des grandes refontes idéologiques qui travaillent la France.
Monseigneur Gabriel Matagrin. Un inconnu ? Certainement pas ! Et pas seulement pour les fins connaisseurs du catholicisme social. Ce proche d'Hubert Dubedout, de Jacques Delors et de Michel Camdessus est indissociable de l'histoire contemporaine de la ville de Grenoble dont il fut l'évêque de 1969 à 1989. Mgr Matagrin fut aussi " l'éminence grise " de l'épiscopat français, régulièrement sollicité pour rédiger des textes fondamentaux sur les questions politiques et sociales. En 1972, il rédigea, entre autres, le rapport Eglise, politique et foi. Remarqué mais aussi critiqué dans les milieux conservateurs, ce document reconnaissait la pluralité du vote pour les catholiques, à condition que la démocratie soit respectée. Parfois qualifié d'évêque de gauche, Monseigneur Matagrin n'en fut pas moins un adversaire farouche du marxisme, parlant de " cécité " à propos des chrétiens qui l'avaient adopté comme grille de lecture. Homme de dialogue, l'évêque de Grenoble fut ouvert à l'oecuménisme, au rapprochement avec le judaïsme, enfin aux communautés charismatiques. Malgré les incompréhensions et les rejets qu'il a parfois suscités, reste de Monseigneur Matagrin l'image d'un homme sensible, sincère, attentif aux questions que la jeunesse occidentale posait à l'Eglise catholique.
Résumé : Explorer les relations entre christianisme et prison, c'est assurément réfléchir sur la place de l'homme dans la société, l'éminente dignité de tout être humain et la foi en un avenir possible, quel que soit le chemin de chacun. L'Eglise se doit d'être présente en ces lieux de souffrance, auprès des exclus, dans un échange mutuel. Dans le cadre de l'institution laïque et républicaine qu'est la prison, les aumôneries existent depuis 1945 et offrent à la personne détenue une "rencontre à niveau d'humanité", une écoute au service d'une réhabilitation de la personne dans toutes ses dimensions, une relation de solidarité. Peu à peu, un tel échange peut aider à reconstruire l'image de soi et retisser des liens avec les autres. Alors que le constat sur la réalité des prisons est souvent alarmant (surpopulation, violence), la dynamique d'un tel colloque ne peut-elle pas ouvrir des chemins nouveaux ? Mg Emmanuel Delmas.
Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense du mal-né, de l'accidenté, de l'handicapé ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Un essai d'histoire religieuse et politique, un manifeste citoyen. Comment l'Eglise est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense de l'accidenté, de la personne handicapée ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Devenu fort heureusement une préoccupation majeure de notre société, le handicap représente toutefois un engagement originel pour l'Eglise. A l'instar du Christ allant à leur rencontre, les catholiques en France ont très tôt accueilli, soigné et favorisé l'intégration au sein de la société des personnes déficientes sur le plan physique ou mental. C'est l'action méconnue de ces précurseurs du soin que retracent Olivier et Cédric Landron dans cette somme d'histoire culturelle menée à quatre mains, à la confluence des sciences humaines et de la médecine, mais aussi à la croisée de la politique et de la spiritualité. Car, de congrégations en ligues et d'écoles en associations, de figures telles qu'André Trannoy, Suzanne Fouché ou Marie-Hélène Mathieu aux Frères de Saint-Gabriel ou aux Soeurs de la Sagesse, de rassemblements comme ceux de Foi et Lumière aux pèlerinages de Lourdes, l'adoption de l'autre blessé, dans son corps ou dans son intelligence, n'a cessé de renvoyer aux plus graves questionnements sur notre compréhension de la nature humaine, modifiant ainsi nos préjugés sur la naissance, la vie, la mort et la normalité. Une fresque émouvante, un récit passionnant, un plaidoyer vibrant. Et une alerte salutaire.
Thérèse Cornille, née dans le département du Nord, avait indéniablement un caractère bien trempé, n'aimant guère la contradiction. Ce trait de tempérament était probablement nécessaire pour affronter les innombrables problèmes de santé qui allaient jalonner son existence - elle est devenue aveugle à 45 ans - ainsi que pour maintenir le cap qu'elle s'était fixé lorsqu'elle s'est lancée dans la fondation de foyers au service des jeunes filles et des femmes en très grande précarité. Savait-elle qu'elle fonderait Claire Amitié, association qui est aujourd'hui venue en aide à plus de 25 000 jeunes femmes, avec des foyers répartis sur quatre continents ? Thérèse Cornille était une pédagogue, une femme en recherche, cherchant le juste équilibre entre oeuvre sociale et mission évangélisatrice. Les épreuves et les échecs n'ont pas manqué - la morsure n'en est que plus dure lorsqu'il s'agit de ses proches collaborateurs - mais sa ténacité et sa douceur eurent raison de tout et de tous. "Chez moi, on était pauvre mais on s'aimait", tel était le modèle qui la guida et qu'elle laisse en héritage, à trente ans de sa disparition. Une conviction à laisser résonner aujourd'hui encore.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.