Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Etudes celtiques N° 38/2012
Lambert Pierre-Yves
CNRS EDITIONS
54,25 €
Épuisé
EAN :9782271074607
Marion SAUREL, Stéphane VERGER, Audrey MORIGONI, Le vase orné de Plichancourt, " Les Monts " (Marne), et les céramiques à décor d'étain en Champagne à La Tène ancienne Venceslas KRUTA, La place et la signification du cheval dans l'imagerie celtique Jean-Jacques CHARPY, Le bélier, l'oiseau rapace et leurs rapports avec la Divinité principale Anne GEISER, Julia GENECHESI, Nicola SCOCCIMARRO, Monnaie et écriture au second âge du fer autour de l'arc alpin. Une nouvelle approche des statères épigraphes attribués naguère aux Salasses Eric P. HAMP, Gaulish ordinals and their history Eric P. HAMP, Hampica Pierre-Yves LAMBERT & David STIFTER, Le plomb gaulois de Rezé A. J. HUGHES, On substantiating Indo-European wolf in Celtic, Continental and Insular Bernard SERGENT, Sucellus et Visvakarman Patrice LAJOYE, Celto-Slavica. Essais de mythologie comparée Noémie BECK, Les cheveux de la Morrígain Paul RUSSELL, Culhwch's weaponry : Penntireg and Enilleg Pierre-Yves LAMBERT, Notes de vieux-breton Nécrologie Bibliographie Résumés Abstracts Index des mots du volume XXXVIII
Fondée en 1936, Etudes celtiques publie des recherches en archéologie, en numismatique et en histoire de l'art, et des études linguistiques et littéraires orientées surtout vers la reconstruction du celtique ancien, ou l'étude des documents antiques et médiévaux. Ce numéro accorde une importance particulière à la linguistique et à l'épigraphie du celtique antique (celtibère, gaulois), comprenant en particulier des articles de scientifiques espagnols traduits en français. En épigraphie, il comprend la relecture d'une inscription gauloise d'Italie du Nord, et la découverte d'un signe passé jusqu'ici inaperçu dans les inscriptions celtibères en écriture latine. Plusieurs autres contributions s'attachent à l'étude du lexique gaulois, soit le nom de l'homme libre ((p)riyo-, cf. anglais free), soit un nom d'animal, le cerf. Concernant les langues médiévales et modernes, Jacopo Bisagni produit l'étude exhaustive du thème du " roi taureau ", dans une traduction irlandaise du poème de Stace ; Hervé Le Bihan donne des notes de moyen-breton (notamment sur l'expression de la négation) et Erwan Le Pipec livre des observations sur la phonétique et l'origine dialectale de quelques phrases bretonnes citées par un érudit du XVIIIe siècle. L'archéologie comprend un essai de localisation d'un oppidum gaulois cité par César, Gorgobina, et l'interprétation de fouilles archéologiques sur un promontoire armoricain.
Résumé : Les contes médiévaux gallois (parfois appelés Mabinogion) sont pour l'essentiel conservés dans deux manuscrits du XIVe siècle. Les Quatre Branches du Mabinogi sont des récits associés à la fondation de deux dynasties royales (provinces de Dyfed et de Gwynedd). Ces quatre histoires expriment les idéaux d'une société archaïque de type indo-européen. On y apprend, par exemple, comment un roi (Pwyll) fait prospérer son pays en contractant une alliance personnelle avec le dieu de l'Au-delà ; comment un druide (Gwydion) va élever son neveu de façon à le rendre digne de la fonction royale. D'autres contes sont des "légendes royales". Le roi le plus important, dans l'histoire légendaire du Pays de Galles, c'est Arthur : il apparaît déjà dans le conte archaïque de Kulhwch et Olwen, un conte de type traditionnel, mêlant des thèmes internationaux (les Six à la conquête du monde) et les traditions locales. Kulhwch pourra-t-il trouver les quarante objets merveilleux demandés par le père de celle qu'il aime, l'horrible géant Yspaddaden ? Heureusement il reçoit l'aide du roi Arthur, son cousin, et de tous les hommes de sa cour. D'autres récits traduisent une forme tardive de la légende arthurienne. On a inclus aussi L'histoire de Taliesin, car il met en scène un poète mythique qui a été la référence constante des écrivains gallois de toute époque.
Résumé : Longtemps perçu comme une langue mystérieuse, le gaulois enfin fait entendre sa voix et l'on doit tenir compte de son existence dans l'histoire des langues celtiques. Les découvertes et l'étude de nombreuses inscriptions permettent de déchiffrer une grande partie de ces messages que nous ont laissés les Gaulois. Ce livre présente un état de nos connaissances les plus sûres. Il montre quelles en sont les sources et comment elles ont pu être contrôlées par l'examen des inscriptions, et la reconstitution étymologique, qui s'appuie sur la comparaison avec les autres dialectes indo-européens, ou avec les autres langues celtiques. Plusieurs chapitres linguistiques font le point sur la phonologie, la morphologie et la syntaxe gauloise, ainsi que sur l'élément lexical celtique conservé en français moderne. Une partie importante de l'ouvrage est consacrée aux commentaires d'inscriptions : qu'elles soient en alphabet étrusque, grec ou latin, qu'elles soient sur pierre, sur poterie, ou sur du métal. L'épigraphie gallo-latine est présentée dans toute sa variété : offrandes officielles sur pierre, calendrier, estampilles de potiers, comptes de potiers, inscriptions familières sur bagues, inscriptions bachiques ou érotiques sur des coupes, et textes magiques plus ou moins tardifs sur des lamelles de plomb. Pour tous ces documents, accompagnés le plus souvent d'une illustration, l'auteur présente l'état d'avancement de l'interprétation avec parfois les différentes hypothèses possibles. L'ouvrage se termine par la présentation d'une sélection de 140 mots français d'origine gauloise.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.