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La libre pensée en France 1848-1940
Lalouette Jacqueline
ALBIN MICHEL
17,04 €
Épuisé
EAN :9782226130129
Caricaturée, la libre pensée pouvait-elle devenir un objet historique? Était-il possible de dégager les réels enjeux politiques de son histoire, longue d'un siècle?Jacqueline Lalouette, professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Paris XIII, a comblé un vide historiographique en étudiant l'une des composantes, et non la moins active, de cet esprit républicain qui est aujourd'hui un objet d'histoire reconnu. Apparues en 1848, les sociétés de libre pensée trouveront leur âge d'or sous la IIIe République et exerceront une grande influence politique. Les libres penseurs, liés à la franc-maçonnerie et aux courants de gauche et d'extrême gauche, partisans du progrès, ont combattu les religions révélées, milité pour la laïcisation de (espace public, de la conscience et de la vie privée de leurs concitoyens, au point d'inventer de nouveaux rituels et une nouvelle sacralité.Les libres penseurs n'ont pas été ces "bouffeurs de curé" souvent stigmatisés. La laïcité fut pour eux la condition requise pour une véritable "révolution culturelle", voire sociale. Leur désir utopique de bâtir une nouvelle "cité terrestre" mérite d'être examiné au-delà des outrances et des écarts de langage qui ont parfois accompagné leur discours.
La Belle Epoque : cette expression qui désigne les décennies précédant la Grande Guerre fait miroiter un temps caractérisé par la joie et la douceur de vivre. La Belle Epoque fut une période de profondes transformations dans la vie politique et sociale, la médecine, la science et les techniques ; diverses activités enrichirent la palette des loisirs et des sports ; la littérature et les arts furent bouleversés par de nouvelles sensibilités et les débuts du septième art. Mais la Belle Epoque fut aussi un temps d'âpres combats sociaux et de grandes inégalités ; douce aux nantis, la vie restait difficile pour les classes populaires, surtout pour les plus faibles et les plus démunis. Quant à la vie internationale, marquée par la montée des nationalismes, des militarismes et des rivalités coloniales, elle ne laissait rien augurer de bon. Apaches et héroïques pionniers de la radiographie, Sacre du printemps et facéties du pétomane, ménagères en lutte contre la vie chère et sommes colossales englouties dans des bals somptueux, lait frelaté et champagne oxygéné : les quatre-vingt-sept notices de ce dictionnaire révèlent au lecteur un monde rendu fascinant par ses évolutions, ses excès et ses contrastes.
Résumé : Pendant longtemps, pour parler de la France, on invoquait son âme, son génie ou son esprit. Puis, à partir des années 1980, ces beaux mots ont été supplantés par l'identité : " identité de la France " , " identité nationale " , mais aussi " identité républicaine de la France " selon Jean Pierre Chevènement, qui voyait dans la République une étape obligée vers le socialisme. Après avoir retracé l'histoire de cette expression, Jacqueline Lalouette analyse la teneur de l'identité républicaine, fondée sur la mémoire des Lumières et de la Révolution française, régulièrement réactivée. Or, dans le contexte actuel de "démocratie représentative fatiguée" , deux des grands principes républicains, l'indivisibilité et la laïcité, en théorie garants de l'unité de la nation, font naître des tentations séparatistes, que la loi du 24 août 2021 a entendu combattre. L'historienne invite dès lors à prendre du recul, à méditer sur le rapport, parfois méfiant, des Français à leur République et sur la nécessité de revenir à l'intérêt général. Jacqueline Lalouette est professeur émérite (Université de Lille) et membre senior honoraire de l'Institut universitaire de France. Spécialiste de la Libre Pensée, de l'anticléricalisme et de la séparation des Eglises et de l'Etat, elle s'est également intéressée à l'histoire de la Belle Epoque, aux fêtes légales, à la biographie de quelques hommes politiques (Jaurès notamment) et se consacre aussi désormais à la statuaire publique en France.
Dans un style très vif, le récit le plus précis jamais reconstitué d'un événement qui accéléra prodigieusement le cours de l'histoire et plaça sa victime au Panthéon des grands hommes, où il se trouve toujours. A l'appui d'un centenaire qui sera copieusement commémoré. Le 31 juillet 1914, le député socialiste du Tarn Jean Jaurès, 55 ans, directeur de L'Humanité, tombait assassiné par Raoul Villain, au Café du Croissant. Trois jours plus tard commençait la Grande Guerre. Le 29 mars 1919, après une incarcération de près de cinq ans, déclaré non coupable par le jury de la cour d'assises de la Seine, Villain fut acquitté, ce qui fit naître à Paris et en province une émotion presque aussi énorme que celle provoquée par son crime. Qui était au juste Villain, lui-même assassiné à Ibiza en septembre 1936 ? Et comment la légende jaurésienne se construisitelle, dès les lendemains de la disparition du leader socialiste ? Sur la mort, le procès, l'apothéose d'un des plus illustres de nos grands hommes, dont la mémoire est désormais glorifiée par l'ensemble de la nation, et aussi à l'étranger, Jacqueline Lalouette, au prix d'immenses lectures et suivant des pistes parfois inattendues, apporte des informations et des éclairages décisifs et surprenants.
Résumé : Gambetta ayant lancé sa célèbre formule - " Le cléricalisme ? Voilà l'ennemi ! " -, la Troisième République prend un ensemble de mesures législatives et réglementaires qui touchent de nombreux domaines de la vie publique et confèrent à l'Etat, à ses administrations et à ses services une orientation durable. A cet anticléricalisme institutionnel s'ajoutent deux autres formes d'anticléricalisme, dont des journaux comme L'Anti-Clérical, La République anti-cléricale, Les Corbeaux ou La Calotte se font une spécialité ; l'une est dirigée contre les membres du clergé, l'autre - qui confine parfois à l'irréligion - contre la Bible, les dogmes, les croyances et les pratiques de piété. Cet ouvrage aborde ces différents points. On y trouvera successivement des études consacrées à des parcours individuels, à divers thèmes de prédilection de l'anticléricalisme, à la science et à quelques " sciences de combat ", qui apparaissent ou se développent durant le XIXe siècle. Une dernière partie propose un lexique anticlérical et libre penseur, jusque-là inédit, et deux études consacrées à des armes particulièrement efficaces, la chanson et la caricature.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.