Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Dialogues curieux entre l'auteur et un sauvage de bon sens qui a voyagé
Lahontan Louis-Armand de ; Galibert Thierry
SULLIVER
12,00 €
Épuisé
EAN :9782911199950
Oh, quel genre d'hommes sont les Européens ! [...] J'appelle un homme celui qui a penchant naturel à faire le bien et qui ne songe jamais à faire du mal. Tu vois bien que nous n'avons point des juges : pourquoi ? parce que nous n'avons point de querelles ni de procès. Mais pourquoi n'avons nous pas de procès ? C'est parce que nous ne voulons point recevoir ni connaître l'argent. Pourquoi est-ce que nous ne voulons pas admettre cet argent ? C'est parce que nous ne voulons pas de lois et que depuis que le monde est monde nos pères ont vécu sans cela. Au reste, il est faux, comme je l'ai déjà dit, que le mot de lois signifie parmi vous les choses justes et raisonnables, puisque les riches s'en moquent et qu'il n'y a que les malheureux qui les suivent. " Ce livre, mi romanesque mi philosophique, est tout à la fois le précurseur de l'anthropologie moderne et le premier exemple d'ouvrage de fiction où le "sauvage" sert à critiquer les m?urs occidentales. Il est d'autant plus étonnant qu'il est l'?uvre d'un noble, Louis-Armand de Lom d'Arce, baron de Lahontan, gentilhomme campagnard désargenté, parti tenter sa chance en Amérique, à l'âge de 17 ans. La Hontan, qui deviendra lieutenant du roi au Canada et à Terre-Neuve de 1683 à 1693, partagera la vie des Indiens et des Hurons et erra ensuite pendant dix ans en Europe pour tenter vainement de devenir espion au service de la France puis de vendre ses connaissances sur l'Amérique à l'Espagne et à l'Angleterre.
Faire d'une soupe un repas ! Le retour aux bons produits, sains, et aux légumes oubliés, alliés à de bonnes qualités nutritionnelles et gustatives, font de la soupe un mets à consommer en tous lieux et toutes occasions... De la soupe " qui fait grandir ", en passant par la soupe de sa grand-mère, diverses soupes régionales ou au goût venu d'ailleurs, voici un itinéraire gourmand en 90 recettes de ce mets universel, pour régaler petits et grands.
Eric Pessan est l'auteur de nombreux romans, pièces de théâtre et fictions radiophoniques. Ses textes ont déjà été illustrés, notamment par Marc Desgrandchamps, dans Un matin de grand silence (Éditions du Chemin de fer, 2010). N retrace l'errance d'un enfant élevé par son père dans la forêt, et sa progressive libération de cet univers hostile et coupé du reste du monde. Les oeuvres de Mikaël Lafontan, photographe franco-suédois, évoquent au plus près cette lente ouverture des frontières d'un monde devenu oppressant, mais que l'enfant hésite à quitter.
Satiriques et polémiques, les Dialogues de Lahontan annoncent avec vigueur les grands débats philosophiques des Lumières. Religion, politique, justice, m?urs : rien n'échappe à la critique de Lahontan. Le contraste entre le Sauvage et l'Européen met en cruelle évidence les vices de la civilisation. Le " Mais comment peut-on être Huron ? " que l'explorateur français est tenté de s'écrier suscite finalement l'interrogation : " Mais comment peut-on être Européen ? " Après Lahontan, le Vieux Continent ne cessera plus de se poser la question.
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.