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Monde pluriel. Penser l'unité des sciences sociales
Lahire Bernard
SEUIL
26,00 €
Épuisé
EAN :9782021064599
Comment dessiner une vue d?ensemble du monde social lorsque les cloisonnements disciplinaires et l?hyperspécialisation du savoir poussent chaque chercheur à garder le nez collé sur le fonctionnement de petites parcelles de ce monde? Une question centrale donne pourtant aux sciences humaines et sociales un socle commun: pourquoi les individus font-ils ce qu?ils font? Et l?on ne peut y répondre sans prendre en compte le long processus de différenciation par lequel les sociétés se sont fragmentées en microcosmes aux frontières néanmoins incertaines. Pour comprendre les actions humaines, il est dès lors indispensable de les inscrire dans des contextes chaque fois spécifiques. Si la plupart des spécialistes en conviennent, peu s?accordent toutefois sur les cadres pertinents dans lesquels les acteurs doivent être situés pour analyser tel ou tel compartiment, telle ou telle dimension de leurs pratiques. Des catégories aussi fondamentales que les notions de "champ" ou de "monde" appellent en particulier un examen critique. Bernard Lahire ne propose pas ici une théorie générale de la société, mais s?efforce de marquer une distance par rapport à l?état actuel des sciences humaines et sociales et aux lignes de clivage qui les traversent en nous donnant la possibilité d?entrevoir l?unité cachée d?un espace en apparence très morcelé.
L'homme des sciences humaines et sociales est le plus souvent étudié dans un seul contexte ou à partir d'une seule dimension. Or, dans des sociétés où les hommes vivent souvent des expériences socialisatrices hétérogènes, chacun est porteur d'une pluralité de dispositions. Les réflexions de l'auteur débouchent sur le programme d'une sociologie psychologique.
Penser l'école à la croisée d'une sociologie de l'éducation, d'une sociologie de la connaissance et d'une sociologie des formes d'exercices du pouvoir: voilà l'horizon de pensée dans lequel s'inscrivent tes textes composant ce recueil. Faisant retour sur l'histoire des différents états de la forme scolaire de socialisation en éclairant les liens entre raison graphique, rapport au langage et rapport au pouvoir, Bernard Lahire souligne le fait que l'école ne s'est jamais contentée de veiller à l'utilisation correcte du langage par les élèves ou de vérifier leur compréhension en acte (et en contexte), mais qu'elle a eu pour ambition d'inculquer un rapport réflexif et raisonné au langage. L'institution scolaire, qui enseigne une langue autonomisée, décontextualisée et dé-fonctionnalisée, se révèle ainsi, en pratique, très "saussurienne" et la linguistique saussurienne apparaît clairement comme une théorie scolaire des faits langagiers. La meilleure façon de dénaturaliser ta raison scolaire et d'en saisir les spécificités est d'étudier de près les modalités de la socialisation scolaire ainsi que les résistances que lui opposent les élèves en difficultés scolaires, majoritairement issus des classes populaires. Privilégiant un rapport pratique au langage, ces derniers ne parviennent pas systématiquement à le mettre à distance et à le prendre comme un objet étudiable en lui-même et pour lui-même. Par ailleurs, l'étude de l'inégale transmission intergénérationnelle de l'écrit au sein des familles (selon le milieu social d'appartenance ou le sexe de l'enfant) permet de compléter la compréhension de ce qui se trame sur la scène scolaire pour des enfants plus ou moins culturellement disposés à jouer le genre de jeux de langage que l'institution leur impose. Biographie: Bernard Lahire est professeur de sociologie à l'Université de Lyon/École Normale Supérieure Lettres et Sciences humaines et directeur du Groupe de Recherche sur la Socialisation (CNRS/Université Lyon 2/ENS-LSH). Il a notamment publié La Condition littéraire aux éditions La Découverte en 2006.
De quoi nous parlent nos rêves et pourquoi leur contenu nous déroute-t-il ? Dans L'Interprétation sociologique des rêves, Bernard Lahire élaborait un cadre général d'analyse de l'expression onirique nourri des apports de l'ensemble des disciplines qui ont abordé cette énigme. L'espace du rêve y apparaissait comme le lieu d'une communication de soi à soi, implicite et très peu censurée, mettant en jeu sous une forme transfigurée des problématiques existentielles profondément structurées par les expériences sociales des rêveurs. Ce second volume déploie le modèle et la méthode mis au point sur des corpus inédits de rêves. En reliant les fils de l'imaginaire nocturne de quatre femmes et de quatre hommes à des expériences récentes ou lointaines de leur vie, Bernard Lahire déchiffre les préoccupations que leurs rêves mettent en scène. Par-delà l'étrangeté ou l'incohérence apparente des pièces de ces puzzles oniriques construits nuit après nuit, il fait apparaître avec netteté l'image qui s'en dégage : l'épreuve de la domination masculine, les séquelles des abus sexuels, les affres de la condition de transfuge de classe, les heurts de la compétition scolaire, les rapports difficiles à l'héritage familial, les conséquences de la violence parentale physique ou symbolique, les effets d'une morale religieuse enveloppante ou les répercussions de l'abandon du père. En s'emparant, avec virtuosité, d'un objet traditionnellement considéré comme hors du champ de la sociologie, Bernard Lahire ne se contente pas de défaire un peu plus le mythe d'une intériorité préservée de toute influence sociale ; il nous donne les moyens d'accéder avec une plus grande lucidité à la part rêvée de nos existences.
Résumé : L'?uvre de Pierre Bourdieu propose l'une des orientations théoriques contemporaines les plus stimulantes et les plus complexes en sciences sociales. Pourtant, de procès en polémiques sur l'engagement intellectuel et politique de Pierre Bourdieu, on a fini par oublier de prendre en considération le travail sociologique du professeur au Collège de France. Celui-ci fait l'objet de réfutations " radicales " qui sont malheureusement souvent l'expression d'une triste mauvaise foi, ou suscite, à l'inverse, des manifestations naïves d'adhésion, de soutien ou d'éloge manquant pour le moins de recul critique. Prenant acte de la situation, une dizaine de chercheurs ont décidé, sous la direction de Bernard Lahire, de redonner toute sa place au débat scientifique et d'entreprendre un dialogue critique avec l'?uvre de Pierre Bourdieu. Tous ces auteurs - issus de la sociologie, de l'histoire, de l'économie, de la philosophie et de la psychologie - n'ont ni la même sensibilité théorique, ni le même rapport à l'?uvre ou à l'auteur. Mais tous ont le désir de discuter rationnellement des concepts d'habitus, de champ, de marché, de capital, de pouvoir symbolique, de légitimité culturelle. L'ambition de ce livre est - entre dettes et critiques de contribuer à un véritable débat autour du travail sociologique de Pierre Bourdieu. Cette nouvelle édition est augmentée d'un texte d'Olivier Favereau, " L'économie du sociologue ".
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.
Chacun de nous, dit un proverbe chinois, va se coucher chaque nuit auprès d'un tigre. On ne peut savoir si, au réveil, il voudra nous lécher ou nous dévorer. C'est une belle image de la relation que nous avons avec nos propres limites. Mais ce tigre peut-il devenir un sage? Il faudrait qu'il cultive son adresse et approfondisse ses connaissances. À cet égard, on pourrait lui conseiller de lire ce livre. Il y prendra connaissance des trois principales traditions qui nous proposent des stratagèmes pour atteindre nos objectifs: la tradition grecque de l'intelligence rusée (celle d'Ulysse), l'art chinois de la guerre, et la rhétorique de la persuasion, des Sophistes à Pascal. De ces stratagèmes, Giorgio Nardone s'est efforcé de saisir la structure, car ce ne sont pas de simples recettes à copier, mais des principes à partir desquels on peut construire des interventions particulières. Ils nous aideront à surmonter les obstacles et à dénouer les inextricables enchevêtrements de la vie avec une élégance. toute orientale et, pourquoi pas? un brin de légèreté Biographie: Giorgio Nardone, psychothérapeute, psychologue, dirige le Centre de thérapie stratégique d'Arezzo (Italie) et enseigne la psychologie clinique à l'université de Florence. Il est l'un des principaux représentants de la thérapie brève stratégique, dans la lignée de l'école de Palo Alto. Auteur notamment de L'Art du changement (L'Esprit du temps, 1993) et de Stratégie de la thérapie brève (Seuil, 2000), écrits en collaboration avec Paul Watzlawick
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?