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L'identité républicaine de la France. Une expression, une mémoire, des principes
Lalouette Jacqueline
FAYARD
24,10 €
Épuisé
EAN :9782213705583
Pendant longtemps, pour parler de la France, on invoquait son âme, son génie ou son esprit. Puis, à partir des années 1980, ces beaux mots ont été supplantés par l'identité : " identité de la France " , " identité nationale " , mais aussi " identité républicaine de la France " selon Jean Pierre Chevènement, qui voyait dans la République une étape obligée vers le socialisme. Après avoir retracé l'histoire de cette expression, Jacqueline Lalouette analyse la teneur de l'identité républicaine, fondée sur la mémoire des Lumières et de la Révolution française, régulièrement réactivée. Or, dans le contexte actuel de "démocratie représentative fatiguée" , deux des grands principes républicains, l'indivisibilité et la laïcité, en théorie garants de l'unité de la nation, font naître des tentations séparatistes, que la loi du 24 août 2021 a entendu combattre. L'historienne invite dès lors à prendre du recul, à méditer sur le rapport, parfois méfiant, des Français à leur République et sur la nécessité de revenir à l'intérêt général. Jacqueline Lalouette est professeur émérite (Université de Lille) et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France. Spécialiste de la Libre Pensée, de l'anticléricalisme et de la séparation des Eglises et de l'Etat, elle s'est également intéressée à l'histoire de la Belle Epoque, aux fêtes légales, à la biographie de quelques hommes politiques (Jaurès notamment) et se consacre aussi désormais à la statuaire publique en France.
Si, dans notre esprit, 14 Juillet rime avec défilé militaire et bals des pompiers, et 1e Mai avec manifestations et brin de muguet, que savons-nous véritablement des onze jours fériés qui rythment l'année? Plus précisément, dans quel but ont-ils été institués et de quel sens sont-ils porteurs, y compris de nos jours? Loin d'être anodine, la question des jours fériés a toujours fait naître de nombreux débats, en témoigne la récente polémique sur le lundi de Pentecôte, de même que les vives réactions que suscite régulièrement toute remise en question d'une de ces fêtes. Alors que certains s'interrogent sur la légitimité de maintenir ces journées chômées en temps de crise, d'autres sont favorables à la suppression des fêtes religieuses dans une société largement laïcisée. Et tandis que le nombre des anciens combattants des deux guerres mondiales ne cesse de diminuer, nous sommes invités à repenser notre rapport à la mémoire et à l'histoire, notamment à propos des commémorations du 8 mai et du 11 novembre. Jours fériés, mais fêtes également, ils ont été conçus pour ménager un temps de répit dans la vie quotidienne et sont souvent l'occasion de jeux et de divertissements. Plus encore, c'est la notion de vivre ensemble et d'adhésion à la République qui est chaque fois mobilisée. De leur lente élaboration aux pratiques festives actuelles, en passant par des fêtes aujourd'hui révolues, telle la Saint-Napoléon, Jacqueline Lalouette relate deux siècles d'histoire de jours de fêtes, nous donnant à voir la société française sous un autre jour.
Caricaturée, la libre pensée pouvait-elle devenir un objet historique? Était-il possible de dégager les réels enjeux politiques de son histoire, longue d'un siècle?Jacqueline Lalouette, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Paris XIII, a comblé un vide historiographique en étudiant l'une des composantes, et non la moins active, de cet esprit républicain qui est aujourd'hui un objet d'histoire reconnu. Apparues en 1848, les sociétés de libre pensée trouveront leur âge d'or sous la IIIe République et exerceront une grande influence politique. Les libres penseurs, liés à la franc-maçonnerie et aux courants de gauche et d'extrême gauche, partisans du progrès, ont combattu les religions révélées, milité pour la laïcisation de (espace public, de la conscience et de la vie privée de leurs concitoyens, au point d'inventer de nouveaux rituels et une nouvelle sacralité.Les libres penseurs n'ont pas été ces "bouffeurs de curé" souvent stigmatisés. La laïcité fut pour eux la condition requise pour une véritable "révolution culturelle", voire sociale. Leur désir utopique de bâtir une nouvelle "cité terrestre" mérite d'être examiné au-delà des outrances et des écarts de langage qui ont parfois accompagné leur discours.
Différents sondages montrent que les Français tiennent majoritairement à leurs symboles, et qu'ils les aiment, peut-être tout simplement parce qu'ils sont massivement attachés à la France. Le drapeau et la devise sont vus quotidiennement grâce à leur présence dans l'espace public ; de même que la Marseillaise, ils donnent du sens aux cérémonies de la citoyenneté française. Nées dans les temps troublés de la Révolution, les "trois fleurs de la nation" , ne coexistèrent alors que de manière limitée. Jamais officialisée, la triade ne vécut que quelques années ; la Fraternité en fut toujours la parente pauvre. "Air chéri des Français" , sans avoir jamais été considérée officiellement comme l'hymne national, la Marseillaise trouva rapidement face à elle des hymnes concurrents. De la chute de l'Empire à la victoire de la République, les XIXe et XXe siècles ont ainsi vu les trois symboles apparaître et disparaître au gré des révolutions, des coups d'Etat, des insurrections. C'est cette histoire fascinante que raconte avec brio Jacqueline Lalouette.
Les statues des " grands hommes " sont aujourd'hui au coeur de l'actualité, tant en France qu'aux Etats-Unis ou en Angleterre, par le débat qu'elles soulèvent. La vandalisation de plusieurs dizaines d'entre elles interroge, parfois électrise, nombre de Français. C'est bien la mémoire des peuples qui est en cause, et la perception qu'ils se font de leur pays. Pour mieux comprendre la réalité française, où la question de l'esclavage n'est pas celle de la colonisation, Jacqueline Lalouette, qui travaille depuis 20 ans sur le peuple de statues en France, fait le tour de la question dans cette essai court mais incisif. L'objet n'est pas de polémiquer sur des concepts creux, mais bien de donner une réponse historique. Sans juger des motivations et intérêts des différents acteurs, l'auteure donne les clés de compréhension de ce débat passionnant, et passionné, en lui-même révélateur des oppositions mémorielles qui traversent la France. En trois parties, où les hommes et les statues qui les incarnent sont au coeur de la narration, Jacqueline Lalouette s'intéresse ainsi à la question de la mémoire de l'esclavage, puis de la colonisation, en l'inscrivant dans une histoire plus longue que les 5 dernières années.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.