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L'Art du don. Eléments d'esthétique économico-politique
Lageira Jacinto
MIMESIS
32,00 €
Épuisé
EAN :9788869763151
On a peu écrit sur les liens entre esthétique et économie politique, en raison de la revendication d'autonomie de l'esthétique et de la prétendue déconnexion entre éthique et économie. Pourtant, il nous semble que parler de plaisir, de goût, d'intérêt personnel et de valeur lorsqu'il s'agit d'économie, résonne en accord avec les termes de l'esthétique moderne. Comment prétendre que, de la modernité à nos jours, l'esthétique constitue une sphère pure et n'a pas eu de lien avec les enjeux économiques et sociopolitiques ?? Accaparés de plus en plus par de nouvelles formes d'économisme, allant jusqu'au fétichisme de l'immatériel, l'art et l'esthétique contemporains doivent être repensés dans une tout autre perspective historique et proposer de nouvelles formes de nos relations aux oeuvres, notamment à travers l'obligation maussienne du donner-recevoir-rendre et de bien d'autres pratiques et expériences esthétiques du don en devenir.
Si les écrans sont multiples, les images sont toujours à construire dans une expérience perceptive qui participe aux cheminements du sens et des imaginaires. En virtualisant ses émotions esthétiques par le recours permanent à Internet et aux réseaux sociaux, le spectateur s'engage dans des approches complexes, à la fois conceptuelles et émotionnelles. Une coexistence qui lui permet de vivre des expériences esthétiques au fort potentiel critique. Face à la présence de plus en plus grande du virtuel dans les vies quotidiennes, et aux débordements de l'image hors de la surface écran à travers les technologies de réalité augmentée, l'enjeu est aujourd'hui de repenser la place du corps.
Depuis bien longtemps philosophes et historiens de l'art, essentiellement en Occident, ont réfléchi sur une même problématique : la fin de l'histoire, et la fin de l'art. Ces deux moments ne sont pas toujours traités ensemble, mais ils ne peuvent être pensés séparément, même s'il faut les distinguer. De nombreux auteurs ont d'ailleurs souvent compris et interprété l'un par l'autre. Le présent volume propose un parcours de ces "fins" de l'histoire et de l'art, dans leur interrelation, de la Préhistoire à nos jours, en s'intéressant aux principaux auteurs que sont Pline l'Ancien, Johann Winckelmann, Hegel, Alexandre Kojève, Lévi-Strauss, Danto, Baudrillard, Francis Fukuyama, Vilém Flusser, parmi bien d'autres qui, pour des raisons différentes, ont décrété la fin de l'histoire et/ou la fin de l'art. Jacinto Lageira est professeur en philosophie de l'art et en esthétique à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est également critique d'art.
Nouée dès 1906, la relation de Matisse et Picasso s'inscrit sous le signe de la " modernité ". Par l'entremise de collectionneurs, Matisse rend visite à Picasso, son cadet de douze ans. Le premier a été nouvellement consacré " fauve " de l'avant-garde, le second s'apprête à initier la révolution cubiste. De cette première rencontre naît une relation complexe, nourrie d'admiration et de rivalité, où les deux artistes dialoguent, se disputent et finalement se réconcilient par œuvres interposées. Mais leur échange est plus qu'une conversation privée. Thèmes, styles, techniques : toutes les questions relatives à la création artistique sont soulevées. À partir des années 1940 et jusqu'à la mort de Matisse en 1954, leurs liens s'intensifient pour devenir une véritable " fraternité artistique ", selon les mots de Matisse. Picasso ne dit pas autre chose : " Matisse sait bien que je ne peux pas ne pas penser à lui. Entre lui et moi il y a notre œuvre commune pour la peinture : quoi qu'on veuille, ça nous lie. "
Regard oblique Les essais réunis dans ce volume ambitionnent de rapporter aux théories philosophiques (principalement la phénoménologie) et aux avancées des sciences cognitives des oeuvres d'artistes tels que Marcel Duchamp, Giulio Paolini, Pep Agut, Thierry Kuntzel, Michael Snow, Peter Campus, Claire Savoie, James Coleman, Angela Detanico et Rafael Lain, James Turrell, Antony McCall, Joâo Fiadeiro et Juliao Sarmento, dont le principal projet aura été d'explorer les problématiques de la perception qui n'est pas seulement une relation sensorielle ou sensitive à ce qui nous entoure, mais avant tout une forme et une manière d'être au monde, une manière d'être pour autrui et avec autrui. L'analyse de ces oeuvres indique bien que le dualisme n'est pas viable le sensible et l'intelligible ne peuvent ici être scindés et que les formes très singulières des oeuvres d'art ont pour propriété de présenter la perception en tant que telle, avec pour visée de nous reconduire continuellement au monde et, partant, à des questions pratico-morales et socio-politiques.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Cet ouvrage développe l'idée que la perception a une histoire et que notre manière de voir ne fut pas toujours la même selon les époques. De plus, la vision n'est pas une donnée invariable et elle est constamment réinventée par le contact avec l'environnement. Ce propos théorique - l'un des défis conceptuels majeurs en esthétique au XXe siècle - a engendré un vaste débat qui se trouve aujourd'hui au centre de l'actualité scientifique, du fait des recherches récentes en épigénétique, plasticité neuronale, anthropologie, et en relation avec la prolifération des dispositifs et des médias techniques contemporains. La philosophie de Merleau-Ponty a développé cette conception de la perception en tant que phénomène qui se métamorphose au sein de l'histoire et dont les changements se laisseraient entrevoir dans les formes d'expression humaines.
Les relations entre les deux arts du temps et du mouvement, danse et cinéma, ont déjà fait l'objet de divers travaux, mais les problématiques restaient générales : comment le cinéma montre-t-il la danse ? Comment le cinéma fictionne-t-il le monde de la danse ? Quelles sont les gains et les pertes de la rencontre entre ces deux arts (ce que le cinéma y gagnerait, ce que la danse y perdrait) ? L'hypothèse sera donc : comment parler de danse au cinéma au delà de l'évidence des performances ? Qu'entendre par les " danses idéales " créées par le cinéma selon le critique Ricciotto Canudo ?
Pourquoi, partout et de tout temps, les hommes ont-ils voulu offrir des sacrifices à leurs dieux ? Pour leur plaire et s´attirer leurs faveurs ? Pour les remercier sans rien demander en échange ? Qu´est-ce qui se cache derrière ce rite ? Hubert et Mauss, éminents spécialistes des religions, pensent que si le sacrifice est "l´instrument privilégié de communication entre l´homme et les forces supérieures" , comprendre son langage signifie cueillir l´essence de la religiosité primitive.